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ABIGAIL WILLIAMS - In The Absence Of Light (2010)
Par MEFISTO le 18 Octobre 2010          Consultée 2699 fois

En seulement deux albums, ABIGAIL WILLIAMS aura réussi de bien drôles de choses. Du très bon "In The Shadow Of A Thousand Suns", à la moelle Black Sympho, il ne reste que quelques claviers atmosphériques sur "In The Absence Of Light". Une guitare s'est ajoutée et le fondateur Ken Sorceron est le seul saligaud de retour pour témoigner de la paternité du combo américain. Tout un changement de cap ! Du Sud, on voyage vers le Nord.

De Black Sympho, on passe de Black Mélo. Or, cela n'est pas le revirement majeur, car la production, étincelante sur "In The Shadow Of A Thousand Suns", se ternit un peu ici. Malgré le mix de Peter Tägtgren, l'enrobage concocté par Sorceron nous fait reculer d'au moins une quinzaine d'années. "In The Absence Of Light" est orienté à 75% sur les guitares, même la batterie est salement moins présente, bien que la double serve encore la destinée d'ABIGAIL. On se croirait revenu aux premières armes sérieuses du Black mélodique satanique, autour des années 1994-1996. Remarquez que les nostalgiques adoreront, mais on est à des lunes de ce que peut sortir un groupe de Black couillu de nos jours.

La claque est d'autant plus difficile à accepter que Sorceron nous avait vachement divertis il y a deux ans. Mais bon, question de perception, Sorceron avait envie d'explorer de nouvelles terres. Même son chant a baissé d'envergure, étant maintenant à 100% criard ; exit la voix claire ou la mélasse orchestrale, ABIGAIL WILLIAMS joue du Black mélo traditionnel. Espérons que les Américains ne perdront pas trop de fans, car le résultat de cette soustraction (ou est-ce une division ?) n'est pas nécessairement expliqué dans le manuel. Et disons que la réponse jusqu'à maintenant est plutôt moyenne, alors que les hourras ! fusaient de toutes parts en 2008. Qu'à cela ne tienne, le créateur a toujours raison et lui rendre hommage est notre « karma ». Aussi devrais-je vous parler de cette minuscule, mais potable, série de mélodies imparables qu'étale "In The Absence Of Light".

À commencer par la meilleure performance guitaristique de l'opus, "The Mysteries That Bind The Flesh", violente et planante à la fois, la plus mélancolique "In Death Comes The Great Silence" (j'adore cette pièce, car je suis un grand sentimental…), l'énergique et très MARDUKienne "What Hells Await Me" et "An Echo In Our Legends", un peu molle dans la partie rythmique mais vibrante en ambiances. Ajoutons à cela le refrain et les samples bizarres de "Infernal Divide" (qui ne peuvent pas battre le loup sur "Hope The Great Betrayal", haha), probablement la plus accessible du disque avec "What Hells Await Me".

Sorceron a toutefois perdu un peu de sa fougue derrière son instrument : ses soli ou tentatives de, sont souvent ratés, ennuyeux, presque Heavy merdique. C'est con à dire, mais un coup qu'il a gratté comme un damné et asséné de bons trémolos dans les parties véloces , il ne reste pas grand-chose. Et il faut l'avouer, les quelques nappes de claviers en background sauvent parfois la mise et nous aident à nous retrouver dans le morceau, à suivre la mélodie, car le son est si peu impressionnant et invitant qu'on se décourage vite, notre attention dévie. Mon premier réflexe de comparaison a été de songer aux premiers albums de NAGLFAR ou à une tuerie sans génie de DARK FUNERAL… une coche en-dessous, évidemment.

ABIGAIL WILLIAMS n'aura pas pondu une suite idéale à sa très bonne sortie de 2008, mais avec un tel décalage de style, ce n'est pas surprenant. Malgré plusieurs atmosphères qui donneront envie de réécouter l'album sans peine, "In The Absence Of Light" ne manque pas juste de lumière, justement, mais d'hameçons pour passer à l'histoire. Allez, Sorceron saura rebondir… s'il ne décide pas de se réorienter en Black atmo ou en Death mélo, qui sait !

En tout cas, le premier investissement qu'il devrait effectuer serait de se trouver un meilleur artiste pour les pochettes ! Deux albums, deux pochettes hideuses ! Celle-ci colle davantage au contenu toutefois.

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- Ken Sorceron (chant, guitare)
- Ian Jekelis (guitare)
- Ken Bedene (batterie)


1. Hope The Great Betrayal
2. Final Destiny Of The Gods
3. The Mysteries That Bind The Flesh
4. Infernal Divide
5. In Death Comes The Great Silence
6. What Hells Await Me
7. An Echo In Our Legends
8. Malediction



             



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