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The GATHERING - Afterwords (2013)
Par WËN le 7 Février 2014          Consultée 3285 fois

Ils nous l’avaient promis. Forts d’un retour concluant avec le vaporeux mais touchant "Disclosure" faisant suite à deux albums plus mitigés, The GATHERING nous avaient en effet promis de rendre disponible au chaland moyen l’EP "Afterlights" qui accompagnait l’édition limitée. Le principal leitmotiv du groupe, via ce pressage vinyle initial, était de proposer à ses fans boulimiques (nous ?!) des réarrangements différents de deux compos de son dernier opus ainsi que, parce que ces types sont définitivement sympas, un court instrumental et une version 'edit' de "Meltdown" (d'un intérêt douteux). Bonne nouvelle donc, les Bataves ont tenu parole, mais cerise sur le stroopwafel, ceux-ci ne se sont pas contentés de juste le rééditer.
Ainsi, "Afterlights" devint "Afterwords".

En effet, THE GATHERING, toujours consciencieux de ne pas se foutre de la gueule de ses auditeurs, agrémente donc cette réédition de deux autres 'remakes' et, surtout, de quatre nouvelles compositions originales. À ce stade-là, je dois vous avouer, que j'hésitais encore quant au statut à donner à cette compilation. EP ? Véritable album ? Bien que je tentais à pencher sur le premier, il semble bien que la formation néerlandaise s'accorde à le considérer comme un véritable album, à part entière. Soit, procédons ainsi.

Ceci-dit, et ceux qui connaissent à minima les frères Rutten et leur clique doivent s'en douter, en évoquant des réarrangements de chansons récentes il ne faudrait en aucun cas s'arrêter à penser que le groupe ait pu se contenter de simples réajustements et équilibrages du matériel audio de base et prendre ainsi le risque de nous proposer du remixe bas de gamme (dont personnellement, je ne suis absolument pas friand). Non, la formation insiste bien sur le fait que c'est en profondeur qu'elle a souhaité remanier et revisiter ses récentes compositions, faisant abstraction des structures initiales pour mieux reconstruire à partir de ces briques nouvellement libérées. Et à l'écoute du résultat nous ne pourrons que lui donner raison sur ce point : le décalage est total. "Echoes Keep Growing", par exemple, tisse sa trame à partir de de "I Can See Four Miles", brodant essentiellement à partir du refrain de cette dernière, laissant le crescendo final de côté, tout en se drapant d'un voile vaporeux insoupçonnable dans sa version première. Idem, "Tuning In, Fading Out" laisse aux oubliettes la facette 'ballade-rock' de "Missing Seasons", pour prendre des allures tribales qui n'iront pas sans évoquer les frasques sonores d'un DEAD CAN DANCE (The GATHERING nous avait déjà prouvé son attachement au duo en reprenant "In Power We Entrust The Love Advocated" par le passé). "Sleep Paralysis" ("Paralyzed"), quant à elle, oscillant entre plans électro et nappes planants à la "Souvenirs" (2003), tirera davantage vers l'orgie expérimentale. Reste "Bärenfels" ("Heroes For Ghosts"), qui du long de ses huit minutes et remaniée de la sorte, m'évoquera immanquablement un voyage intérieur de la trempe de celui procuré par le titre éponyme de "Black Light District" (2002) en son temps. Ainsi, même si l'oreille accrochera parfois, çà et là, sur une mélodie familière ou une ligne vocale évocatrice lors des premières écoutes, nous ne pourrons que rapidement nous rendre à l'évidence que cet "Afterwords" nous confronte réellement à de nouveaux titres via ces remakes. Vraiment.

Comme nous en parlions précédemment, les Hollandais profitent également de cette réédition pour proposer leur lot de titres 100% originaux, composés pour l'occasion (mis à part l'instrumental "Afterlight" d'à peine deux minutes et repêché de l'édition précédente). D'une manière générale, la ligne directrice adoptée par le groupe ici se veut la plus douillette et cotonneuse possible. Une impression de confort se dégage indéniablement de l'œuvre et, paresseusement allongé dans le sable, nous n'aurons qu'à nous laisser bercer au gré de ces flots mélodiques cristallins ("S.I.B.A.L.D.", "Afterlight") pour apprécier le plein potentiel de ces atmosphères feutrées. Le temps des deux magnifiques "Areas" et "Afterwords", la donne évolue encore, conférant un aspect plus tribal à la musique du quintet tandis qu'une fois encore, DEAD CAN DANCE, en nous susurrant quelques doux mots à l'oreille, vient se rappeler à notre bon souvenir. Un sentiment d'ailleurs renforcé sur le second morceau via le chant suave de Bart Smits, invité pour l'occasion. Si, si, souvenez-vous, ce même Bart qui growlait-sa-mère sur "Always …" en 1992 et duquel le groupe s'est récemment rapproché à l'occasion de la tournée commémorative (avec le line-up de l'époque) montée afin de célébrer comme il se doit le vingtième anniversaire de ce premier LP. Et The GATHERING qui, en 2012, joue du Doom/Death de velu sur scène, ça rend forcément nostalgique. Bref, nous nous éloignons du sujet. Nous terminerons sur la troisième partie de "Gemini", qui reprend logiquement les thèmes de ses deux aînées, mais qui ne demeure pas pour autant un immanquable.

En somme, en nous proposant cette compilation de 'remakes' et d'inédits, THE GATHERING ré-explore son passé (période "Black Light District"/"Souvenirs" pour les ambiances) en tentant de le confronter directement à ses œuvres plus récentes ("Disclosure", pour sa fraîcheur). Le pari de la réinterprétation est réussi et nous nous laisserons facilement prendre au jeu, tant les réarrangements sont profonds. De leur côté, les nouveaux morceaux sont également convaincants et laissent curieux quant à la suite des évènements et des explorations futures. En cela ils remplissent leur rôle et le groupe demeure ainsi fidèle à sa réputation. Malheureusement, et même si le rendu est très agréable à l'écoute, il manque un peu de magie dans cette livraison. Et peut être, pour un véritable album, un peu d'homogénéité aussi.

3,5/5 car, pour ces raisons, je ne peux me résoudre à lui donner la même note que son prédécesseur.

PS : Alors que je finis d'écrire ces lignes, Marjolein Kooijman, la bassiste du groupe, vient tout juste d'annoncer qu'elle tirait sa révérence après dix années de bons et loyaux services. Malgré un petit pincement au cœur (elle venait d'être intégrée alors que je découvrais le groupe sur scène), je ne saurais que lui souhaiter une bonne continuation dans ses différents projets, actuels comme en devenir (Le DIMANCHE, The SUGARETTES).

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- Silje Wergeland (chant, piano)
- René Rutten (guitare, basse, mixage)
- Frank Boeijen (clavier, chant, mixage)
- Marjolein Kooijman (basse, guitare)
- Hans Rutten (batterie)
- Bart Smits (invité - chant)


1. S.i.b.a.l.d. (sometimes It's Better A Little Dusty
2. Echoes Keep Growing
3. Areas
4. Afterwords
5. Tuning In, Fading Out
6. Gemini Iii
7. Afterlights (instrumental)
8. Sleep Paralysis
9. Bärenfels



             



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