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ROCK / METAL ATMO  |  LIVE

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1995 Mandylion
1997 Nighttime Birds
1998 How To Measure A Plan...
2000 If-then-else
2006 Home
 

- Style : Flowing Tears, Dool, Autumn, Beyon-d-lusion, Lands Of Past, Evanescence, Lacuna Coil
- Membre : The Gentle Storm , Devin Townsend Project
- Style + Membre : Orphanage, Octavia Sperati, Anneke Van Giersbergen
 

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The GATHERING - Tg25: Live At Doornroosje (2016)
Par WËN le 28 Janvier 2017          Consultée 1369 fois

THE GATHERING aime les célébrations, c'est un fait. Une propension plutôt ironique pour un groupe qui depuis ses débuts Doom-death jusqu'aux sonorités Rock que nous lui connaissons actuellement, a toujours refusé la stagnation, chacun de ses 10 albums studios (11, si l'on y inclut le cas "Afterwords") se voulant d'ailleurs une transition vers une œuvre en devenir. Cependant, me direz-vous, où est le mal à vouloir se faire plaisir et, par la même occasion, à savoir bichonner ses fans en leur offrant quelques moments de pure magie à jamais gravés dans le temps ? Et qui apprécie le groupe s'en sera forcément déjà rendu compte : chez TG, entre tournées anniversaire/hommage, réadaptations acoustiques live ("Sleepy Buildings", 2004) et autres DVDs ("A Sound Relief", 2005 et "A Noise Severe", 2007), absolument tous les prétextes sont bons pour transformer la scène en une salle des fêtes improvisée où règne une coutumière et palpable bonne humeur. Ce concert très spécial dont il est question ici, second volet du programme "TG25" (le premier étant un best-of 3CD + livret), ne dérogera donc pas à la règle, mais ça, vous l'aviez déjà compris.

Ici, de "best-of", il est en quelque sorte toujours un peu question (comme pour tout bon live qui se respecte), cependant la formation décide de mettre les petits plats dans les grands afin de fêter dignement ses 25 années de carrière. Déjà, car en ce 9 Novembre 2014 elle se réserve le Doornroosje (1000 places) de Nijmegen (Pays-Bas) pour deux prestations dont ce double CD se veut la compilation. Mais surtout, car l'idée première ici est de réunir sur scène TOUS les musiciens ayant pris part à l'aventure, de 1992 ("Always…") à nos jours. C'est donc avec un plaisir évidement non dissimulé que nous retrouverons, aux côtés du line-up actuel mené par les Rutten bros (guitare et batterie), Frank Boeijen (claviers, chant) et Silje Wergeland (chant) : Anneke Van Giersbergen (1994-2007 - AGUA DE ANNNIQUE, THE GENTLE STORM, DEVIN TOWNSEND PROJECT), son emblématique rouquine d'ex-vocaliste, ainsi que ses deux bassistes attitrés que furent Hugo Prinsen Geerligs (1989-2004) et Marjolein Kooijman (2004-2014). Quitte à être fastidieux (mais exhaustif), n'oublions pas non plus les grands anciens que sont Jelmer Wiersma (1989-1998, second guitariste sur les 4 premiers albums) et deux vocalistes de la période "Always…" : Marike et, bien sûr, Bart Smits (qui était déjà repassé pousser la chansonnette sur "Afterword", de là à dire que l'idée est partie d'ici …). Seule ombre au tableau, l'absence du tandem infernal Martine Van Loon/Niels Duffhues qui déclinera l'invitation compte tenu, sans doute, des relations exécrables régnant au sein du groupe lors de son court passage ("Almost A Dance", 1993, le split ayant été évité de justesse selon les rescapés). Ça, c'est fait !

La seconde grande absente de ce rendu live, c'est évidemment l'image, une telle profusion de guests méritant bien un support vidéo; sans compter que Silje n'a jamais eu SON live à elle. Ceci étant, le net fourmille suffisamment de montages (de qualité honnête et d'ailleurs encouragés par le combo) pour passer outre cette mi-déception du tout-audio. Mais rassurons-nous, cela ne saurait en rien entacher la qualité des deux heures (pour 18 titres tout de même) qui se profile ici. Et les samples de "Saturnine" retentissent à peine pour que cette chafouine doléance se voit bien vite balayée. Le propos de la soirée, nous l'avons dit, étant de réunir sur scène les line-up d'époque, c'est donc assez logiquement que la setlist se voit étendue à l'entière carrière du combo (mis à part les faiblards "Almost A Dance" et "The West Pole"). Et si l'on peut dire que quelques bonnes surprises sont déterrées pour l'occasion comme l’enchaînement des jouissivement antédiluviens "The Mirror Waters"/"King For A Day" afin de justifier les grunts de Bart Smits (toujours puissants malgré le retrait du bonhomme) ou cette magnifique "Waking Hour", seule rescapée de "Home" (2006, déjà), force est de constater que les morceaux proposés évitent néanmoins toute grosse prise de risque pour qui est familier des prestations du combo (l'occasion n'était-elle pas rêvée pour dépoussiérer quelques "Sand And Mercury", "Frail", "Rescue Me", "You Learn About It" et autres "Shot To Pieces" ?). M'enfin, là n'est pas la question, étant donné ces 25 années à couvrir, des choix furent nécessaires. L'interprétation instrumentale, mais est-ce seulement une surprise, se veut sans faute et certains titres de la seconde moitié des 90 revivent carrément, la guitare de Wiersma leur procurant un salvateur second souffle. C'est flagrant pour l'intro d'un "Inuit", mais aussi fort appréciable sur "In Motion" (ici aérien et charmeur) ou l'archi classique qu'est "Strange Machines" qui, joué en seconde position, débarque sans crier gare pour coller quelques baffes. Nous pourrons également noter certaines (toutes) légères réadaptations, comme la lead de "Inuit" qui diffère de sa version studio. Les titres plus récents de "Disclosure" (2012) s'intègrent parfaitement au reste du répertoire des bataves, même si l'attention pourra se relâcher lors de leurs digressions les plus ambiantes (la seconde partie de "Meltdown" et les ponts de "Heroes For Ghosts", bien que délicieusement planants convenant peut être moins à l'exercice live). Nous émettrons quelques doutes quant au "I Can See Four Miles" de clôture là où nous aurions préféré quelque chose de plus fédérateur ou en tout cas au spleen moins prononcé. Le public, que l'on devine hétéroclite pour ce genre d'évènement, est très en voix ("Leaves", "Stranges Machines") et apparemment ravi de profiter des onze musiciens qui se partagent la scène. Onze oui, car aux dix précédemment cités s'ajoute encore Noël Hofman (trompette) qui vient interpréter ses parties sur les titres de "Disclosure".

La valse des musiciens (mais surtout des chanteurs) ne s'interrompt guère. De l'intro de "Saturnine" (ce départ !) où, à la surprise générale, c'est Smits qui vient d'emblée cueillir le public tandis que les autres vocalistes investissent les planches un à un s'appropriant chacun quelques strophes avant de se rejoindre sur un refrain tous chœurs dehors, jusqu'aux notes finales de "I Can See Four Miles" où se retrouve toute l'Assemblée pour un ultime salut. Souvent en solo selon leur époque respective, c'est réellement sur les quelques duos qui le parsèment que ce live révèle toute sa valeur. Outre l'évident Bart Smits/Marike Groot sur "King For A Day" (cette montée dans les aigus de la miss), c'est lors de partages plus impromptus que la magie et la surprise opèrent le plus, tel que sur ce "Leaves" où Anneke Van Giersbergen partage le micro avec Silje Wergeland (inattendu, ce moment où la trompette les rejoint sur le solo), mais surtout ce "Paper Waves" qui inverse les rôles et dont Anneke s'approprie les couplets avec une facilité déconcertante. A croire que, quoiqu'il advienne, celle-ci restera LA voix de THE GATHERING. Elle manque au groupe, et ce live en témoigne aisément, tant cette dernière prend vite le premier rôle, remerciant le public, introduisant les morceaux, etc. Nous sentirons cependant quelques signes de fatigue sur certains aigus issus d’un répertoire qu'elle n'est plus habituée à chanter. Une poignée de quatuors sont également de la partie ("Saturnine", "Nighttime Birds"), malheureusement, en plus de perdre leur côté intimiste et envoûtant via des chœurs où tout le monde se lâche, le mixe devient confus lorsqu'en plus, 5-6 instruments tournent derrière. Un mixe également un peu faible en ce qui concerne le son de la batterie, pas toujours bienheureux. C'est bien la seule remarque que nous pourrons formuler à l'encontre de ce live sur un plan technique.

Pour le reste, c'est du bon. THE GATHERING, une fois de plus, nous offre un excellent moment à nous autres qui n'avons pu participer à ces évènements. A l'heure où l'Assemblée appuie sur le bouton "pause" pour une durée indéterminée, ce témoignage quasi posthume venant célébrer un quart de siècle de carrière arrive à point nommé pour en graver la trace dans le marbre de leur discographie. Ne boudons donc pas notre plaisir et sachons donc en profiter comme il se doit ! Vive THE GATHERING !

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- Anneke Van Giersbergen (chant)
- Silje Wergeland (chant)
- Bart Smits (chant)
- Marike Groot (chant)
- René Rutten (guitare)
- Jelmer Wiersma (guitare)
- Frank Boeijen (clavier, chant)
- Marjolein Kooijman (basse, chant)
- Hugo Prinsen Geerligs (basse)
- Hans Rutten (batterie)
- Noël Hofman (invité - trompette)



1. Saturnine
2. Strange Machines
3. Meltdown
4. Nighttime Birds
5. The Mirror Waters
6. King For A Day
7. Even The Spirits Are Afraid
8. Broken Glass
9. Heroes For Ghosts

1. Afterwords
2. Amity
3. On Most Surfaces (inuit)
4. Paper Waves
5. Leaves
6. In Motion I
7. Travel
8. Waking Hour
9. I Can See Four Miles



             



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