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BRUTAL SLAM DEATH  |  STUDIO

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DEVOURMENT - Conceived In Sewage (2013)
Par DARK MORUE le 22 Mars 2013          Consultée 2384 fois

Merde alors, DEVOURMENT est de retour. Ce groupe méga brutal maintenant connu de tous, qui a réussi à faire un buzz pas possible malgré sa radicalité, et qui a engendré des milliards de suiveurs. Depuis maintenant une quinzaine d'années.
Totalement haï des hipsters et uniquement destiné aux Deatheux intégristes, on peut pas dire qu'ils aient pas fait couler d'encre. En même temps, faut se remettre dans le contexte. En 1999, après des démos cultissimes paraît "Molesting The Decapitated" puis peu de temps après l'hymne définitif du genre "Babykiller". C'est lourd, ultra brutal, sale, violent, mais ça groove comme pas possible et ça fait twister un mort. Véritable détonation dans l'underground, le Slam Death est né.
Enfin, y'auras toujours des gens pour contredire ça, et d'ailleurs c'est vrai, le genre vient du premier morceau du premier album de SUFFOCATION et son break écrasant et surpuissant sur la fin.
Ah et y'a aussi INTERNAL BLEEDING qui en faisait quasi 5 ans avant. Sauf que contrairement à DEVOURMENT, ben INTERNAL BLEEDING c'est quand même un peu de la merde, faut l'avouer. Donc bon, je conserve ma paternité erronée, et YOLO comme on dit.

Bref, les années défilent, grosse popularité, "Butcher The Weak" sort deux fois et détruit tout sur son passage deux années consécutives, un nombre affolant de formations mineures tentent de les égaler, parfois avec succès, mais avec une telle surcharge de la scène que tout sature et on en a tous marre. En plus, quand sort "Unleash The Carnivore", ben au final plus personne est surpris et cet album est tellement nul qu'il finit aux oubliettes, à peine plus estimé que la plupart des copies carbones en provenance des quatre coins du globe.
DEVOURMENT est quasi mort en studio, mais les quarante tournées ayant lieu chaque année permettent de garder la place sur le trône.
Alors dans des conditions telles, qui pouvait bien attendre "Conceived In Sewage"hum ?
Déjà le titre de l'album est pourri et en plus la pochette est moche. Mais ça aurait pu mettre un peu la puce à l'oreille. Ben oui, dessus on retrouve le boucher du second album, des têtes décapitées partout et leur traditionnel asticot. Et pas le moindre changement de line-up. De quoi donner espoir, synthèse de la carrière maturité blablabla ?

Oui, mais non. DEVOURMENT montre presque un petit bout de nouveau visage. Un peu moins radical et extrême que par le passé. On va entendre par là que le son est clair et puissant, irréprochable mais loooooooiiiiiiiiin de la crasse qui faisait le charme et l'ambiance de "Molesting The Decapitated". Ceux qui ont décroché au second album peuvent donc fuir définitivement. Et même le chant est désormais moins extrême. Majewski a fait de gros progrès sur son chant ultra-guttural qui sonne toujours mieux, mais va de plus en plus souvent dans des intonations plus classiques rappelant CANNIBAL CORPSE. Et donc, c'est pas bien ? Ben si on ne jure que par l'époque la plus intransigeante du combo, non c'est pas terrible. Par contre si on est objectif, ça bute quand même pas mal, bien plus que le précédent opus en tout cas.

Et VLAN que ce "Legalize Homicide" ultra lourd fait mal et annonce la couleur, peut-être le morceau le plus radical de l'opus qui fait tout de suite redresser la tête des sceptiques... Et c'est suivi par un "50 Ton War Machine" anthologique enchaînant les passages jouissifs, riffs de furieux, lignes de chant catchy à mort (sérieux, je connais presque les paroles par cœur quoi merde!) et une grosse décélération morbide et brutale à mort finale.
Y'a pas à dire, rien perdu de leur science de la compo. Et vas-y que ça bourre toujours autant (Erik Park égal à lui-même, livrant blasts sur blasts en fonçant souvent en gros gravity de la mort et n'ayant rien à prouver quant à la brutalité de sa performance), et que ça te balance ces riffs tantôt lourds et in-your-face ("Today We Die, Tomorrow We Kill" ultra intense, "Parasitic Eruption" ou le morceau le plus BROOTAL de l'album) tantôt carrément groovy, dansant à faire faire le Harlem Shake à un Doomeux fossilisé. Et voilà que passé son intro assez peu commune pour le groupe, le titre éponyme nous tombe sur la gueule en blocs en rappelant les grands heures, et que son petit successeur "Fucked With Rats" joue la carte du headbang intense avec de succulentes apparitions de Travis Ryan (CATTLE DECAPITATION). En gros, avec "Conceived In Sewage" peu importe ce qu'on veut, on en a notre quota. C'est lourd, mécaniquement pesant, ça groove même si c'est un poil trop propre et carré, brutal à mort et bien guttural.
Tout ce qu'on pouvait en attendre en étant optimiste en quelque sorte. J'ai eu très peur aux premiers extraits, ne reconnaissant en rien le groupe que j'avais chéri, mais au final c'est bien du DEVOURMENT pur jus un peu camouflé sous un gros son et un Death Metal parfois un peu moins brutal. Mais quand même suffisamment pas fin pour atomiser les oreilles peu aguerries.

Est-ce que tout ça en fait un indispensable du groupe ? Non, mais ma foi, l'album est tout de même bien bon, carrément meilleur que le précédent. On ne change pas la recette mais on en fait un truc cool et accrocheur cette fois.
Donc, DEVOURMENT nous a lancé un album qui ne marquera pas particulièrement l'année mais déballant lot de nouveaux hymnes du groupe et qui lui permettent de largement tenir la route et revenir sur le devant de la scène. Toujours aussi béton, motivé, hargneux, brutal et sans trop de consensus et prise de tête. Bel exemple de combo qui sait rester intègre malgré les nouveaux projecteurs de Relapse, et fait son job exactement comme on l'attend, en cassant la baraque sans trahir qui que ce soit. Simple continuité qui permet d'écarter définitivement le faux pas de l'album précédent. Youpi youpla.

Om nom nom : du DEVOURMENT avec un peu plus de moyens, moins de charme, mais toujours une sacré force. Plus que recommandable.

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- Mike Majewski (chant)
- Ruben Rosas (guitare)
- Chris Andrews (basse)
- Erik Park (batterie)


1. Legalize Homicide
2. Fifty Ton War Machine
3. Conceived In Sewage
4. Fucked With Rats
5. March To Megiddo
6. Today We Die, Tomorrow We Kill
7. Carved Into Ecstasy
8. Parasitic Eruption



             



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