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DEVOURMENT - Butcher The Weak (re-recorded Version) (2006)
Par DEADCOM le 15 Septembre 2009          Consultée 3507 fois

Pourquoi DEVOURMENT ? Eh bien, parce que c'est bon. Quand on aime le Brutal Death Metal, vraiment brutal, ce nom s'impose de par son énergie constante et sa vélocité accrue, qui atteignent les plus hautes montagnes du paysage Metal extrême. Depuis le début, DEVOURMENT à toujours divisé. D'un côté il y a les réfractaires de la linéarité et de l'autre il y a les fondus d'ultra violence Death Metal. 2005 fut une année marquée par la sortie de "Butcher The Weak", le nouvel opus tant attendu par les fans du monde entier et le résultat est excellent. La crasse et le groove dominent largement, la voix est ignoble et putride à souhait. En quelque sorte, l'honneur est sauvé. Sauf que cet opus a été accouché dans l'impatience. L'orchestre était beaucoup trop tendu et excité d'en découdre. La version 2005 ne satisfait pas ses auteurs. Alors, manipulation commerciale ou réel désir de proposer la bonne version aux auditeurs friands ? Allons ensemble voir ça de plus près.


Le monstre dévorant se met alors en marche et décide de mettre à jour son répertoire, fraîchement soumis au public. Malgré un bon accueil et de bonnes critiques, le groupe voit plus grand, plus loin. Le deal obtenu avec Brutal Bands leur permet de signer pour deux disques. Une aubaine qui donne le champ libre au réenregistrement de "Butcher" et la sortie future du ténébreux "Unleash The Carnivore". Le malaise venait du fait que l'ancienne version, n'était pas le DEVOURMENT tel quel le groupe le concevait. Nouveau producteur (James Delgado, bassiste de KILL THE CLIENT, avait pris les commandes de la console pour un rendu finalement assez similaire au "Molesting" de 99). Des potes absents (Brad Fincher, déclare forfait et Eric Park (SUTURE) prend la relève sur les recommandations de James Delgado au groupe), pression exponentielle et palpable (Nouveau départ de Knupp, abandon du micro par Rosas). Bref, maintenant, le groupe fait comme à la maison, Donc, il prend son temps et se fait plaisir.


Pour cela, le groupe fait appel au fidèle compagnon Braxton Henry, un des fondateurs du groupe texan (ne l'oublions pas), qui s'active aux manettes, histoire de clarifier les choses. Il en résulte un son titanesque, très brillant, clair et précis. Une prod' qui sonne pro et qui sonne bien. Un bon moyen de relancer plus efficacement la promotion du groupe et par la même occasion des ventes plus importantes. Tel est le but avoué de la troupe texane, qui ne reculera devant rien pour aboutir à son plan. Un plan qui se caractérise par le rééquilibrage des huit morceaux originaux. Le groupe reste sur la même ligne de conduite, en suivant les parties de guitare de Rosas, secondé par l'indécrottable Braxton, guitariste de formation, qui a permis d'enregistrer des lignes rythmiques avec un meilleur son. Dont son intervention à l'époque (en 2000) sur le titre "Babykiller", en revoyant le travail de Kevin Clark, jugé merdique par le groupe. Un grand homme ce Braxton, c'est moi qui vous le dis.


Les différences 2005-2006 sont visibles de suite, ça pète non de dieu ! Ça ébouriffe carrément. Sous la terre et la boue, la richesse du jeu n'était pas audible. Là, les percussions sonnent très bien et comme elles sont plus actives que jamais, le nouveau remodelage n'est pas une chose futile et donne au travail de Park un impact saisissant. Une basse qui sonne plus juste où Chris Andrews (KILL THE CLIENT), était exclu en temps que batteur sur la version 2005 (l'honneur étant réservé à Eric Park) et prend désormais son nouvel instrument en main et frappe ses cordes comme un diable. De plus, on s'aperçoit quand DEVOURMENT allume les projecteurs, on découvre une mécanique qui brille de mille feux. La richesse d'un torrent de décibels, exposée dans une parure sublime. C'est rutilant, ça crépite admirablement, c'est enivrant. En un mot, c'est bandant !


Bien, au-delà des éloges susnommées, quelques défauts apparaissent toutefois à nos oreilles. La voix tout d'abord. Elle est putride comme il se doit, cependant, Mike Majewski clarifie quelque peu son registre en death-growl plus classique. Il apporte de la variété à son registre vocal, certes, mais il rompt aussi avec cette identité si purulente, si œsophagique. Depuis un moment, Mike se sentait prêt à tenir le micro, les conseils de Ruben et Wayne, suivant des heures de travail, lui ont servi à peaufiner la technique de chant "Made in DEVOURMENT". Mais Majewski n'est pas Rosas (ni Knupp), ce cher Ruben préfère maintenant tenir la six cordes que le micro. La fin des temps en somme. D'où cette peur qui nous prend au ventre, de croire que par son actualisation, le groupe cherche à plaire au plus grand nombre. Un danger qui d'ailleurs peut tomber sur n'importe quelle formation extrême. Heureusement, ce n'est pas le cas ! Même si pour certains le doute plane légèrement. Ce réenregistrement est nickel. C'est bon, ça précise bien les contours, ça donne plus de contraste. C'est incontestablement un bon point. Car DEVOURMENT est largement plus brutal que les autres formations connues dans le Brutal Death. Il jouit d'une aura et d'une fanbase tout aussi conséquente. Le groupe a pourtant connu de nombreuses galères, des reformations, des splits en tout genre (et ce, dès le début), des difficultés diverses qui n'entravent en rien ce feu sacré nourri par la colère et l'esprit de revanche qui lui donne toute sa sève. Le combo est aguerri, chacun a trouvé sa place. Désormais, le line-up est stable et DEVOURMENT reste lui-même. Quel beau tableau (belle prose en plus) qui s'effacera aux moindres imprévus. Les coups de théâtre sont nombreux au sein de la formation texane et l'attente entre les opus est longue, mes amis.


Sinon, en ce qui concerne la version 2006 de "Butcher The Weak", elle démontre une fibre « sensible » pour ceux qui ne voient qu'un bruit affreux au travers du Slam Death. Bien différente des autres ténors du Brutal Death, DEVOURMENT est une formation qui affirme son talent par une musique plus travaillée qu'elle n'y paraît (et sans mélodie). Les compositions s'organisent autour de l'incohérent qui devient cohérent. C'est trépidant, à limite de l'audible mais malgré tout, c'est parfaitement bien huilé. Les instruments ont une force similaire et s'additionnent tout naturellement. Les démarrages sont fulgurants, certains passages sont même époustouflants (on pense à "Anal Electrocution", un titre qui s'énerve beaucoup). On sent du plaisir derrière tout ça. Du plaisir et du talent aussi et surtout. Les Slam-parts (ralentissement massif et vomissement guttural) et mosh-parts (rythme trépidant au riff obèse) sont gorgés à souhait de vokills (voix ultra gutturale) sur un lit frénétique de percussions incontrôlables, qui suivent un rythme commun qui s'accélère et qui ralentit… qui s'accélère et qui ralentit… Oui, un resac, des vagues, une écume odorante, une odeur de mort et de putréfaction. Le jam de Rosas, Majewski, Park et Andrews est plus que correct (bien supérieur aux autres ténors) mais ne restera qu'un grand disque de Brutal Slamming Death Metal, en comparaison du cultisime "Molesting The Decapitated". Mais c'est déjà beaucoup.


Alors, jetez-vous sur cette nouvelle version, qui est tout aussi réussie et même bien mieux agencée que la précédente. Pour les amoureux du charbon, restez en 2005, ça vaut mieux. Pour les autres, les accrocs de la pelle mécanique, ne passez pas à côté de cet uppercut envoyé dans les gencives, en direct du Texas. C'est une question de bon sens avant tout !


Note réelle : 4,5/5.

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- Mike Majewski (vocaux)
- Ruben Rosas (guitares)
- Chris Andrews (basse)
- Eric Park (batterie)


1. Butcher The Weak
2. Masturbating At The Slab
3. Serial Cocksucker
4. Tomb Of Scabs
5. Autoerotic Asphyxiation
6. Anal Electrocution
7. Fuck Her Head Off
8. Babykiller



             



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