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ENFORCER - Zenith (2019)
Par DARK SCHNEIDER le 28 Novembre 2019          Consultée 804 fois

Il faut bien avouer que l'on attendait pas cela d'ENFORCER. L'écoute de "Die For The Devil" m'avait d'ailleurs particulièrement décontenancé lorsque le titre fut dévoilé, tant je n'attendais pas ENFORCER dans ce registre franchement Glam Metal, et que je ne souhaitais pas que l'album prenne cette direction. Bien sûr je n'attendais pas non plus un retour au Speed frénétique des débuts, mais plutôt à une tournure plus épique. ENFORCER a déjoué les pronostics et suscité des réactions parfois franchement mitigées, étant même la cible de quelques chroniqueurs à la petite semaine (je ne citerai pas de nom pour éviter une guerre de webzines, mais y a vraiment parfois des chroniques qui sont risibles).

Pourtant, avec tous ces mois de recul après la sortie de ce "Zenith", la démarche d'ENFORCER me paraît finalement tout à fait cohérente. Au lieu de se complaire dans un style précis, les mecs d'ENFORCER visent large (mais pas de là à qualifier cela de "mainstream", n'exagérons rien). Le Heavy des 80s n'était pas qu'accélération fulgurante, loin de là. Et toutes ces nuances de notre style favori, ENFORCER les a parfaitement comprises et veut nous le prouver plus que jamais. "Zenith" s'inscrit dans la veine de ces albums très variés dans leur contenu, ce qui n'était pas rare dans les 80s, je pense particulièrement au "Blackhearts And Jaded Spades" de TOKYO BLADE par exemple, qui était vraiment très proche dans l'esprit (mais ENFORCER fait qualitativement mieux !). Donc oui le premier titre est Glam, mais il assure ! Le second lorgne du côté de DIO, et vous trouverez tout du long des MANOWARies, des HELLOWEENeries etc... Tant qu'on ne tombe pas trop dans le pastiche mal maîtrise (cf "Satan" sur "Death By Fire"), ou dans l'emprunt pénible façon GAMMA RAY, ça me va, et ça fait de toute façon partie de l'identité d'ENFORCER depuis le début. On citera notamment l'intro de "Searching For You" qui est clairement un hommage à SORTILÈGE et son "Messager" (comme par hasard, on voit un tee-shirt du groupe français dans le clip...), ou encore la fin de "Thunder And Hell" qui reprend l'idée du final acoustique de "Heaven And Hell" de BLACK SAB', clin d’œil amusant.

La musique d'ENFORCER est donc toujours aussi référencée, ce qui n'empêche aucunement le groupe de proposer des compos solides et inspirées. Le combo n'est pas suédois pour rien, le maître-mot ici c'est la mélodie, et on va y trouver notre comptant. Il est d'autant plus facile de les retenir, ces mélodies, que chaque morceau construit sa propre identité, nous propose un élément qui va le distinguer des autres, c'est particulièrement frappant sur "One Thousand Years Of Darkness" et ses touches de claviers Synthwave, et bien sûr cette tentative (réussie) de ballade qu'est "Regrets". Un titre comme "Forever We Worship The Dark" est quant à lui une petite merveille d'inventivité dans ses lignes de chant. Si Olof Wikstrand perd de ses capacités de screamer, il a parfaitement su compenser en proposant des lignes de chant plus travaillées.

Ce "Zenith" est un bel exemple d'une évolution réussie pour un groupe qui officie dans un style d'ordinaire plutôt très cloisonné, où les groupes s’essoufflent généralement en quelques albums et ne parviennent plus à proposer quoi que ce soit d'intéressant (qui se souvient par exemple de leurs compatriotes de WOLF en 2019 ? Pourtant un véritable précurseur en matière de renouveau du Heavy). On pouvait difficilement deviner après le très frontal "Into The Night" qu'un jour ENFORCER saurait instiller autant de subtilités dans sa musique. Car désormais, c'est quand ENFORCER se fait le plus classique dans sa formule qu'il est le moins intéressant ("Thunder And Hell" en est la parfaite illustration).

Un choix judicieux de la part des Suédois, car en cette année qui a vu des sorties de grande qualité en matière de NWOTHM (TRAVELER, RIOT CITY), il fallait que les tauliers se démarquent et prennent de la hauteur. Pari gagné.

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   (2 chroniques)



- Olof Wikstrand (guitares, chant)
- Jonas Wikstrand (batterie, chant, claviers)
- Tobias Lindqvist (basse)
- Jonathan Nordwall (guitares)


1. Die For The Devil
2. Zenith Of The Black Sun
3. Searching For You
4. Regrets
5. The End Of The Universe
6. Sail On
7. One Thousand Years Of Darkness
8. Thunder And Hell
9. Forever We Worship The Dark
10. Ode To Death



             



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