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DIAMOND HEAD - The Coffin Train (2019)
Par METAL le 24 Juillet 2019          Consultée 350 fois

Comme ce n'est pas le genre de la maison, je ne chercherai même pas à me faire passer pour un spécialiste de la NWOBHM, ni même à vous faire croire que je connais DIAMOND HEAD sur le bout des doigts. Tout au plus, je n'ai suivi leurs pérégrinations (faites de nombreux changements de personnel et plusieurs splits) qu'à travers un regard au mieux compatissant, au pire teinté d'une large part d'indifférence. En somme, je fais partie de cette grande majorité de Metalleux qui ne s'est intéressé à la formation britannique que par le biais des reprises de METALLICA et c'est même honteusement que je reconnais avoir, pendant longtemps, échoué à écouter d'une traite un seul de leurs albums pour cause de son daté et du chant irritable de Sean Harris (la période Nick Tart m'étant parfaitement inconnue, évidemment).

Et puis après l'éponyme de 2016 plutôt quelconque, malgré deux ou trois titres intéressants , voilà que déboule "The Coffin Train"… Et tout d'un coup mon indifférence s'est transformée en curiosité pour ce disque estampillé DIAMOND HEAD mais qui n'est pas complètement de lui pour autant…

C'est qu'à l'instar de MTM Music qui dans les 00s avait "rebooté" avec succès plusieurs formations des 80s tombées en désuétude (VENGEANCE et FATE, par exemple), Silver Lining s'est, lui, spécialisé dans la signature et distribution des "vieux de la vieille" (SAXON, MOTÖRHEAD, BONFIRE…) et a senti le bon coup en mettant le grappin sur un DIAMOND HEAD aussi bien new look que rajeuni. En fait, seul Brian Tatler reste de la formation de départ et heureusement que Karl Wilcox, unique survivant du deuxième split, est là pour garder un tant soit peu d'identité au combo. Car si la formation originaire de Stourbridge retrouve un semblant d'attention, il le doit tant à l'arrivée du chanteur danois Rasmus Bom Anderson (rappelant vaguement Sean Harris mais avec plus de coffre, de talent et de cours de chant derrière lui) que de l'argent mis sur la table par son nouveau label pour enfin bénéficier d'une prod digne de ce nom. C'est que, si ça sent le travail d'enregistrement et de mixage soigné au service de compos bien léchées, dans le fond c'est plutôt basique pour du Heavy Metal. En gros, sous des sonorités contemporaines se trouve des fondations profondément ancrées dans les années 80 (oui, 70 également) et artificiellement modernisées par un enregistrement puissant…

Mais l'artifice fonctionne et dès "Belly Of The Beast" et son excellent refrain (bien qu'un peu trop répété), ça tape du pied immédiatement avec un titre Heavy Speed ultra efficace. Ce huitième effort studio se trouve être un patchwork assez savoureux, mélangeant moult sonorités tantôt Heavy, tantôt Hard tout en flirtant allégrement avec les ambiances sombres et torturées. À l'instar de son titre et de sa pochette macabre, "The Coffin Train" n'est clairement pas du "Happy Metal" et lorgne à de nombreuses reprises sur du BLACK SABBATH ("The Sleeper", par exemple) et même du SOUNDGARDEN musclé sur l'excellent "Shades Of Black". Le deuxième titre "The Messenger" sera un parfait condensé de la carrière du groupe avec une intro énergique, un long solo aérien très Hard old school avant d'enchaîner sur une deuxième partie Heavy plus dense et puissante. C'est que, voyez-vous, les reprises de METALLICA ne sont que l'arbre qui cache la forêt … DIAMOND HEAD n'est pas un groupe de Thrash Metal et bien souvent ce sont ses œuvres mettant en avant les atmosphères angoissantes qui retiendront votre attention, bien plus que les morceaux speed repris par les Four Horsemen. En, sommes, Lars Ulrich a rendu légendaire DIAMOND HEAD mais les connaissons-nous vraiment pour autant ?

Plus qu'une bonne surprise, "The Coffin Train" est donc pour moi une révélation, serais-je passé à coté d'un groupe majeur ? Mouais, je n'irais pas jusque là non plus mais toujours est-il que le dernier rejeton envoie du bois et s'il comporte quelques moments dispensables comme "Serrated Love" et "The Phoenix", le reste nous montre que Brian Tatler sait encore écrire des titres qui ont de la gueule tel que le possible énième hommage à Dune "The Sleeper" (à moins que Tatler soit fan de PLEASURE GAME, mais j'y crois pas trop) affublé de quelques arrangements symphoniques, d'effets vocaux subtiles, et d'une intro rappelant "The Glass Prison" de DREAM THEATER (juste une coïncidence, hein). Je n'oublierais évidemment pas "Until We Burn", mid-tempo efficace au refrain poignant qui clôt idéalement l'album avec la facette la plus torturée du groupe et ne manquerai pas non plus de vous conseiller la chanson-titre "The Coffin Train", qui dans la veine tourmentée, touchera parfois au sublime lors de sa deuxième partie plus martiale, même si cette dernière vous rappellera sans doute l'intro de "Am I Evil?" qui elle-même était déjà pompée sur une œuvre de Gustave HOLST ("The Planets" et plus particulièrement le premier mouvement "Mars").

Donc oui, je dois vous avouer que ce disque m'a surpris. Je n'en attendais absolument rien et je me retrouve à vous en parler en bien sur NIME. Alors certes DIAMOND HEAD n'invente rien, ok la production y joue pour beaucoup (hello JUDAS PRIEST), en effet Anderson a tendance à avoir une voix nasillarde quand il met de l'émotion dans son chant et d'accord c'est plutôt amusant de voir qu'une des références du METALLICA des 80s utilise aujourd'hui des sons de guitaresl très "Reload-iens" pour leur retourner la politesse… Mais peu m'importe, j'ai vraiment pris mon pied à l'écoute de ce "The Coffin Train" et vous savez quoi, j'ose le 4/5 que les puristes de la NWOBHM ne cautionneront sûrement pas mais je n'en ai cure, j'ai l'excuse de ne pas être un spécialiste, après tout.

3,5/5 (arrondi donc à 4/5).

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   (2 chroniques)



- Rasmus Bom Andersen (chant)
- Brian Tatler (guitare)
- Andy Abberley (guitare)
- Dean Ashton (basse)
- Karl Wilcox (batterie)


1. Belly Of The Beast
2. The Messenger
3. The Coffin Train
4. Shades Of Black
5. The Sleeper (prelude)
6. The Sleeper
7. Death By Design
8. Serrated Love
9. The Phoenix
10. Until We Burn



             



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