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DIAMOND HEAD - Diamond Lights (1981)
Par DARK SCHNEIDER le 3 Avril 2020          Consultée 372 fois

C'est un fait connu que DIAMOND HEAD n'a pas bénéficié d'un management compétent lors de sa première époque. Malgré ses ambitions, tout le fonctionnement du groupe baignait dans un certain amateurisme, qui plombera à jamais toute sa carrière. C'est ainsi que son premier "album", le fameux "White Album" ou encore "Lightning To The Nations" fut plus ou moins assimilé à une démo, distribuée au petit bonheur la chance. Le groupe mettra alors encore un certain temps avant de décrocher un deal digne de ce nom avec une vraie maison de disques. En attendant d'obtenir le contrat tant espéré, DIAMOND HEAD meublera l'année 1981 en publiant des réalisations sur son propre label (D.H.M pour Diamond Head Music), ce de façon quelque peu confidentielle vu les maigres moyens du groupe. En tout cas, toutes ces sorties éparses permettront d'alimenter de nombreuses compilations plus ou moins officielles pendant des années, et ainsi de faire le bonheur des collectionneurs. Les choses sont heureusement plus simples de nos jours, puisque tous ces titres se retrouvent sur les rééditions des LP.

"Diamonds Lights" est donc un EP quatre titres, soit la norme habituelle pour ce format. À l'écoute de son opener, on sent que cet EP trahit certaines intentions du groupe : si les Anglais font du Heavy Metal, ils ont aussi une volonté évidente de capter un large public, car ils savent qu'avec un chanteur aussi talentueux que Sean Harris, qui n'est de surcroît pas dénué de charisme, ils ont de quoi charmer de nombreuses demoiselles. C'est ainsi que le titre track se révèle être un titre plutôt aérien, léger, au rythme quelque peu sautillant mais dénué d’agressivité. Les gars devaient se dire qu'il y avait sans doute là du potentiel pour une diffusion à la radio. Cependant, le refrain un peu trop lancinant se fait peu convaincant, et donc l'effet escompté tombe un peu à plat. Ce titre manque finalement d'accroche, et le solo plutôt efficace de Tatler ne change rien à cette donne. Ce n'est donc pas avec ce "Diamond Lights" que notre tête de diamant allait décrocher le hit espéré. C'est qu'ils n'embrasseront jamais un destin similaire à celui de DEF LEPPARD, qu'ils devaient grandement envier.

Avec "We Won't Back", le groupe renoue avec le Heavy frondeur tel qu'il était pratiqué à l'époque par la plupart des combos rosbeefs. Le riffing est dans la droite continuité de ce qui se faisait dans les 70s, ce n'est donc pas la révolution, mais il y a quand même ce petit surcroît d'énergie qui fait la différence et surtout de belles envolées vocales d'Harris, qui se fait toujours aussi généreux en donnant beaucoup de la voix. "I Don't Got" est quant à lui un titre très révélateur de ce que pouvait être DIAMOND HEAD. À son écoute, on comprend immédiatement pourquoi le groupe a pu être qualifié de "New LED ZEPPELIN", non seulement Sean Harris s'inspire grandement de Robert Plant, mais les autres ne sont pas en reste, Brian Tatler et toute la section rythmique faisant de même vis à vis de leurs alter egos du dirigeable. On retrouve complètement l'esprit du ZEP, celui des débuts, le plus lourd et bluesy. Bon, cependant, ça ne va pas nous faire oublier la bande à Page et donc au fond ça n'apporte pas grand chose, ce qui est l'écueil habituel quand l'inspiration des idoles est trop visible.
Quant à "It's Electric", qui ferme la marche, il s'agit en fait de la même version que sur l'album blanc, mais remixée pour l'occasion (ce qui ne change pas grand-chose).

"Diamond Lights" constitue donc un EP plutôt agréable, qui met bien en avant les qualités techniques au dessus de la moyenne des musiciens. Mais les compositions sont cependant loin de l'ambition des grands titres de "Lightning To The Nations", ce qui était certainement voulu afin de proposer un produit plus facilement accrocheur, facile d'écoute, histoire de séduire un large auditoire... Sauf qu'artistiquement il semble parfois manquer un peu sa cible.

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- Sean Harris (chant)
- Brian Tatler (guitares)
- Colin Kimberley (basse)
- Duncan Scott (batterie)


1. Diamond Lights
2. We Won't Be Back
3. I Don't Got
4. It's Electric



             



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