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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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DERDIAN - New Era Pt. 3 - The Apocalypse (2010)
Par BAST le 9 Avril 2010          Consultée 3413 fois

Chaque année chez les Bast, la maison se pare de couleurs festives. C’est qu’un événement attendu par toute la famille s’y prépare : "les victoires de la musique du Metal". A quelques différences près, c'est tout pareil que les vraies du service public qui passent à la télé.
Petits et grands prennent part avec une vive allégresse aux préparatifs. L’atelier de papier mâché où sont confectionnés les trophées bat son plein. La salle de bain est plongée dans le noir tandis qu’une main innocente y scelle les enveloppes renfermant le nom des gagnants. Les murs du salon sont couverts de posters à l’effigie des nommés. Si un poster fait défaut, on le remplace astucieusement par un livret ouvert à la page line-up.
Quand l’heure de la remise des prix approche, l’effervescence gagne en intensité. La cérémonie se déroule à un rythme soutenu. Quoiqu’il n'y ait guère de spectateurs et encore moins de téléspectateurs, les Bast mettent un point d’honneur à agencer une cérémonie dont personne ne pourrait dire qu’il s’y est ennuyé. On décachette les enveloppes d’un index habile. On tire le fameux carton blanc en plaçant la main en opposition pour conserver le secret. Le regard qui déchiffre le nom est parcouru de lueurs avides. Le suspense est légèrement entretenu par un silence, un soupir ou un sourire entendu. Puis le nom du vainqueur est prononcé avec force - et soin aussi de sorte qu’on ne l’écorche pas et que nul ne puisse accuser les Bast de tricherie. Sous les applaudissements nourris de la famille, le trophée est placé près du poster qui va bien tandis qu’un membre mitraille de photos le gagnant (qui reste de marbre, forcément) et sa magnifique statuette encore humide de colle à papier peint.

Tout ça pour dire que, lors des remises de 2007, un prix a particulièrement marqué la cérémonie : celui de la révélation de l’année. DERDIAN, en dépit d’un premier essai terne, l’a raflé haut la main.
Une raison simple à cela. La seconde partie de "New Era" proposait un Heavy mélodique épique, accrocheur et personnel, avec une véritable recherche sur les mélodies, les enchainements ou les refrains. A ceux qui doutaient que l’on puisse faire preuve de fraicheur en matière de Heavy mélodique, DERDIAN avait apporté un bon début de preuve.

Qu’en est-il de ce troisième volet ?
La fraicheur a pris… un petit coup de chaud. Normal, après tout. L’album précédent est encore dans les mémoires et DERDIAN ne propose pas de progression au niveau du son, sensiblement identique, c'est-à-dire de qualité correcte mais en deçà des grosses écuries.
Pour autant, les mélodies élaborées sur ce nouvel album montrent un DERDIAN au sommet de sa forme.
"The Spell", premier morceau de l’album (règle essentielle : une bonne chronique de Heavy italien est une chronique qui élude l’intro symphonique) révèle d’emblée la saveur distillée sur l’album. Les Italiens s’y font épiques, véloces et très mélodiques, avec notamment un refrain pêchu et intense. Le titre qui lui succède hisse DERDIAN un cran au-dessus. Avec "Battleplan", la formation transalpine tient en effet son hymne. Ce morceau se soumet de façon somme toute classique aux rouages du morceau de Speed mélodique fédérateur : lignes de chant épiques et favorisant les montées aiguës, refrain d’abord annoncé par des chœurs virils puis qui révèle un enchainement mélodique destiné à se faire dresser les poils de l’épiderme.
On pourrait tirer des conclusions identiques de "Her Spirit Will Fly Again", bien véloce, quoique le refrain accrocheur tire moins de plaisir que lors du morceau précité. "Burn" est un autre titre fédérateur. Tout est réuni pour que les cinq minutes qui le composent tiennent en haleine sans faillir une seule seconde. Certes, le refrain y est assez facile. Pour autant, la recette manifeste une réussite implacable, notamment ces orchestrations continues et ces variations dans le chant. "Revolt", assez enjoué, propose un excellent solo, rapide et varié. Enfin, pour finir sur le registre speed, "The Apocalypse" confine à l’évidence quand il s’agit de le mentionner : intro symphonique arabisante, pléthores de soli à la RHAPSODY, lignes de chant haletantes et refrain céleste, DERDIAN marque quelques points supplémentaires.
Les Italiens savent varier leur propos, témoins en sont les titres plus mesurés comme "Black Rose" qui, en dépit d’un rythme moins TGVesque, demeure intense, s’appuyant sur des lignes de chant mélancoliques et un refrain catchy délectable ou la ballade "Forevermore" dont on notera, en dépit d’une intro assez mièvre, d’excellentes choses.

La production, je l’ai déjà dit, sent la pizza à plein nez. Orchestrations synthétiques assez kitsch et guitare peu tranchante en sont les principales caractéristiques. Néanmoins, ceux qui apprécient le genre et sont habitués à un tel son trouveront en DERDIAN une formation plutôt gâtée. Rien ne choque réellement, les différentes parties sont audibles sans écraser les autres et les titres bénéficient d’un bon équilibre en la matière.

Chez les Bast, quand la maisonnée se parera de nouveau de ses couleurs festives et qu’il sera temps de décerner les victoires de la musique du Metal en début d’année prochaine, DERDIAN ne raflera peut-être aucun prix. Car la concurrence est rude, rien que sur la première moitié de l’année. Mais si les Bast décident d’inventer un prix qui récompenserait une formation élue précédemment "révélation de l’année" et qui n’aurait pas usurpé son prix, il serait pour ces Italiens décidemment très doués.
Un excellent album de Heavy symphonique, épique et varié.

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   BAST

 
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- Joe Cagianelli (chant)
- Enrico Pistolese (guitare)
- Dario Radaelli (guitare)
- Marco Banfi (basse)
- Marco Garau (clavier)
- Salvatore Giordano (batterie)


1. Preludio
2. The Spell
3. Battleplan
4. Black Rose
5. Her Spirit Will Fly Again
6. Dreams
7. Divine Embrace
8. The Prophecy
9. Burn
10. Forevermore
11. Revolt
12. Presagio
13. The Apocalypse



             



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