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BLACK SYMPHO / ATMO  |  STUDIO

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CARACH ANGREN - Lammendam (2008)
Par BAST le 19 Février 2009          Consultée 3017 fois

Autant démontrer qu’on a de la personnalité constitue un travail de fond et de persuasion, autant établir le contraire ne nécessite aucun effort. CARACH ANGREN fait son affaire en deux temps. Le premier, ce choix de patronyme auquel on n’échappera donc jamais, la faute à Tolkien et son Mordor, si riche qu’il faudra attendre trente ans avant que tous les noms de lieux et de créatures ne soient épuisés. Donc, CARACH ANGREN, c’est la traduction en Sindarin des Gouffres de Fer. Qu’a bien pu séduire les néerlandais dans ce nom ? Le Sindarin ? La notion de gouffre, peut-être. Ou alors le fer, ce metal noble qui rouille quand il pleut. Laissons au mystère sa part… de mystère. Le second temps a trait à la musique. Connaissez-vous LIMBONIC ART ? DIMMU BORGIR ? Et ANOREXIA NERVOSA ? Oui ? Alors les Gouffres De Fer (comme on dit chez les Sindarinininéeens) vous seront familiers.

CARACH ANGREN fait du black comme s’il était le fruit d’un accouplement entre monsieur ART et mademoiselle BORGIR. Parce que le black est orchestral et théâtral. Parce que la rythmique se montre martiale tandis que le piano omniprésent soutient de nombreux passages. Parce que les vocaux font penser à du Shagrath (tient, encore un qui a lu Tolkien). Qu’à cela ne tienne, s’il est bien une aptitude que détiennent sans équivoque les formations de black metal, c’est celle de savoir briller dans l’ombre (ah ah ah). La preuve, ces néerlandais-là qui, croyez-moi, fournissent de quoi retenir l’attention.

« Haunting Echoes From The Seventeenth Century » par exemple, avec son côté déjanté et ses mélodies changeantes, j’aime beaucoup. C’est puissant, épique, parfois dérangeant. Bref, on ne s’ennui pas. Et que dire de « Hexed Melting Flesh », sinon qu’il s’agit d’une petite pépite de black épique avec des guitares écorchées vives ? Je pourrais aussi évoquer « Corpse In A Nebulous Creek », titre déchainé qui relâche la pression grâce à un pont très prenant, « The Carriage Wheel Murder » et ses riffs taillés à la faux ou encore « Heretic Poltergeist Phenomena » et ses cordes synthétiques tendues comme un fil à linge sur lequel sècheraient trois slips de Maïté. Et pour finir la revue d’effectif, un morceau de choix, celui qui ferme l’album. Long de sept minutes, il montre une formation qui prend quelques initiatives, s’émancipe de ses références et tisse une ambiance délétère autour d’une légende batave (qui prend place dans un château tandis que la légende française se déroule au bord d’une route en lacets) : « La Malédiction De La Madame Blanche » (*).

Un metal très peu personnel, une identité enterrée six pieds sous terre mais des aptitudes aisément décelables. « Lammendam », ce sont des mélodies adroites et accrocheuses, des arrangements fournis qui permettent aux titres de gagner en profondeur et une mise en musique bien réalisée des contes et légendes horrifiques (avec une préférence pour les ectoplasmes). Voila trois arguments convaincants pour ceux qui cherchent un black metal mélodique, séduisant et à la production rutilante. Avec une once de personnalité greffée sur la tête, CARACH ANGREN aurait tout ce qu’il faut pour frapper un grand coup dans une scène qui ne propose désormais que très peu de sensations fortes.

(*) « De La Madame Blanche », oui. Si « La Masquerade Infernale » au lieu de « Masquarade » a le charme d’une jeune fille au pair entichée d’un accent british irrésistible, la confusion dont s’encombre CARACH ANGREN plaque sur le visage une autre forme de sourire. « De Lammendam », parait que c’est le nom néerlandais pour la Dame Blanche. Sauf que CARACH ANGREN, soucieux d’apposer la mention « en français dans le texte » a fait confiance à un traducteur en ligne qui lui a délivré un résultat inattendu mais accepté, faute d’amis français avisés. Exit la Dame Blanche, bienvenue à la Madame Blanche. Et si la Dame Blanche fait frissonner les âmes sensibles quand on l’évoque au coin du feu, Madame Blanche, vendeuse d’aguilles à tricoter depuis 29 ans dans le 17ème arrondissement de Paris, produit un autre effet. Enfin, chacun son truc, après tout.

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   BAST

 
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- Seregor (guitare, basse, chant)
- Trystys (guitare)
- Ardek (clavier)
- Namtar (batterie)


1. Het Spook Van De Leiffartshof
2. A Strange Presence Near The Woods
3. Haunting Echoes From The Seventeenth Century
4. Hexed Melting Flesh
5. Phobic Shadows And Moonlit Meadows
6. The Carriage Wheel Murder
7. Corpse In A Nebulous Creek
8. Invisible Physic Entity
9. Heretic Poltergeist Phenomena
10. Malediction De La Madame Blanche



             



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