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- Membre : Deep Purple, Iommi, Hughes/thrall, Black Country Communion, Europe, Gary Moore
 

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Glenn HUGHES - Building The Machine (2001)
Par DAVID le 7 Février 2009          Consultée 2683 fois

Un an après Return Of Crystal Karma et juste deux ans après The Way It Is, l'annonce d'un nouvel album de GLENN HUGHES avait de quoi inquiéter. Avec un tel rythme, on pouvait craindre de la redite avec un album bâclé, écrit à la va-vite. Que nenni ! GLENN HUGHES trouve encore le moyen de surprendre ses fans avec un album funky « à l'ancienne », véritable retour aux sources vers le son des années 70. Rien de comparable avec le funk-FM de Feel ou les sonorités modernes du très bon Return Of Crystal Karma, Building The Machine n'est pas non plus un retour vers Play Me Out, il n'y a pas de cuivres et pas de musiciens de Trapeze en invités.

Rien d'exceptionnel pourtant sur le titre d'ouverture, "Can't Stop The Flood", du GLENN HUGHES on ne peut plus classique, avec un riff saccadé et un peu lourd, rien de neuf se dit-on. Le décollage s'opère dès le titre suivant "Inside", funky, mélodique, rythme tranquille et ça continue sur cette lancée avec "Out On Me" et "Don't Let It Slip Away", on se régale, du grand art ! Bobby Kimball de TOTO apparaît en guest sur les choeurs de "Don't Let It Slip Away" et "Inside" mais bon, il faut vraiment tendre l'oreille pour reconnaître sa voix. L'excellente reprise du standard funk "I Just Want To Celebrate" du groupe RARE EARTH représente un des moments forts également, avec Pat Travers en invité pour le chant et la guitare, ça groove bon sang ! Pour l'anecdote, METALLICA s'est amusé à la massacrer récemment lors de leur « fameux » gig acoustique dans lequel DIRE STRAITS et BLUE ÖYSTER CULT passaient à la casserole.

Au programme également, de superbes ballades acoustiques comme "Feels Like Home" aux mélodies pop, le planant "Beyond The Numb" et le mélancolique "Big Sky", certainement la plus belle conclusion que l'on puisse trouver sur un album de GLENN HUGHES. JJ Marsh offre un jeu toujours aussi fin et inspiré. Le bluesy "I Will Follow You" n'est pas dégueu non plus, à grands renforts de piano et d'orgue Hammond... ah oui le fameux Hammond qui n'a jamais totalement disparu des albums de GLENN HUGHES. Ici on peut dire qu'il apporte une coloration « années 70 » qu'on ne retrouvait pas sur The Way It Is et Return Of Crystal Karma, plus modernes. C'est le genre de détail qui me fait penser que GLENN HUGHES n'a jamais eu les couilles de couper une bonne fois pour toute les liens avec DEEP PURPLE. Tout l'inverse de David Coverdale qui, avec 1987, s'est attiré un tout autre public, complètement vierge de DEEP PURPLE, alors que les débuts de WHITESNAKE étaient présentés comme la suite logique du mark 3 et 4. La présence de "Highball Shooter" va dans ce sens, cette reprise (très dispensable) de DEEP PURPLE peut étonner alors que GLENN HUGHES disait ne plus vouloir être catalogué « ex DEEP PURPLE » jusqu'à la fin de sa carrière. Enfin, il a choisi un titre plutôt funky de Stormbringer ce qui est cohérent face au reste de l'album.

A partir de ce moment, on se dit que l'on tient là le meilleur album de GLENN HUGHES (avant que Songs In The Key Of Rock le devienne à son tour), le plus homogène et nettement moins fourre-tout qu'un The Way It Is. Seulement voilà, avec le recul, Building The Machine n'est pas parfait, quelques défauts (légers) viennent noircir un peu le tableau comme les choeurs sur les refrains qui tendent à s'étirer en longueur, c'est surtout valable sur "Can't Stop The Flood", "Inside" et "Out On Me". Le thème de la guitare sur "I Will Follow You" finit par être gonflant à la longue à force d'être répété. Et Building The Machine connaît aussi une petite baisse de régime avec "Highball Shooter" suivi de "When You Fall", un titre plus heavy avec un riff saccadé et un refrain plutôt raté... les couplets ne sont pas mauvais en soi mais ce n'est pas non plus ce que GLENN HUGHES a fait de mieux. Il n'empêche, Building The Machine restera un des meilleurs albums solo de GLENN HUGHES, un de ses plus fins aussi, celui qui pousse sa facette « funky » le plus loin avec Play Me Out, Feel et First Underground Nuclear Kitchen. Les amateurs de « classic-rock » lui reprocheront certainement d'être trop « soft », de manquer de pêche à l'inverse d'Addiction, Songs In The Key Of Rock et Return Of Crystal Karma, plus rentre-dedans.

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   DAVID

 
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- - Glenn Hughes (chant, basse)
- - Jj Marsh (guitare)
- - Gary Ferguson (batterie)
- - Vince Di Cola (claviers)


1. Can't Stop The Flood
2. Inside
3. Out On Me
4. I Just Want To Celebrate
5. Don't Let It Slip Away
6. Feels Like Home
7. Highball Shooter
8. When You Fall
9. I Will Follow You
10. Beyond The Numb
11. Big Sky



             



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