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FORBIDDEN - Green (1997)
Par ODIN le 17 Décembre 2008          Consultée 3071 fois

Je vais vous faire une confidence : je ne supporte pas Jango EDWARDS.

Quoi, vous ne savez pas qui c’est ? Mais si, voyons, ce comique américain qui passe son temps à gesticuler, se mettre à poil et remplir son slip de crème Chantilly avant de la balancer sur le public.
Ah vous voyez que ça vous revient.
Pourquoi il m’énerve ? Parce qu’il en fait trop. Dès qu’il est invité quelque part, c’est systématique : on sait qu’il va faire le con, brailler, sortir plein d’objets à la con de ses poches et monter sur les tables. Il en fait des tonnes. Tout le temps. Et moi, ça me les brise.

D’une manière générale, tout ce qui est forcé à tendance à me gonfler un peu. C’est valable en musique, aussi. Et c’est pour ça que cet album de FORBIDDEN m’attriste.

Green est une tentative désespérée de raccrocher les wagons du Thrash moderne (style en vogue à l’époque), dont la locomotive était conduite par PANTERA et MACHINE HEAD. Et contrairement à la démarche opérée sur Distortion, où le groupe s’était modernisé sans totalement perdre sa patte, FORBIDDEN s’engouffre ici dans une voie casse-gueule : faire du PANTERA.
N’y allons pas par quatre chemins, inutile de tourner autour du pot, disons-le sans détour, en un mot comme en cent : c’est raté. Non seulement la démarche est contestable, mais le résultat pue sévère.

Le groupe forçant le trait comme c’est pas permis et la forme primant manifestement sur le fond, l’album se présente comme une enfilade de titres bourrins et groovy, à peine dignes de figurer en Faces B des singles de Far Beyond Driven. Green, c’est du PANTERA médiocre, et sans les soli flamboyants de feu Dimebag DARREL.
Et n’espérez pas trouver ici d’œillades au passé. Non non. FORBIDDEN n’est vraiment plus ce qu’il était, et les quelques accélérations de tempo ("Kanaworms", "Over the Middle") ne sont pas prétexte à un retour au Thrash orthodoxe des 2 premiers albums (et à un retour de l'inspiration non plus, d'ailleurs, les titres rapides étant catastrophiques).

Vous allez sans doute vous dire que j’exagère, mais je vous jure que non. Des titres comme "Turns to Rage" ou "Green" sont de loin les pires jamais écrits par FORBIDDEN. ANDERSON singe ANSELMO à grand renfort de braillements monocordes et à même recours à un ersatz de chant rappé ("Phat"), les gratteux se sous-accordent et accumulent les riffs grassouillets et interchangeables… le seul à s’en sortir la tête haute reste Steve JACOBS qui tente de transcender l’ensemble via un jeu puissant, riche et technique.

Alors bien sûr, on pourrait essayer de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Outre la batterie, je pourrais vous parler de "Blank", ballade dépressive surprenante et agréable, ou de la production, claire et d’une puissance à décorner un auroch.
Mais à quoi bon ? Ca ne changerait rien au fait que FORBIDDEN a chié dans la colle. A vouloir à tout prix se mettre à la page et s'entêter dans une voie qui n'est pas la sienne, le groupe a oublié l’essentiel : l’inspiration.

LOCICERO avouera plus tard que cette démarche a été motivée par de nombreux problèmes survenus avec leur maison de disques. Pour pouvoir garder son contrat, il fallait pratiquer un style vendeur, ce que le groupe a fait. Ca ne suffira pas : l’album se viandera et le split interviendra peu de temps après… jusqu’à la reformation de cette année.

Bref, en 1997, FORBIDDEN a tout simplement joué sa survie. Avec le recul, même si le résultat est affligeant, peut-on vraiment leur en vouloir ?

Allez les mecs, on oublie tout cela. Et je compte sur vous pour revenir à ce que vous savez faire de mieux sur le prochain disque. Cherchez pas à forcer, soyez juste vous-mêmes cette fois-ci.

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- Russ Anderson (chant)
- Craig Locicero (guitare)
- Tim Calvert (guitare)
- Matt Camacho (basse)
- Steve Jacobs (batterie)


1. What Is The Last Time ?
2. Green
3. Phat
4. Turns To Rage
5. Face Down Heroes
6. Over The Middle
7. Kanaworms
8. Noncents
9. Blank
10. Focus



             



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