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DARK SKY - Living And Dying (2005)
Par DSC le 8 Août 2008          Consultée 2024 fois

DARK SKY. Un nom à l'allure ténébreuse, qui laisserait au premier abord préjuger d'un groupe jouant sur les sonorités malsaines, épris de compos empreintes d'une noirceur à faire frémir les amateurs de Tobe Hooper. Pourtant, si il en a le nom, sa musique n'en est en rien le reflet. En effet, DARK SKY officie dans un style bien plus formaté, ne côtoyant jamais l'acrimonie caractéristique de ces rebelles indisciplinés et précurseurs qui arpentent ce nouveau millénaire. Car les cinq membres du groupe sont avant tout des inconditionnels des 80's, et une seule écoute de ce "Living And Dying" suffit à l'auditeur pour réaliser que la musique enfermée sur ce skeud s'applique à conserver cet esprit et ce feeling si singuliers avec juste assez d’authenticité pour qu'il en ressorte enivré de réminiscences lointaines, pour peu que cette époque l'ait bercé. Ce goût prononcé pour ces années florissantes s'explique par le fait que le groupe en soit issu. Eh oui, on pourrait s'offusquer en constatant que "Living And Dying" n'est que le troisième cru des allemands, après plus de 20 ans d'existence. Cependant, leur split ne fut pas dû à leur incompétence. En 1986, ils parvinrent même à signer un contrat avec un label. Malheureusement pour eux, aucun album ne naîtra de cette union.

S'il est vrai que "Living And Dying" possède sa griffe personnelle, le premier avis que l'on s'en fait est à nuancer. Effectivement, l'exaltation laissée par une première écoute superficielle ne permet pas fatalement de déceler la simplicité des chansons, tant les mélodies dont elles sont imprégnées contribuent à la masquer. De fait, si la première approche parvient aisément à convaincre, les suivantes s'avéreront généralement bien moins éclatantes. Non pas que la qualité des titres ou de leur interprétation soit sujette au blâme, mais, malgré une volonté évidente de cultiver la sonorité des 80's, l'ensemble conserve un visage bien trop édulcoré pour être tout à fait honnête, et lorgne souvent sur une naïveté outrancière au détriment de la profondeur et de la crédibilité de l'œuvre. De manière générale, l'album manque de punch ! Alors certes, on a ici affaire à un hard-rock mélodique à peine teinté de heavy-metal, mais le manque d'agressivité, aussi bien dans la voix qu'au niveau de l'exécution des riffs, laisse parfois perplexe.

Ainsi, au vu de la tiédeur globale, on en arrivera vite à parler de titres péchus en se référant à "Save Our Souls", "Back Again", "The Game" ou encore "Cute Little Lies". Quatre morceaux soutenus par un riff pouvant presque légitimement être qualifié de métal. Evidemment, ils feraient pale figure au côté d'un "Weels Of Fire", mais ils se plaisent à nous révéler qu'avec davantage de hargne, le groupe posséderait les ressources requises pour faire headbanguer son public. "Save Our Souls" rebondit sur un riff perçant et possède un refrain implacable, là où "Back Again" se traîne sur une rythmique pesante et grasse, et dispose d'un refrain non moins efficace. "The Game" ferait presque office de titre speed, émergeant de la purée ambiante pour s'imposer en définitive comme la chanson la plus offensive de l'album. "Cute Little Lies" est quant à lui un des titres les plus intéressants de cette galette, une sorte de synthèse de l'album, qui porte bien ce feeling typé 80's dans son chant et ses quelques leads au clavier.

Puis, l'album ouvre une deuxième voie, aboutissant sur une palette musicale plus lissée encore, mais comportant néanmoins quelques modèles de hard épuré et mélodiquement bien ficelés. Le début du premier couplet de "Twisted" ainsi que celui de "Living And Dying" repose sur un accompagnement sobre, effectué à la basse et au clavier, immergeant l'auditeur dans une montée en puissance classique, mais plutôt réussie. "The Feeling Is Over" et "Light Up The Darkness" sortent du même moule, et bien qu'étant un apport dispensable pour l'ensemble, transpirent l'inspiration. "Tonight", petite dernière dans la liste des compos pour minettes, regorge là encore de ce feeling qui fait à la fois la force et la faiblesse de l'œuvre. Oui, des compos pour minettes mais qui sauront à n'en pas douter faire rougir les plus insensibles d'entre vous, tant l'ensemble dilapide ici généreusement son lot d'émotions.
Enfin, il serait presque tragique d'éluder les trois titres restants. Car on aura beau reprocher au groupe son manque de brutalité, seul un être inhumain resterait impassible à l'écoute de la ballade "Give Love To Everyone". Simple, une fois encore, mais si opulente en émotions ! Un refrain qui tirera une larme aux plus réceptifs, et qui contraindra même les plus durs à fuir les regards environnants. "You Are My Life", la deuxième ballade, n'atteint pas le niveau de sa grande sœur, mais n'a rien de foncièrement superflu. Pour terminer, "See The Light" est la pièce la plus originale de l'album. Avec son intro acoustique et son rythme entraînant, on ne rechigne pas à esquisser quelques mouvements parfois ridicules.

Bref, s'il est vrai que je semble à priori vilipender ce troisième cru de DARK SKY, le sentiment qui baigne mon cœur lorsque l'envie me prend de m'y pencher est globalement positif. Et j'émerge généralement plus satisfait que déçu de mes écoutes, même successives : preuve qu'il possède un fond loin d'être déplaisant. J'en retiens principalement une quantité appréciable de refrains mémorables, pour des compos basiques mais habilement enrichies d'un clavier omniprésent, répondant avec souplesse à une guitare oscillant entre lourdeur et légèreté. Aux amateurs de hard mélodique un peu timide, je dirais : jetez-vous dessus ! Pour les métalleux avides d'agitation sinistre, passez votre chemin, cet album ne vous est pas dédié.

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- Frank Breuninger (chant)
- Steffen Doll (guitare)
- Winny Zurek (basse)
- Uwe Mayer (batterie)
- Claudio Nobile (claviers)


1. Escaped
2. Twisted
3. Save Our Souls
4. Living & Dying
5. You Are My Life
6. Back Again
7. The Feeling Is Over
8. See The Light
9. The Game
10. Give Love To Everyone
11. Light Up The Darkness
12. Cute Little Lies
13. Tonight



             



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