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MELVINS - Stoner Witch (1994)
Par LONER le 6 Août 2008          Consultée 4274 fois

Parmi les grandes questions musicales de ce siècle (aurons-nous encore des dents le jour de la sortie de « Chinese Democracy » ? faut-il utiliser une épée bâtarde ou une épée à deux mains en guise de croix sur la tombe de MANOWAR ?), il en est une que l'on évoque plus rarement car plus confidentielle par nature, mais tout aussi obsessive: comment aborder la discographie des MELVINS ? Quelle porte choisir pour pénétrer dans leur univers décalé aux relents de cave humide ?
Traditionnellement, deux options s'offrent à vous. Si vous êtes courageux, n'avez peur de rien, bouffez du Panthera leo tous les matins, vous pouvez tenter une attaque frontale de l'édifice par la face nord et suivre l'ordre chronologique des parutions. Nombreux s'y sont risqués, peu avaient le bagage nécessaire pour mener à bien leur ascension. Pour ma part, je suis partisan de la deuxième solution, moins populaire chez les trve du milieu indé, et qui consiste à taper en plein milieu, dans la période Atlantic (« ciel, une major ! »). Et comme je suis une personne de principes qui ne fait pas les choses à moitié, je tape vraiment au milieu et je choisis « Stoner Witch ».

Depuis 1992 et leur album éponyme (celui qui n'en a qu'une, anciennement baptisé « Lysol ») qui marquait la fin de la période dite « classique » (leur e.p. de noël, « Eggnog », ne faisait qu'annoncer les prémices de ce qui allait suivre), les MELVINS ont montré un goût certain pour l'expérimental, le délire instrumental, la blague musicale (hum) à deux balles. Pour preuve, le funeste « Prick », sorti quelques mois avant « Stoner Witch » et qui devait servir à financer l'enregistrement de ce dernier (je vois mal comment). Heureusement pour nous, la bande à King Buzzo n'a entre temps perdu ni son talent de composition ni le son lourd et moite qui la caractérise. Délaissant quelque peu le monolithisme fangeux des débuts, cédant à leur attirance pour le côté débridé de la chose, parfaitement maitrisé sur l'excellent « Houdini », nos trois lascars livrent en octobre 1994 ce qui est encore aujourd'hui considéré comme un de leurs meilleurs albums.

En tout cas un disque extrêmement varié, mariant à merveille la violence visqueuse du sludge (dont ils sont les précurseurs) et l'approche peu conventionnelle du métal alternatif. Un cocktail détonant dont on peu d'entrée de jeu apprécier la singularité (« Skweetis », « Roadbull » ou « At The Stake ») mais également la redoutable efficacité (« Queen », « Sweet Willy Rollbar », « Revolve »).
A ces morceaux de choix s'ajoutent des plages plus déroutantes comme « June Bug » et surtout « Magic Pig Detective », passage expérimental obligé qui ne décolle que deux minutes avant la fin, et des instants plus paisibles, plus aériens, à l'image du magnifique « Shevil », véritable bol d'oxygène, l'œil du cyclone en quelque sorte.
Ultime pied de nez: « Lividity », où il ne se passe rien pendant neuf minutes.
Toute la philosophie des MELVINS.

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- Buzz Osborne (chant, guitare)
- Mark Deutrom (basse)
- Dale Crover (batterie)


1. Skweetis
2. Queen
3. Sweet Willy Rollbar
4. Revolve
5. Goose Freight Train
6. Roadbull
7. At The Stake
8. Magic Pig Detective
9. Shevil
10. June Bug
11. Lividity



             



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