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DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

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- Style : Soilwork, Empyrios, Raintime
- Membre : Miseration

SCAR SYMMETRY - Holographic Universe (2008)
Par POWERSYLV le 19 Juin 2008          Consultée 4524 fois

En l’espace de 4 ans, le nom de SCAR SYMMETRY est devenu familier des amateurs de death mélodique estampillé « made in Sweden ». Il faut dire que le groupe a bien su prendre le train en marche et profiter d’une formule qui avait déjà fait ses preuves depuis la fin des années 90 et dont le point d’orgue furent les années 2001/2002 avec 2 disques incontournables : le novateur Reroute To Remains d’IN FLAMES et surtout Natural Born Chaos de SOILWORK qui ont, chacun à leur manière, renouvelé l’approche mélodique du genre tout en proposant un son des plus modernes. En 2004, SCAR SYMMETRY pousse ses premiers cris dans son berceau : un beau bébé qui en guise de hochet agite dans sa mimine à qui veut bien le voir (et surtout à qui veut bien l’entendre) une première démo, Seeds Of Rebellion. La bonne fée Metal Blade passant par là se dit que ce serait plutôt pas mal de signer ce joli bambin tout de suite dans son écurie, ce premier rejeton du style SOILWORK pouvant être aussi prometteur que son aîné. Il y eu ainsi Symmetric In Design (2005), le premier album.

Nuclear Blast récupère le combo dans son escarcelle et c’est le tour du deuxième opus, Pitch Black Progress (2006). Ces 2 premiers albums ont produit l’effet escompté. Tout était bien huilé pour gagner, et SCAR SYMMETRY se retrouva alors à l’affiche de nombreux festival (dont le Wacken Open Air, of course) et de tournées. C’est à l’occasion de l’une d’elles (tournée HYPOCRISY / SOILWORK / AMORPHIS / ONE MAN ARMY, etc ...) que j’ai pu voir ce que SCAR SYMMETRY donnait sur scène : un ersatz de SOILWORK finalement, en plus timide, avec ses choeurs, son chanteur chauve (clone de Speed de SOILWORK) qui roule des mécaniques et se partage chant clair limite pop avec growls afin de cracher à la foule qu’on allait voir ce qu’on allait voir.

Arriva ce qui devait arriver : ce troisième opus au titre mystérieux, Holographic Universe me tombe entre les pattes un beau jour de mai 2008. Je me mets à l’écouter, tranquillement ... une fois, 2 fois ... plusieurs fois même. Une évidence m’apparaît dans les premiers temps. Celle d’un SCAR SYMMETRY qui me sert ici et sans trop de surprise ce à quoi je m’attendais : du death mélodique au gros son (facile lorsqu’on a un producteur - Jonas Kjellgren - comme guitariste), bien foutu et sans réelle surprise, qui malgré certaines qualités évidentes paraît prévisible. La sensation que, même si on retient certaines choses de l’écoute (quelques refrains, les efforts sur les soli, les growls et les voix claires, les rythmiques irréprochables et bombastik typiques du style ...), on a affaire à du déjà entendu, du terrain connu, et même une lassitude en fin de parcours. C’est quand même pas « Waterloo morne plaine », y a quand même du relief, mais bon ...

Le premier titre « Morphogenesis » démarre sur de grandes espérances avec le gossier bien growlé de Christian Älvestam, le frontman en chef. Pas étonnant quand on sait que le groupe revendique son origine death metallique encore aujourd'hui. Le refrain est efficace mais le hic, c'est qu'on tombe tout de suite dans l'un des travers ridicules de ce genre de groupe : les choeurs avec voix claires insupportables. Et cette épine dans le pied du groupe (enfin, je parle pour moi hein), ben elle restera tout au long du skeud : si seulement ces choeurs étaient un peu plus énergiques mais là, ça manque singulièrement de couilles. J'y arrive pas. Ca me fait le même effet que quand j'ai découvert naguère le VAN HALEN de la fin des années 80. Heureusement qu'il reste dans la partie metal du groupe quelques points positifs qui parviennent à faire dresser l'oreille : quelques bons soli de la paire Kjellgren / Nilsson, des breaks bien gérés et une rythmique efficace bien que située dans les poncifs du style. Les tessitures death se retrouvent toujours ça où là, d'ailleurs certains titres reprennent du poil de la Bête (« The Missing Coordinates » qui rentre bien dans le lard, le riff appuyé de « Quantumleaper »). Mais si vous virez le côté plus extrême de la musique de SCAR, ben vous vous retrouvez avec du matériel dont l'aspect mélodique a été (trop ?) travaillé, léché et je parle pas des claviers qui s'épanchent : rendez-vous plage 2 (« Timewave Zero ») pour un échantillon. Des claviers qui lorgnent vers le prog, voire ce que peut faire un STRATOVARIUS (les soli de claviers sur « Quantumleaper », « Ghost Prototype I (Measurement Of Thought) » ou « Fear Catalyst »).

Point d'orgue du disque, le morceau titre « Holographic Universe », un morceau à tiroirs ambitieux, d'un bien beau gabarit avec quelques sonorités futuristes bienvenue et une première partie qui arrache avec une voix death convaincante et des parties instrumentales différentes ... sauf que là encore, le titre est ramolli par ces putains de voix claires à la con. Qu'on s'entende bien : je ne suis pas « anti voix claires » et j'adore le timbre d'Anders Frieden sur les derniers IN FLAMES par exemple. Parce quand Anders chante, il dégage quelquechose. Mais ici, ces voix manquent d'émotion, de sensibilité, de punch. Des choeurs plats, toujours sur le même filet de voix ... chiant et pop quoi. Y aurait pas ça, l'album passerait mieux chez moi. Les textes très mystérieux sont toujours centrés sur des réflexions métaphysiques, mathématiques, philosophiques. SCAR SYMMETRY est finalement un combo très cérébral dans les thématiques qu’il explore. C’est tout à son honneur et à l'actif du groupe.

Quoiqu'il en soit, Holographic Universe servira de pitance à ceux qui ne sont pas encore repus au style. Un album bien foutu avec ses bons côtés et ses travers. Personnellement, les sous-SOILWORK je commence à saturer ...

* Site Web :
http://www.scarsymmetry.com

* MySpace :
http://www.myspace.com/scarsymmetry

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- Christian Älvestam (chant)
- Jonas Kjellgren (guitare)
- Per Nilsson (guitare)
- Kenneth Seil (basse)
- Henrik Ohlsson (batterie)


1. Morphogenesis
2. Timewave Zero
3. Quantumleaper
4. Artificial Sun Projection
5. The Missing Coordinates
6. Ghost Prototype I (measurement Of Thought)
7. Fear Catalyst
8. Trapezoid
9. Prism And Gate
10. Holographic Universe
11. The Three-dimensional Shadow
12. Ghost Prototype Ii (deus Ex Machina)



             



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