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JAG PANZER - Ample Destruction (1984)
Par DARK SCHNEIDER le 24 Mai 2008          Consultée 4236 fois

Il y a de ces albums, de ces groupes, pour lesquels l’on ne peut comprendre pourquoi ils n’ont pas eu la reconnaissance qu’ils méritaient. Jouissant d’une réputation exaltée dans le milieu underground, d’excellentes critiques à l’époque, ce premier LP de JAG PANZER reste très peu connu du « grand public » heavy metal. Il fait parti de ces albums qui n’ont pas bénéficier d’une promotion suffisante lors de leur sortie, et aujourd’hui, seuls les fans les plus dévoués à la cause du heavy metal traditionnel font honneur à cet opus tonitruant. N’y allons pas par quatre chemins : Ample Destruction est le sommet du power metal US 80’s. Une référence absolue qui n’a aucunement perdu de sa force plus de 20 après. On navigue donc là dans ce fameux power metal US, un heavy metal tirant directement son inspiration de la NWOBHM mais aux tempi et à l’agressivité dopés. Une démarche qui fut d’ailleurs également emprunté par pas mal de groupes allemands.

Comme tout grand groupe qui se respecte, JAG PANZER est alors composé de musiciens très doués, largement au dessus de la moyenne. Mark Briody est un excellent compositeur, Joey Tafolla est un virtuose qui sortira plus tard des albums solo sous l’égide de Mike Varney et la section rythmique est au poil. Mais celui qui se distingue le plus sur cet opus c’est Harry « Tyrant » Conklin. Attention, il ne s’agit pas là d’un simple très bon chanteur de heavy comme il y’en a tant finalement, non. Harry Conklin est un chanteur extraordinaire, doté de capacités vocales hors pair, capable de tenir la note très longtemps, avec une ampleur et une puissance rarement égalée, et enchaînant les screamings à tout va avec une facilité déconcertante. Et pour l’avoir vu en live, je confirme qu’il s’agit du chanteur de heavy metal le plus impressionnant qu’il m’a été donné d’entendre, égalant, ou plutôt surpassant même son modèle Bruce Dickinson.

Ample destruction porte bien son nom. Chaque morceau se montre terriblement ravageur. Aucune concession ici, « Licensed to kill » débute l’album de façon abrupte, rentre dedans. Harry Conklin se montre déjà assez théâtral dans sa façon de chanter, un aspect de sa voix qu’il poussera encore plus à l’avenir. Dans le même style, très direct, agressif, « Generally Hostile » est un autre classique. Mon dieu que c’est bon d’entendre ce refrain vindicatif, sans pitié comme ils le disent si bien (No mercy !). D’ailleurs, les textes de JAG PANZER sont loin d’être idiot, plutôt bien écrit, franchement plaisant. Tout un potentiel d’écriture qui explosera complètement sur les albums postérieurs à la reformation de la fin des 90’s.
JAG PANZER pense déjà à son public en concoctant avec « Warfare » un refrain simplissime et scandé, taillé pour la scène, très punchy (l’influence des morceaux rock de JUDAS PRIEST se fait largement sentir). Le genre de titre sur lequel l’on ne peut s’empêcher de brandir le poing. Tout comme sur le redoutable « Reign of the Tyrants », un pamphlet à la gloire du metal, au texte particulièrement bien ficelé (ou plutôt ciselé), bien au dessus des caricatures de MANOWAR. Et musicalement ce morceau est une vraie tuerie, vous m’en reparlerez de ce refrain ! (Under the kniiiife !!). En parlant de MANOWAR, on pourra remarquer que Harry Conklin prend parfois des intonations très proches d’Eric Adams sur « Harder than steel ».
Globalement, JAG PANZER ne cache pas son admiration pour les groupes de heavy metal anglais. Impossible de ne pas penser à IRON MAIDEN à l’écoute de « Symphony of terror », un titre mélodique et épique dans le pur style de composition de Steve Harris.
Si, dans l’ensemble, Ample Destruction est un album très énervé, speed, mettant l’accent sur des riffs joués pied au plancher, il contient aussi deux titres nettement plus travaillés, tel que le mid-tempo mélodique «The watching » et surtout la superbe pièce qui clôt ce disque : « The crucifix ». Ce morceau, le plus long de l’album, dépassant les 7 minutes, débute par une partie acoustique démontrant tout le talent de compositeur de Mark Briody. Il s’agit également du seul moment d’accalmie de l’album (en excluant l’interlude qui précède « Reign of the tyrants »). Le chant de Tyrant prend toute sa dimension lyrique sur cette intro somptueuse. Des arrangements sont également présents, chose rare dans le heavy metal à cette époque ! Quelque part, ce titre annonce largement des albums comme The Age of mystery ou Mechanized Warfare. La suite du morceau est une montée en puissance, avec des riffs empruntant la lourdeur de BLACK SABBATH, et une partie instrumentale plus développée qu’à l’accoutumée.

Et les défauts ? Il n’y en a pas vraiment. On pourra juste constater que « Cardiac arrest » est un ton en dessous du reste. Bien sur, beaucoup pourront rétorquer que la prod est loin d’être optimale. Et il est effectivement clair que JAG PANZER a enregistré ce premier LP avec même pas le dixième des moyens dont à disposer un Powerslave ou un Defenders of the faith. La production est donc assez sommaire mais pas ce qu’il y’a de pire dans le genre. Si les guitares ne sonnent pas de façon extraordinaire, la voix est-elle bien mise en avant quand même. Une bonne remasterisation ne serait cependant pas de refus, ce qui n’est malheureusement pas à l’ordre du jour (la faute, parait-il, en incombant à Joey Tafolla qui refuse toute réédition de cet album).

Ample destruction est donc un classique du heavy metal. Porteur d'une énergie, d'une rage, d'une spontanéité qui rendent cet album toujours aussi percutant aujourd'hui. Pour un premier LP (le groupe ayant juste sortit un EP, Tyrants, l'année précédente), il s'agit là d'un véritable coup de maître de la part de JAG PANZER. Ils avaient tout pour faire partie des grands.

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Harry Conklin (chant)
- Mark Briody (guitare)
- Joey Tafolla (guitare)
- John Tetley (basse)
- Rick Hilyard (batterie)


1. Licensed To Kill
2. Warfare
3. Symphony Of Terror
4. Harder Than Steel
5. Generally Hostile
6. The Watching
7. Reign Of The Tyrants
8. Cardiac Arrest
9. The Crucifix



             



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