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DEATH METAL  |  LIVE

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OPETH - The Roundhouse Tapes (2007)
Par FIGHTFIREWITHFIRE le 21 Décembre 2007          Consultée 8227 fois

Ce live d’OPETH constitue un triple évènement : il s’agit non seulement du premier concert gravé sur CD de la carrière des Suédois, mais également de l’immortalisation de la dernière prestation scénique du guitariste Peter Lindgren, et d'autre part du témoignage de la reconnaissance du groupe envers son ancien label Peaceville. Un cadeau de Noël avant l’heure pour ce dernier qui a tant œuvré pour Opeth et tient une place déterminante dans leur histoire.

Un premier véritable live après tant d’années, c’est dire si les fans ont dû prendre leur mal en patience, mais, une fois n’est pas coutume, avec OPETH la qualité prime sur la précipitation. Et le résultat est à la hauteur des espérances que l’on peut avoir quand on connaît l’intégrité de Mikael Akerfeldt : "The Roundhouse Tapes", capté à Londres le 9 Novembre 2006 lors de la tournée promotionnelle de "Ghost Reveries", évite intelligemment le piège dans lequel de nombreux groupes tombent facilement en proposant une set list sensiblement différente de celle du dernier DVD ,ce qui augmente l’intérêt purement musical du produit. Ainsi on ne se trouve pas en présence, comme on aurait pu le craindre, d’une version CD du live "Lamentations" mais devant un produit véritablement indispensable.

Cela explique l’absence quasi totale sur ce disque de compositions issues de l’album "Damnation" (seul "Widowpane" subsiste), auquel le récent DVD avait fait la part belle, pour favoriser les autres monuments qui jalonnent la carrière d’OPETH et qui méritaient bien une immortalisation live.
On retrouve donc au moins un titre de chaque sortie du groupe de "Orchid" à "Ghost Reveries" à l'exception de "Deliverance", un voyage d’environ dix ans aux allures de best of qui permet à l’auditeur de prendre la mesure du talent d’un groupe déjà légendaire.

D’un point de vue plus technique on réalise qu'OPETH n’a pas ménagé ses efforts.
Le son est mixé avec une précision chirurgicale admirable. Dans ce domaine d'ailleurs, on évite un défaut assez redondant dans le milieu metal: le déséquilibre entre prestation des musiciens et réactions du public.
C’est simple, au casque ou avec une bonne installation, on s’y croirait. Le public est bien présent, le son des guitares très chaud, la basse assure son rôle si caractéristique de résonance comme jamais, la batterie claque sans bouffer le travail des autres instruments et la voix unique d’Akerfeldt vient s’ajouter à tout cela pour créer une alchimie extraordinaire au service de la magie qui s’échappe de chaque mélodie, chaque riff, chaque interlude mélancolique…

Et on salue d’autant plus la performance au regard de la grande complexité des compositions des musiciens, qui reproduisent ici avec une dextérité impressionnante des titres long de huit minutes minimum.
"Blackwater Park" est le point culminant de ce concert, avec pas moins de dix-huit minutes, mais que les plus enthousiastes ne s’enflamment pas trop vite, s’imaginant déjà une envolée à la manière d'un DEEP PURPLE sur son "made in japan" : près de huit minutes sont réservées à la présentation des membres du combo au public. Néanmoins l’intensité de ce titre et ses variations d’ambiance en font l’un des incontournables d’OPETH sur scène.
Au niveau des plus belles surprises on citera également le chef d’œuvre que constitue le titre "The Night And The Silent Water", extrait du second opus des virtuoses Suédois "Morningrise", ce titre est un monument de génie créatif et d’exécution, procurant des émotions rarement atteintes avec autant de puissance.
Le live parvient ainsi non seulement à transmettre la force des compositions studio mais même à les sublimer, magnifiant les moments de pure mélancolie ("Face Of Melinda") et transcendant la hargne et l’énergie qui se dégagent de morceaux comme "Bleak".
Il est assez surprenant par contre de ne découvrir qu’un seul et unique extrait du dernier album avec le titre "Ghost Of Perdition", un disque qui aurait certainement mérité plus de présence pour une tournée qui portait son nom, mais cela s’explique par la volonté du groupe de ne laisser aucun album sur le bord de la route, sérieux casse-tête quand on connaît la longueur des morceaux.

OPETH ne faisant jamais les choses à moitié le produit est en outre agrémenté d’un artwork réellement superbe, œuvre réalisée inévitablement sous la direction du génial "dictateur" Mikael Akerfeldt.

Franchement j’ai beau chercher un quelconque défaut à cette sortie, ce serait vraiment faire la fine bouche que de relever les futilités qui pourront rebuter certains (à part le sempiternel "Akerfeldt il a toujours l’air de s’emmerder entre les chansons d’abord" je ne vois pas. C’est dire si cet album live vaut le coup, et on se délecte encore des remarques empreintes de l’humour toujours cynique du personnage ).
Au registre des critiques on peut au pire légèrement regretter qu’OPETH ne prenne pas davantage le risque de modifier ses titres live, souvent parfaitement identiques aux versions studios, ou d’improviser quelques soli, mais ce serait vraiment être exigeant et ingrat à la vue de cette offrande exceptionnelle !

A n’en pas douter, avec cet effort supplémentaire pour combler son public, OPETH gravit une nouvelle marche vers la légende et le succès à plus large échelle, ce qui s’annonce comme une récompense méritée après une tournée marathon, un travail énorme de son label, et avant la sortie d’un prochain DVD annoncé pour le début de l’année 2008 et qui viendra compléter ce "Roundhouse Tapes" indispensable.

Me risquerais-je à affirmer que l’on se trouve certainement ici en présence du live de l’année ? Assurément oui, j’ose le dire, ne serait-ce que pour le côté évènementiel de la chose et le travail remarquable qui figure derrière.
OPETH est devenu un gage de qualité et cet album live saura largement combler les attentes des plus impatients avant le prochain album prévu, à l’instar du DVD cité plus haut, pour 2008…

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- Mikael Akerfeldt (chant,guitares)
- Peter Lindgren (guitares)
- Martin Mendez (basse)
- Per Wilberg (claviers,backing vocals)
- Martin Axenrot (batterie)


1. When
2. Ghost Of Perdition
3. Under The Weeping Moon
4. Bleak
5. Face Of Melinda
6. The Night And The Silent Water

1. Windowpane
2. Blackwater Park
3. Demon Of The Fall



             



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