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HELSTAR - Sins Of The Past (2007)
Par DARK SCHNEIDER le 7 Novembre 2007          Consultée 3203 fois

Les reformations des vieux groupes de heavy US des 80’s ne sont pas rares depuis plusieurs années. On avait déjà eu droit au retour réussi des speed metalleux d’AGENT STEEL en 1999, puis à OMEN en 2003 le temps d’un album prétexte à des concerts occasionnels. D’autres groupes allèrent également de leur reformation, souvent le temps de quelques concerts en Europe. Tout portait à croire que les Texans d’HELSTAR allait également reprendre la route. Il faut dire que leur chanteur, James Rivera, depuis son retour en force à la fin des 90’s ne cessait de faire des clins d’œil à son ancien groupe. D’abord avec DESTINY’S END, qui sonnait comme du HELSTAR modernisé, puis SEVEN WITCHES qu’il a sauvé de la médiocrité et enfin DISTANT THUNDER où ses intentions étaient cette fois-ci très claire : faire du HELSTAR ni plus ni moins, DISTANT THUNDER étant le titre de leur troisième album.
A force de tendre la perche, les anciens musiciens d’HELSTAR l’ont enfin saisie et voici donc les Texans réunis sous le même line-up que celui de 1986 (à l’exception du batteur), soit celui de l’album Remnants of war.
Un nouvel album est d’ores et déjà prévu pour l’année prochaine, mais en attendant, le groupe a décidé de publier cette nouvelle galette qui renferme d’anciens morceaux réenregistrés pour l’occasion. Une démarche qui ne m’a à vrai dire jamais vraiment passionné, préférant toujours le charme vintage des productions d’origine (comme par exemple pour le Heavy metal thunder de SAXON).

Décortiquons un peu la chose : 11 titres issus des 4 premiers albums du groupe plus 2 inédits. L’album de 1995, Multiples of black est donc zappé, il était de toute façon à part dans la discographie et nettement plus faible.
Parmi ces morceaux : 3 titres extraits de Burning star (1984), 4 de Remnants of war (1986), 2 de Distant thunder (1988) et 2 de Nosferatu (1989). Remnants of war est donc de loin l’album le plus représenté, logique puisqu’il s’agit quasiment du même line-up, mais c’est là où le bât blesse car il s’agit du disque le plus faible des Texans…
En fait, j’aurais beaucoup à redire sur le choix des titres, hormis les trois classiques que sont « Burning star », « The king is dead » et « Angel of death », le choix des morceaux me parait fort contestable. Comment le groupe a-t-il pu omettre des titres aussi excellents que « Run with the pack », « Winds of war » ou « Destroyer » ? A la place on doit se fader les beaucoup plus banals « Suicidal nightmare », « Evil reign » et « Witche’s eye ». Du coup, impossible de parler de best-of, mais de simple compilation. Pas très judicieux vu que ce genre de produit est également destiné à faire découvrir le groupe aux profanes.

Parlons de l’interprétation maintenant. Evidemment le son est plus puissant, plus moderne et agressif, la plupart des morceaux sonnent quasi-thrash. Les musiciens connaissent leur répertoire sur le bout des doigts, c’est sur. Mais j’étais tout de même inquiet en ce qui concerne les 2 titres extraits de Nosferatu, un album beaucoup plus technique qui devait beaucoup à la présence du virtuose André Corbin, ici aux abonnés absents. Finalement, ce line-up d’HELSTAR s’en sort bien sur « Baptised in blood » et « Harker’s tale », mais ces 2 titres perdent de leur force sortis de leur contexte initial.
Concernant le chant de James Rivera, celui-ci assure parfaitement son affaire, ses aigues étant nettement plus maîtrisées, plus Halfordien aussi. On sent tout de même qu’il a vieilli, sa voix sonne beaucoup moins naturelle (il suffit de comparer avec les prestations live), en dessous de ses performances de l’époque DESTINY’END/SEVEN WITCHES.
Peu de différences entre ces nouvelles versions et les anciennes. Si le son est plus gros, je préfèrerais toujours les anciennes productions, difficile d’en faire abstraction quand on s’y est habitué. Et puis franchement, aucun titre n’en sort grandi. Un seul tire son épingle du jeu : « Angel of death », très bien modernisé, avec un refrain démoniaque plein de mordant.

Pour finir, parlons donc des deux inédits : « Tormentor » et « caress of the dead ». Deux nouvelles compositions dans la droite lignée de l’album Remnants of war. Pas grand-chose à dire de ces titres, il va falloir que leur nouvel album soit d’une tout autre trempe si HELSTAR veut toucher un large public (même si leur metal est suffisamment moderne pour cela).

Au final, voilà un disque qui me laisse perplexe. On ne peut pas dire que le groupe s’adresse uniquement à ces anciens fans, ceux ci se tourneront plus volontiers vers les vieux albums, quant à la question de toucher un nouveau public, mouais, si le choix des titres avait été plus judicieux HELSTAR aurait pu marquer les esprits mais là… On a donc droit à un produit tout à fait dispensable, mais une bonne occasion de se tourner vers les anciens albums dont la plupart sont quand même très intéressants.

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   DARK SCHNEIDER

 
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- James Rivera (chant)
- Larry Barragan (guitares)
- Robert Trevino (guitares)
- Jerry Abarca (basse)
- Russel Deleon (batterie)


1. Burning Star
2. Suicidal Nightmare
3. The King Is Dead
4. Evil Reign
5. Baptized In Blood
6. Witch's Eye
7. Tyrannicide
8. Harker's Tale
9. Angel Of Death
10. Dracula's Castle
11. Face The Wicked One
12. Tormentor
13. Caress Of The Dead



             



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