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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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FAIRYLAND - The Fall Of An Empire (2006)
Par BAST le 13 Novembre 2006          Consultée 9980 fois

Trois ans après « Of Wars In Osyrhia », les français de FAIRYLAND reviennent avec un line-up remanié. Exit Elisa C.Martin (ex-DARK MOOR) et Willdric Lievin, partis tous deux former HAMKA.
Afin de remplacer la très charismatique Elisa, le choix s'est porté sur Max Leclerq, l'excellent vocaliste de MAGIC KINGDOM (à ce propos c’est Olaf Hayer, le chanteur de LUCA TURILLI et de DIONYSUS, qui devrait lui succéder au sein de MAGIC KINGDOM).
Autre nouvel arrivant, le guitariste Anthony Parker, transfuge d’HEAVENLY.

Compte tenu de ces remaniements, ce deuxième album de FAIRYLAND pose d'emblée deux questions : le départ du co-compositeur Willdric Lievin va-t-il porter préjudice au groupe ? Et Max Leclerq, parviendra-t-il à faire oublier Elisa C.Martin dont le timbre accompagnait à merveille les compositions orchestrales du groupe ?

Je ne vous fais pas patienter jusqu’au prochain épisode. A la première question, j’aurais tendance à dire que la réponse est non, même s’il me semble que « The Fall Of An Empire » est un poil moins étincelant que son prédécesseur. Mais est-ce pertinent d’y déceler un rapport de cause à effet tant la régression est minime ?
Et à la seconde question, pas d’hésitation (bien que je sois fan de la voix d’Elisa…), l’affirmative s’impose. Car Max Leclerq est décidément un merveilleux chanteur qui, tout en reprenant certaines intonations caractéristiques d'Elisa - histoire de jouer sur la cohérence artistique entre les deux albums, ne se gêne pas pour apporter sa touche personnelle avec ce chant orienté hard-rock plutôt que speed mélodique.

« Of Wars In Osyrhia » m'avait conquis. Ce heavy symphonique aux relents héroic-fantasy avait en effet su exister à côté du maître incontesté qu'est RHAPSODY. « The Fall Of An Empire » n’a pas été loin de produire sur moi le même effet.

Reprenant à peu de choses près les mêmes ingrédients que sur son premier travail, FAIRYLAND a ajouté une pointe de nouveauté.
A commencer par cet aspect plus fouillé des compositions. Le heavy symphonique de FAIRYLAND s’avère moins direct que sur son premier album. La structure des titres confine par moments au progressif. Et en cela, on pense immédiatement à THY MAJESTIE.
Les chœurs, ensuite, sont utilisés de façon particulière. Disposés plus en retrait qu'à l'habitude, ils semblent émaner du fond d'un temple (« The Fall Of An Empire »).

Alors qu’on reprochait à FAIRYLAND de n’avoir pas su mieux digérer l’influence de son maître à composer RHAPSODY, cette remarque désagréable devrait perdre en intensité sur ce second opus. Car, exceptés quelques passages, les français sont parvenus à dénicher un son et une identité propres.

« The Fall Of An Empire » débute par l’intro de rigueur. Elle permet au moins de constater que les orchestrations synthétiques tiennent la route.
Puis, avec le titre « The Fall Of An Empire », on rentre de plain-pied dans l’album. Titre speed et très mélodique, avec quelques passages arabisants, il démontre un travail de composition scrupuleux.
« Lost In The Dark » est du même acabit, avec une ambiance plus lourde et des lignes de chant intenses. C’est à mon sens le morceau qui fait le plus penser à du RHAPSODY.
Le hit de l’album est certainement « The Awakening » dont le gros point fort est cette belle exploitation des mélodies médiévales, un peu à la BLIND GUARDIAN.
« Eldanie Uelle » est une magnifique ballade sur laquelle Max fait des merveilles et que domine un refrain majestueux.
Les chœurs sont à la fête sur « The Walls Of Laemnil » qui en regorge.
Le meilleur moment de l’album est peut-être incarné par la seconde ballade. « In Duna » est vraiment splendide, avec cette ambiance médiévale que peu de groupes du genre avaient réussie à saisir aussi bien.
Loin de vouloir déroger à la règle, FAIRYLAND a décidé de clore l’album sur une longue pièce épique. « The Story Remains » propose de jolies choses (le chant de Max Leclercq), quelques passages agréables, d’autres excellents, mais on a eu droit à mieux dans le genre. Je trouve que ce titre n’est pas à la hauteur de l’ambition qu’il est censé traduire.

Hormis le final un peu décevant, deux autres points faibles sont à noter, même s’ils sont légers, force est de le reconnaître. Pour ma part, je situerais le premier au niveau des chœurs. Car si l’effet « cathédrale » que j’évoquais plus haut colle par moments parfaitement à l’ambiance des titres, ils manquent par ailleurs de pêche sur les morceaux plus incisifs.
Le second point faible - vous le prendrez comme vous voulez, tient au fait que FAIRYLAND sorte son second album à peu près en même temps que RHAPSODY… Et là, forcément, passer de l’un à l’autre va être, aux yeux de certains amateurs de metal symphonique, assez préjudiciable aux français tant le son et les moyens des italiens sont supérieurs aux leurs. Quoique la production de « The Fall Of An Empire » s’avère plutôt bonne, RHAPSODY a placé la barre tellement haut que certains passages pourraient faire pâle figure.
Seulement, le son ne fait pas tout et vu que le dernier album de RHAPSODY a déçu quelques amateurs, il est possible que ceux-là se rattrapent avec cette autre sortie du genre.

Un petit mot sur le packaging s’impose, car il est de grande qualité ! La pochette, par exemple, est superbe. En dépit des guerriers qui y sont représentés, elle parvient à s’extirper des clichés du genre. Non, vraiment, « The Fall Of An Empire » est un bien bel objet !

Au même titre que « Of Wars In Osyrhia », « The Fall Of An Empire » constitue un passage obligé, en terme d’écoute et d’intérêt en tout cas, du heavy symphonique. La carrière de FAIRYLAND est décidément exemplaire, surtout de la part d’un groupe qui a galéré de longues années avant de s’extirper de l’underground.
Bravo !

NB : cette chronique a été réalisée à partir de la version Japonaise, sortie fin août. L’album sera disponible « dans le reste du monde » très prochainement.

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   (2 chroniques)



- Max Leclercq (chant)
- Anthony Parker (guitare)
- Philippe Giordana (clavier)
- Thomas Caesar (basse)
- Pierre-emmanuel Desfray (batterie)


1. Endgame (intro)
2. The Fall Of An Empire
3. Lost In The Dark
4. Slaves Forlorn
5. The Awakening
6. Eldanie Uelle
7. Clanner Of The Light
8. To The Havenrod
9. The Walls Of Laemnil
10. Anmorkenta
11. In Duna
12. The Story Remains
13. Look Into Lost Years (outro)
14. Across The Endless Sea (bonus Japonais)



             



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