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DOOM METAL  |  STUDIO

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- Style : Ataraxie

EVOKEN - Embrace The Emptiness (1998)
Par MOX le 24 Septembre 2006          Consultée 1524 fois
En évitant la liste des groupes que je me suis bien longtemps gardé d’écouter sérieusement alors qu’on me préconisait le contraire, j’en sortirai un en particulier, probablement le moins connu et le moins désiré de toute la liste (qui, histoire d’aiguiller les esprits, compte parmi tant d’autres les MODERN TALKING, BÉZU et MASTERBOY). Celui dont je m’apprête à vous entretenir -et qui n’a plus aucun secret, je ne vois pas pourquoi je ne parlerai plus d’Evoken-, est Evoken (fichtre !). La première oreille que je posai sur cette formation américaine concernait cet album en particulier, et les légères mais réelles différences avec le reste de leur discographie mirent en échec les efforts qu’on peut consentir à faire après une déception.

Il s’agissait en réalité de conseils en doom/death un peu sec et sans trop de larmoiements que je venais glaner ici et là ; et dans la liste qui m’était gentiment proposée : Evoken. « Ah ouais té ! On m’la fait pas à moi ! J’le connais vot’ groupe, là, Evoken, et le doom/death j’sais pas où vous le voyez, hein… »
L’un comme l’autre ont raison, « Quietus » et « Antithesis of Light » jouent dans cette cour aride mi-lente mi-agressive, mais certainement pas « Embrace the Emptiness » avec lequel je commençai. Certainement pas car la quête d’accélérations, de rythmiques death-metal plus ou moins bas de plafond et de batterie simpliste est ardue, et l’on en reviendra majoritairement bredouille. En notant très large, j’en remarque trois. Sur plus d’une heure de musique. Et en outre, on se passera de pertinence, surtout sur « Ascend into the Maelstrom » : gribouillage de guitares véloces et vides, donc niveau utilité hein… Évidemment il serait plus juste de faire preuve de souplesse, ce n’est que leur premier essai après tout. Mais ! Au vu des petites pépites sorties ensuite, je me permets la critique.

Doom/death alors ? Faux! Doom plus simplement dont les thèmes et les ambiances seront réutilisées ensuite, quasiment intacts. Les morceaux s’étirent et développent des structures déjà très travaillées (celles de « Quietus » pour ne pas paraphraser) mais l’ensemble pâtit d’un son médiocre. Ici, les instruments sont mous et tous caverneux, si bien que, par manque de réels changements de rythme, « Embrace the Emptiness » pourrait prétendre à une étiquette « funeral doom », vu que SKEPTICISM n’aurait pas craché sur ces guitares flasques et bourdonnantes.

Mieux qu’après, les claviers occupent ici une place de choix dans la musique : ils forment un duo inséparable avec les arpèges de guitare dont Evoken raffole ici. C’est une autre raison pour laquelle cet essai est moins rêche et ravageur que les suivants : les riffs, les vrais riffs, sont terriblement banals (parfois inspirés du vieux MY DYING BRIDE) et la rythmique, appauvrie par une production très moyenne, n’assure que difficilement son rôle. Mais en face, c’est un festival d’harmoniques, breaks et contre-breaks de mélodies claires quoique désespérées, un jeu d’atmosphères plaçant « Embrace the Emptiness » un peu à part du reste de leur discographie.

Ces atmosphères ne sont pas sans fautes de goût. Si le toucher de guitare est juste, poignant et parfaitement noir, les claviers emploient de temps à autres une sonorité cheap ou jouent des nappes pompeuses et malheureusement en première ligne. Et ce système, ce dialogue d’harmoniques et de claviers sur fond de musique « doom » (gros souffle death, percussions plombées et rythmiques lentes dans ce cas-là) est itératif ; les titres s’enchaînent sans qu’on s’agrippe sérieusement pendant.

Les ambiances prévalant mais s’échouant un peu tristement parfois, les rythmiques, les riffs se faisant encore timides, « Embrace the Emptiness » clopine un peu. De surcroît, pour l’amateur qui aura intelligemment évité cet album (pas comme moi, donc) mais découvert les autres, le retour en arrière risque d’être également douloureux, et surtout sans grand intérêt.




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- John Paradiso (guitare, chant)
- Nick Orlando (guitare)
- Steve Moran (basse)
- Vince Verkay (batterie)
- Dario Derna (claviers)


1. Intro
2. Tragedy Eternal
3. Chime The Centuries End
4. Lost Kingdom Of Darkness
5. Ascend Into The Maelstrom
6. To Sleep Eternally
7. Curse The Sunrise



             



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