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DEATH METAL  |  STUDIO

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PESTILENCE - Consuming Impulse (1990)
Par POSSOPO le 10 Août 2006          Consultée 5499 fois

Les groupes qui évoluent dérangent, les géants et les plus petits. Les premiers dérangent car, leaders d’opinion suivis par des milliers de fans, leur transformation demande un effort de la part de ceux qui les vénèrent en réfléchissant trop rarement au pourquoi de la chose. Le fan n’aime pas être désorienté, il n’aime pas non plus qu’on joue avec lui, même si cette idée fausse relève d’une vanité incroyable. Les petits dérangent car le peuple ne pardonne que rarement la volonté de survie de formations incapables de s’extraire du peloton par leur talent, peloton pourtant formé sous l’impulsion d’une masse d’auditeurs refusant de faire preuve de discernement. Quand un genre succombe, encore une fois sous l’impulsion de cette masse qui use à volonté de son droit de vie et de mort et change de direction au gré des vents de la mode, la collectivité préfère voir tous les athlètes à la cheville lourde mettre pied à terre plutôt que d’assister à la survie par la malice de certains cyclistes ne respectant plus les règles.

En écoutant brièvement Testimony Of The Ancients, on se dit que PESTILENCE est composé de musiciens talentueux et techniquement doués. Le temps et l’analyse apportent une vision nouvelle de l’avant-dernier album des Bataves. Le puits d’inspiration propriété indivis de DEATH, ATHEIST et CYNIC a été squatté sans vergogne par le trio hollandais, sous l’œil approbateur de Tony Choy, bassiste détenant sa part de l’ouvrage de pierre, jusqu’à son assèchement total. Et le disque devient alors un savant travail de copier coller finement exécuté, à la brillance indiscutable mais manquant singulièrement de personnalité. Personnalité enfin révélée sur un Spheres difficile et incompris.

Lorsqu’on sait tout ça, il est à peine besoin de pencher une demi oreille sur la discographie du groupe pour parvenir à une première opinion probablement assez juste. PESTILENCE a du démarrer sa carrière de la plus sotte manière, en plongeant tête baissée dans les arcanes du death metal sans réellement se poser la question de l’art. Peut-être même l’orchestre a-t-il commencé timidement en composant quelques riffs de thrash sombre à une époque où les oracles musicaux les plus compétents se posaient encore la question de la viabilité d’un death metal encore appelé gore metal?

Voilà, tout est déjà dit. Malleus Maleficarum, rapidement désavoué par les musiciens responsables du méfait, était bien un mélange maladroit de thrash et de proto death. Et l’opus qui nous intéresse ici, Consuming Impulse, lui aussi renié quelques courtes années après sa création, se fourvoie dans un death peu réjouissant. Peu réjouissant car générique, simplement générique. Mélodiquement creux, techniquement absent, artistiquement vide, linéaire au possible et même pas brutal. Il doit bien y avoir quelques personnes qui, par nostalgie, parce qu’ils ont effectué leurs premiers pas dans le monde de l’extrême avec celui-ci, apprécient encore cet ouvrage à la sincère vanité. Espérons qu’ils sachent tout de même accepter l’évidence et juger objectivement du pas de géant effectué par PESTILENCE entre cet enregistrement plus qu’accessoire et les deux galettes suivantes, aussi imparfaites qu’ingénieuses.

C’est en écoutant la pièce insignifiante et datée qu’est Consuming Impulse que l’on se rend le mieux compte de l’astuce et de l’à-propos d’un groupe qui a tenté de s’extirper de sa propre médiocrité en usant des quelques armes qu’ils savait manier. PESTILENCE ne méritait assurément pas d’être autant boudé à la fin de sa carrière comme il ne méritait pas la publicité dont il a bénéficié, circonstances obligent, lors de la sortie de son deuxième album. Parti d’aussi bas et au départ dénué d’une quelconque ambition, il n’en devint que plus méritant et cela, bien peu le comprirent. La plèbe agit souvent à contrario de toute forme de justice, en voici un nouvel exemple.

Au fait, les fourmis rouges, ça fait si mal que ça?

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- Martin Van Drunen (basse, vocaux)
- Patrick Mameli (guitares)
- Patrick Uterwijk (guitares)
- Marco Foddis (batterie)


1. Dehydrated
2. The Process Of Suffocation
3. Suspended Animation
4. The Trauma
5. Chronic Infection
6. Out Of The Body
7. Echoes Of Death
8. Deify Thy Master
9. Proliferous Souls
10. Reduced To Ashes



             



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