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POVERTY'S NO CRIME - One In A Million (2001)
Par SPHERIAN le 25 Janvier 2006          Consultée 1665 fois

Quel nom étrange pour un groupe….Poverty’s no crime. De premier abord, ça fait plus penser à un slogan anti-mondialisation qu’à un groupe de heavy/prog mélodique à souhait. Mais bon…on n’est pas là pour parler éthymologie quantique et je vais donc laisser l’analyse du patronyme du groupe pour plus tard et m’atteler directement à ce qui nous intéresse...car la musique des allemands de PNC mérite qu’on s’y intéresse !

PNC a suivi le parcours du combattant classique du groupe de prog. Pas facile d’être influencé par Rush, Dream Theatre et consorts au pays du speed metal. Nos amis d’outre-Rhin nous ont en effet plus habitué à des pépites de heavy/speed qu’à du bon vieux prog et les quelques groupes qui ont tenté l’aventure (je pense au fantastique Ivory Tower) se sont vite fait oublier, noyés sous la masse de groupes plus classiques. Mais la persévérance paye ! Et ça, PNC l’a bien compris ! Après quelques démos sous divers noms et 3 albums avec leur nom définitif, One in a million nous arriva sur Inside Out/SPV en l’an béni 2001 et mes aieux…quelle bonne surprise !

PNC officie dans un registre très sympathique. Imaginez une clairière où les chemins du Heavy et du Prog métal se rejoignent avant de se séparer à nouveau. Et bien là, au milieu de nulle part, 5 allemands ont décidé de poser les tentes et les amplis, ont fait un ptit feu et attendent que les visiteurs passant par l’un ou l’autre des chemins les remarquent ! C’est donc ici à un mix heavy/prog mélodique que l’on à affaire. L’intro « The Stolen eye » pose l’ambiance. Jolie ballade courte qui ne fait intervenir que piano et chant. On remarque tout de suite le timbre de voix particulier de Volker Walsemann qui officie dans un registre plutôt aiguë et clair et qui maîtrise parfaitement diverses modulations. Il y a des relents d’un certain Kiske chez Volker et on pourrait aussi citer Geoff Tate. Le registre vocal n’est toutefois pas très étendu (mais ne dérange pas vu que très bon) donc, si vous détestez la voix sur Stolen Eyes, replacez le bébé dans le bac ! The Stolen Eyes se termine sur le superbe riff de Ancient Lies, titre typique pour PNC. On découvre donc le registre du groupe avec des titres plutôt rapides pour du prog et faisant intervenir une multitude de riffs différents au sein d’un même titre. La production du disque m’a toujours un peu dérangée car pas assez puissante à mon goût. Les guitares sont perdues dans les mediums/aiguë et la batterie sonne un peu sèche. Ce choix apparemment convient au groupe car la même prod est utilisée sur les successeurs de OIAM.

On attend donc confirmation après ce très bon opener. Deux titres mid tempo succèdent à Ancient Lies. Differentes influences se font sentir : Rush pour les couplets de Incognito, Queensrÿche dans l'excellent riff de Just a dream, tout ça est vraiment bien plaisant ma foi et plus que suffisant pour faire taper du pied! Toutefois, c’est lorsque The Stranger within déboule que le gentil tapage de pied se transforme en sérieux headbanging ! L’artillerie lourde se fait entendre ! Gros riff de guitare, gros travail vocal, passages plus subtil batterie/clavier, tout est dans ce titre que j’aurais bien volontiers entendu à la suite de Eyes of a Stranger d’Operation Mindcrime (Queensrÿche) ! La comparaison est flatteuse mais méritée. On devine l’influence de Fates Warning dans l’alternance des passages heavy et de rythmes plus typiques prog. Le clavier est aussi assez présent mais pas de gros duels clavier/guitare ici…que du subtil je vous dis !

La suite de l’album n’est malheureusement pas du même acabit. On passe son temps à essayer de rechercher un titre de la trempe de The stranger within. Il faut se rendre à l’évidence, le meilleur titre de l’album est passé. On ne passe pas pour autant un mauvais moment et loin de là. Logan 5 est un instru sympa qui aurait mérité des mélodies vocales et Open to attack est un titre rapide et heavy à souhait mais un peu ennuyeux. On retrouve les qualités de composition des allemands dans 2 autres véritables hymnes. Point of view et son intro ultra heavy guitare/batterie qui s’interrompt sans prévenir sur une ritournelle de piano du meilleur effet ! Très long titre à tiroir et 2ème gros headbanging (un plaisir de morceau à jouer…gare aux changements de mesure !). Enfin, Dare to Fly et son intro « inca » pour ensuite débouler avec un riff à la Maiden fait une 3ème grosse impression et finit l’album en beauté. Malgré les quelques sentiments mitigés, on sent un potentiel énorme chez PNC et on en redemande ! A noter la bonne reprise du titre Distant early warning de Rush, intéressante avec la voix de Volker.

PNC nous gratifie donc là d’un très bon album sans ambition et qui fait très bien son boulot : donner du plaisir à l’écoute et n’attendre qu’une chose : la sortie du prochain opus !

Titre préféré : The Stranger Within

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- Jörg Springub (keyboards)
- Marco Ahrens (guitars)
- Volker Walsemann (vocals/guitars)
- Heiko Spaarmann (bass)
- Andreas 'theo' Tegeler (drums)


- One In A Million
1. The Stolen Eye
2. Ancient Lies
3. Incognito
4. Just A Dream
5. The Stranger Within
6. Logan 5
7. Point Of View
8. Open To Attack
9. Dare To Fly
10. Distant Early Warning (bonustrack)



             



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