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- Style : Dream Theater

ANDROMEDA - The Immunity Zone (2008)
Par SPHERIAN le 11 Décembre 2008          Consultée 4193 fois

L’exercice qui consiste à suivre la carrière d’un groupe depuis ses débuts donne toujours lieu à un voyage intéressant, surtout lorsque, comme c’est le cas pour ANDROMEDA, le premier album fut un véritable chef d’œuvre. Car soyons francs, depuis l’excellentissime « Extension of the Wish », les Suédois (ne bénéficiant plus de l’effet de surprise) ont plutôt eu du mal à se renouveler et, bien que la qualité soit toujours au rendez vous, ni « II=I », ni « Chimera » n’ont permis au groupe de franchir un palier.

Finie la stagnation, avec « The Immunity Zone », ANDROMEDA décide d’entamer sa mue et fait évoluer sa musique avec grande intelligence. Hors de question de brusquer les fans de la première heure, les changements sont ici distillés à doses homéopathiques. Une oreille attentive remarquera toutefois que la musique du combo est ici bien plus accessible. Première preuve : l’énorme travail sur la structure de ces 9 nouveaux titres. Tous axés autour d’un refrain très fort et assimilable dès les premières écoutes, on se retrouve vite à beugler chaque titre et en particulier celui de « Slaves of the Plethora Season » véritable hit en puissance et chose peu commune chez ANDROMEDA. « Worst Ennemy », « Censoring Truth », « My Star », jamais le groupe n’a autant travaillé les lignes vocales. A l’image d’un CIRCUS MAXIMUS, la mélodie l’emporte de plus en plus sur la technique et, bonne nouvelle, ANDROMEDA n’est plus un groupe réservé uniquement aux musiciens !

Conséquence directe, les longues plages instrumentales qui faisaient la force d’« Extension of the Wish » ont pratiquement disparu en même temps que les nombreux soli de guitare de Reinholdz. Ca par contre, c’est franchement dommage ! Le guitariste virtuose se retrouve en retrait, se concentre sur les rythmiques, laissant souvent le soin aux claviers de Martin Hedin lancer les thèmes musicaux (« Slaves », « Ghost on Retinas », « Censoring Truths ») et autres soli rapides (« My Star », « Veil of Illumination »). L’incroyable rouleau compresseur rythmique d’ANDROMEDA, l’un des atouts majeurs du groupe, est donc lui aussi mis plus en avant. Dotés d’une créativité qui semble être sans limite, les deux larrons (Fabian Gustavsson et Thomas Lejon) apprécient visiblement cette mise sous les projecteurs et nous régalent de breaks toujours plus improbables sur fond de mesures composées. La performance de Lejon, sans conteste l’un des meilleurs technicien du genre est d’une très grande classe. Surprise, la double grosse caisse est plus présente que sur les albums précédents mais toujours utilisée avec grande intelligence.

Le plus grand bénéficiaire de ce léger changement d’orientation musicale est sans conteste David Fremberg qui trouve donc ses responsabilités décuplées. Le frontman a les épaules larges et sa prestation illumine de bout en bout ce « The Immunity Zone » de par sa puissance. Bien que ne modulant très peu sa voix (ce qui peut apparaitre chiant à la longue), Fremberg est ici sous son meilleur jour, que ce soit sur les titres plus rapides (le speed-metallesque « Another Step ») ou sur les moments les plus calmes (« Shadow of a Lucent Moon »). Le titre « My Star » nous donne même droit à une prestation proche de Robert Smith (THE CURE) !!

L’autre point notable de ce « Immunity Zone » est d’ailleurs la variété des styles abordés. Là où ANDROMEDA nous avait plutôt habitués à des albums de pur metal progressif, l’expérimentation est ici à l’ordre du jour. « My Star » en premier lieu, aux relents indus bizarroïdes, « Another Step » qui fait penser aux premiers SYMPHONY X (sans les orchestrations) ou encore « Veil of Illumination », titre de près de 18 minutes où l’expérimentation sonore est de mise. Incartades heureuses ou malheureuses ? Chacun se fera son point de vue sur la question, ce signe d’évolution et d’élargissement des horizons musicaux du groupe n’est pas pour me déplaire même si, j’en conviens, on peut être décontenancé au prime abord (je n’arrive pas encore à me bourrer « Veil of Illumination » d’une traite !).

Quoi qu’il en soit, cet opus m’a définitivement réconcilié avec ANDROMEDA et « The Immunity Zone » devient mon deuxième album de prédilection du quintette suédois. Si, comme moi, vous aviez un peu lâché le groupe après « Extension of the Wish », donnez donc une chance au petit dernier, je parie que vous ne serez pas déçu.

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- David Fremberg (chant)
- Johan Reinholdz (guitares)
- Martin Hedin (claviers)
- Fabian Gustavsson (basse)
- Thomas Lejon (batterie)


- The Immunity Zone
1. Recognizing Fate
2. Slaves Of The Plethora Season
3. Ghosts On Retinas
4. Censoring Truth
5. Worst Enemy
6. My Star
7. Another Step
8. Shadow Of Lucent Moon
9. Veil Of Illumination



             



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