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- Membre : James Labrie
 

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ZERO HOUR - Metamorphosis (2003)
Par UDUFRU le 23 Février 2005          Consultée 2214 fois

Quand j’ai appris que l’excellent et original géniteur de « The Towers of Avarice », j’ai nommé le combo américain Zero Hour, avait auparavant enfanté d’un EP éponyme pressé à seulement 2000 exemplaires, je n’ai pu m’empêcher d’être dépitée à l’idée que je n’aurais jamais entre les oreilles la première galette de ce groupe que j’admirais déjà tant. Mais je commettais là une bien grossière erreur ! Quatre ans après la sortie ô combien chiche de l’EP, la bande aux frères Tipton entreprit de le réenregistrer intégralement, nouvel artwork à l’appui, afin d’en faire profiter un plus large public, acquis, voire conquis, grâce à l’album précédent. Les coquins en profitèrent pour glisser, dans cette nouvelle version, deux titres absents de la première mouture (« Rebirth » et « A Passage »), ainsi que deux extraits de la démo originelle. Ainsi naquit « Metamorphosis », sur lequel je me jetai avidement, confiante et insatiablement curieuse.

Premier constat des plus rassurants : on a bien ici à faire au style inimitable de la formation californienne dans ce qu’elle a de moins conventionnel. Nous voici donc en présence d’un metal prog qui, deux ans avant « The Towers of Avarice », était déjà violent, dense, fort aussi bien musicalement qu’émotionnellement. La fréquence inhabituellement medium du chant (en terme de prog) tout en écho et en surimposition, l’utilisation accentuée parfaitement adéquate des claviers, l’énergie maîtrisée d’un batteur à la remarquable précision, la noirceur et l’originalité des riffs plaqués par des jumeaux inspirés et surdoués : on retrouve avec un infini plaisir tous les ingrédients qui font de Zero Hour un groupe d’une rare palatabilité technique.

Et les compositions sont tout aussi savoureuses ! Celles issues du rarissime premier EP témoignent de la créativité noyée de ténèbres propre au groupe, déjà élaborée quatre ans auparavant. Je ne saurais quel superlatif employer afin de rendre justice à la clef de voûte de l’album, la saga épique en cinq épisodes qu’est « Metamorphosis ». Le premier chapitre, « Descent », nous transporte instantanément dans les tourments d’une créature mi-homme mi-monstre à grand renfort de martèlement saccadé et de cassures rythmiques d’une grande virtuosité, à faire pâlir Jason Rullo (batteur de Symphony X). « Awaken » atteint une intensité tragique que l’on peut qualifier de singulière dans un style musicale qui fait plus souvent la part belle aux exploits solistes qu’à l’émotion. Quant à « Union », sans doute une des meilleures pistes de cet opus, c’est le pendant technique du morceau précédent, comprenant un solo de guitare exécuté avec maestria et un final progressif des plus majestueux. Pour une fois, j’ai envie de dire : merci clavier.
En ce qui concerne les nouveautés, on distingue surtout « Rebirth », qui laisse augurer d’une ballade mélancolique, et se transforme bientôt, après un ultime cri strident, en déchaînement péremptoire de cordes et de peaux. Encore un de ces titres jubilatoires que l’on rêverait d’avoir composés soi-même... si seulement on en avait le talent.
Et pour clore l’album en beauté, le groupe a eu l’excellente initiative de nous offrir 2 extraits de leur démo. On ne peut s’empêcher d’être immédiatement saisi par la qualité de leur production, au son impeccable. « Jaded Eyes », instrumentale mystérieusement boudée de la track-list des autres disques, est un vrai régal pour l’amateur de metal progressif : soli et breaks se fondent, s’entrechoquent. On en redemande, mais c’est déjà fini...

Vous aurez compris, devant tant d’emphase, que Zero Hour poursuit fidèlement sa direction première : ne pas sacrifier la puissance et l’émotion à la technicité ; et ainsi frappe encore un grand coup dans le marbre parfois glacial que représente la musique progressive contemporaine. Un tantinet moins technique que « The Towers of Avarice », puisqu’il lui est en majorité antérieur, « Metamorphosis » surprend par son unité (époustouflante pour un album « recomposé »), sa complexité rythmique, et sa profondeur qui en font une œuvre incontournable pour le mélomane en mal de sensations fortes. Tout simplement.

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- Erik Rosvold (vocaux)
- Jasun Tipton (guitare)
- Troy Tipton (basse)
- Mike Guy (batterie)


1. Eyes Of Denial
2. The System Remains
3. Rebirth
4. Voice Of Reason
5. A Passage
6. Metamorphosis :
7. I. Descent
8. Ii. Awaken
9. Iii. Union
10. Iv. Solace
11. V. Ascent
12. Eyes Of Denial (demo Version)
13. Jaded Eyes (demo Version)



             



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