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- Style : Dokken, Vandallus
- Membre : Pride & Glory, Mike Tramp , F5

WHITE LION - Pride (1987)
Par MULKONTHEBEACH le 4 Décembre 2013          Consultée 2332 fois

Certains diront que cet album est la quintessence de ce que représente WHITE LION.
"Pride", deuxième du nom, est sorti en 1987. Après des débuts difficiles, les maisons de disques étant plus que réticentes à l’idée de signer ce groupe pourtant très prometteur, celui-ci s’est fait signer in extremis par la major Atlantic.

Forte de tournées forcenées et incessantes, la formation s’est faite un nom sur le devant de la scène d’alors. Il faut dire que ce 33T a tout pour plaire en ces fastes années 80.
Des compositions épiques et énergiques, qui plus est dotées de vrai feeling, qui viennent de là… Si ce n’est du Blues, en tous cas le ressenti est bien présent, mais ça ne fait pas tout ! C’est vrai que ces gars-là ont de vrais atouts, ils sont des musiciens talentueux et accomplis, d’excellents compositeurs, tout en proposant une musique en adéquation avec les attentes du public.

L’effort est là, on le sent, on le palpe presque… Les musiciens s’exécutent avec facilité et talent, et l’esprit de groupe est bien présent. Mike Tramp est un chanteur très charismatique, est beau gosse, teint hâlé et frisettes juste comme il faut, mais surtout, a un timbre de voix assez original, éraillé mais juste, procurant une certaine émotion.

La première chose qui vient à l’esprit à la réécoute de cet album en 2013, c’est que sa production a très mal vieilli, c’est le moins qu’on puisse dire…
Soyons honnêtes, tous les albums de ces groupes sortis dans les 80’s et marqués au fer rouge Hard FM sont un peu désuets aujourd’hui, de par leur son trop stéréotypé.
Même un mastodonte de l’envergure d’un BON JOVI n’est pas exempté de ce défaut.
Une chose est sûre, WHITE LION n’a jamais réussi à trouver son son, le son…
Pourtant, avec Vito Bratta à la six-cordes, ce surdoué aussi à l’aise en rythmique qu’en solo, arpèges et j’en passe, et la voix caractéristique de Tramp, accompagnés d’une section rythmique de bûcherons, tout est là.

Après, on ne peut ignorer la qualité des titres, en béton armé. Et là, surgit de la nuit ou de la forêt, le second défaut majeur du groupe. Avec un style à mi-chemin entre le Big Rock et le Hard Rock épique, autant vous dire que les membres de ce dernier doivent avoir mal aux fesses… Bon, je vais vous la faire courte pour une fois ce sera meilleur, ils ont le cul entre deux chaises, et ce depuis toujours.

Pourtant la magie opère souvent ici, avec en ligne de mire ce "Lady Of The Valley", power-ballad énorme avec en sus dans le panier un riff heavy, une voix à vous filer la chair de poule, un titre à tiroirs tout simplement sublime !
Dans le même rayon, on trouve "When The Children Cry" aux paroles atypiques puisqu’elles font référence aux dommages collatéraux dont sont victimes les civils et ici les enfants dont le Pays est en guerre. Mike Tramp fût un auteur précurseur en la matière et ne s’est d’ailleurs jamais renié depuis. Magnifique de justesse et d’émotion.
Les titres heavy sont aussi légion ici, avec ce "All Join Our Hands" au refrain fédérateur. Grrr, je m’étais juré de ne pas me laisser envahir d’une certaine nostalgie en écrivant cette chronique et je me rends compte que je ne pourrais pas tenir ma promesse ! Bon, je dois y aller là, non vraiment faut que je me barre… « hein? oui d’accord », on me dit que je dois continuer ma chronique en gardant le cap, dont acte.

D’un point de vue strictement commercial, la galette a eu beaucoup de succès, avec un lent mais réel engouement, MTV passait encore du Rock en ces jours glorieux.
Succès mérité cela va s’en dire, mais ce sera un coup d’éclat malheureusement, en termes de ventes…
Le Lion Blanc reste et restera un groupe attachant, avec un bon esprit, un talent de composition immense, ses musiciens remarquables, et sa démarche honnête, qui n’est jamais devenue consensuelle. Un destin plus qu’injuste, mais le business ne pardonne pas, ça ne reste que du business.

Alors, verdict ?
« Aie, non pas sur la tête, pardon ! » Fredouille, qui m’a embauché il y a peu de temps me dit de ne pas descendre cet album qu’il adore…
« Patron, j’aime ce groupe, mais je me dois d’être objectif, il s’agit du ressenti d’un homme, d’un mélomane, je suis sûr que vous me comprenez n’est-ce pas ? »
L’homme ne semble pas comprendre…
« Mais enfin » lui dis-je, « Des titres comme "Tell Me", "Don’t Give Up", ou bien encore "Sweet Little Lovin’" ne rendent pas justice aux capacités incroyables du groupe n’est t’il pas ? », Apparemment il n’est pas…
Heuuu… "Lonely Nights" relève du grandiose je dois l’avouer, mais faut t’il encenser l’album pour autant ? » …

Bon, on arrête là les tribulations de mon esprit nocturne en dérive, et on dit in fine que cet album est peut-être le plus grand succès commercial du groupe, mais de mon point de vue, puisqu’on est en 1987 ici, le meilleur reste à venir, et ce, deux ans plus tard.

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   MULKONTHEBEACH

 
   HARDMAN

 
   (2 chroniques)



- Vito Bratta (guitars)
- Mike Tramp (vocals)
- James Lomenzo (bass)
- Greg D'angelo (drums)


1. Hungry
2. Lonely Nights
3. Don't Give Up
4. Sweet Little Loving
5. Lady Of The Valley
6. Wait
7. All You Need Is Rock N' Roll
8. Tell Me
9. All Join Our Hands
10. When The Children Cry



             



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