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- Membre : Summoning

ABIGOR - Opus Iv (1996)
Par JULIEN le 25 Novembre 2004          Consultée 3786 fois

ABIGOR appartient à cette espèce Black qui apprécie en gourmet l’art de l’expérimentation subtile et de l’inattendu. Comme cet « Opus IV », quatrième album studio du groupe... Et les quelques lecteurs (avisés, arf) qui auront parcouru mes chroniques des trois précédents disques du groupe le savent bien : ABIGOR est un monstre du Black, généreusement dévoué à un art extrême riche et exigeant, bercé d’ambiances médiévales et guerrières, avec un rayonnement lunaire plus prononcé sur « Nachthymen »...

Alors, quitte à observer les étoiles, autant s’y baigner avec entrain, non ? C’est précisément le sens qui prévaut sur « Horns Lurk Beyond The Stars », le premier tome en quatre chapitre de cet « Opus IV » scindé en deux parties clairement différentes. Et force est de reconnaître que la robe cosmique sied fort bien au Black épique et agressif d’ABIGOR. Impossible de ne pas reconnaître la patte de nos démons autrichiens, mais l’enveloppe céleste des claviers et l’ambiance tissée par d’évocateurs bruitages plantent le décor. Et nos oreilles de s’emplir de quatre superbes pièces qui soulignent la vivacité adaptative du groupe à des ambiances nouvelles : de l’imparable "Crimson Horizons And Ashes Skies" et ses nombreux breaks mémorables, aux riffs de guitares inédits et lancinants de "A Breath From Worlds Beyond", sans oublier les climats mystérieux de "Eerie Constellation" et de ses chorus de guitares, ABIGOR réalise ici quasiment un sans-faute. Du grand Black, stimulant et original... mais toujours aussi peu racoleur.

Le deuxième tome de cet « Opus IV », intitulé « Blut Aus Aeonen », dénote d’un retour à quelque chose d’un peu plus classique pour le groupe, à savoir cette tempête de pertinents claviers et de riffs Black saturés personnels autant que complexes, posés sur la rythmique implacable et foisonnante du monstrueux cogneur T.T., entrecoupée de breaks mobilisant acoustique et riffs plus Heavy et belliqueux, Silenius apportant aux quatre chapitres sa caution diabolique. Dans l’esprit d’un « Nachthymen », un poil plus orchestral toutefois, « Blut Aus Aeonen » souffre cependant d’une production équilibrée... mais un peu trop étouffée (à la différence de celle de « Horns Lurk Beyond The Stars », qui est clair et puissante). Un petit défaut qui émousse le relief d’un Black impeccablement construit, vicieux juste ce qu’il faut, généreusement épique et original (la facette médiévale d’ABIGOR y ressurgit, plus présente encore que sur « Nachthymen », flûtes, guitare acoustique et claviers typiques brossant des tableaux pourvoyeurs d’images plutôt parlantes)... une œuvre estampillée en outre de l’empreinte d’un groupe qui ne cède jamais à la facilité de composition. Difficile de dégager un titre en particulier d’ailleurs, tant qualité et créativité se maintiennent tout au long de ce chapitre passionnant qui, sans cette production manquant d’ampleur et de vaillance, n’aurait pas manqué de faire plus que de l’ombre à « Horns Lurk Beyond The Stars ».

Du fait de cette dichotomie qui instaure l’impression d’avoir affaire à deux EP rassemblés en un album unique, « Opus IV » s’avère un disque à part dans l’histoire d’ABIGOR, en même temps qu’un ouvrage audacieux (ABIGOR fut l’un des premiers groupes à colorer sensiblement son Black d’une vocation spatiale), possédé par une inspiration diabolique. Un album excellent donc, et vraiment recommandable - nécessitant comme toujours avec ce groupe un temps d’apprivoisement -, aux compositions d’une richesse rare dans l’univers du Black (je ne répéterai jamais assez qu’ABIGOR restera, pour moi, l’un des meilleurs groupes de Black ayant existé). Ce qui est déjà beaucoup... Un album différent, pour un groupe différent.

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   JULIEN

 
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- Peter K. (guitare, basse, claviers)
- T.t. (batterie)
- Silenius (chant)


1. Crimson Horizons And Ashen Skies
2. Eerie Constellation
3. Mirages For The Eyes Of The Blind
4. A Breath From Worlds Beyond
5. The Elder God - My Dragon Magic
6. Dimensions Of Thy Unforgotten Sins - Par
7. Dimensions Of Thy Unforgotten Sins - Par
8. Spektrale Schattenlichter



             



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