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DEATH METAL  |  STUDIO

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2020 Kuarahy
2021 Dancing Into Oblivion
 

- Style + Membre : Opeth, Vidres A La Sang

WHITE STONES - Dancing Into Oblivion (2021)
Par DARK BEAGLE le 20 Février 2022          Consultée 458 fois

Martin Méndez ne perd pas de temps. Privé de concert suite à la pandémie mondiale (écrire cela donne toujours l’impression d’être un scénariste de "Walking Dead" cherchant un synonyme à « apocalypse zombie »). Puisqu’il n’est pas pris en studio pour l’enregistrement d’un nouvel OPETH (qui sera forcément Progressif et certainement plus Rock que Metal), il vient donner un successeur à "Kuarahy", le premier album de WHITE STONES, son side-project Death Metal qui le voyait revenir à des propos à la Åkerfeldt avant que ce dernier ne s’acoquine avec Steven Wilson. Et si Eloi Boucherie (VIDRES A LA SANG) est toujours de la partie derrière le micro, c’est un certain Joan Carles Mari Tur qui prend les baguettes à la place de Jordi Farré.

Il aura donc fallu patienter un an et demi pour constater que ce projet n’était pas un simple caprice, mais quelque chose que les musiciens présents souhaitent pérenniser. "Dancing Into Oblivion", avec sa pochette simple et énigmatique, tape encore une fois dans le old school, avec quelques influences parfois plus Heavy qui viennent s’incruster çà et là sans être le moins du monde choquante. Au contraire, elles s’insèrent parfaitement à l’ensemble, le nourri et on se surprend parfois à capter une réminiscence, un voile venu du passé pour gorger la musique carrée et puissante de WHITE STONES. Les amateurs de Death ne sont pas les seuls susceptibles de s’intéresser à ce disque, qui dévoile une certaine richesse tout du long, même si parfois celle-ci est presque trop envahissante.

Énigmatique toujours, le titre introductif nous conduit on ne sait trop où, sinon à un questionnement simple : qu’est-ce que le groupe a bien voulu dire par « la menace des peuples est là », seule phrase prononcée, en français, lors de ce court instrumental. Les significations possibles sont nombreuses, chacun y ira de son interprétation, offrant pour certains de nouvelles cartouches à la Covid, d’autres imaginant les tensions politiques en cause, quand d’aucuns penseront à un petit moustachu dans les années trente. Et non, ce n’est pas Charlie Chaplin. Mais à votre décharge, ce dernier a parodié la personne évoquée dans un film. Non, ce n’est pas dans "Monsieur Verdoux, Tueur de Femmes"…

Heureusement, les choses sérieuses commencent avec un "New Age Of Dark" bien amené, servi par une rythmique imparable. La basse de Méndez est très présente tout au long de l’album, lui donnant des couleurs parfois un peu inhabituelles dans le style, mais contribuant ainsi à sa richesse. WHITE STONES cherche plus à développer une ambiance qu’à réellement nous en mettre plein la gueule, et ses morceaux se veulent très construits. Nous sommes entre du vieil OPETH et du CELTIC FROST dans sa vision la plus dure dans le style, les musiciens ne cherchent pas forcément à battre des records de vitesse, mais on sent qu’ils aiment varier les plaisirs afin de se placer toujours là où nous ne les attendons pas forcément.

Difficile de rester insensible à "Iron Titans", le titre le plus ambitieux de "Dancing Into Oblivion", qui se découpe en deux parties distinctes. La première consiste en une avancée instrumentale, qui monte petit à petit en puissance jusqu’à planter un décor sévère et rêche. La seconde se veut plus dynamique, menée par le chant impeccable d’Eloi Boucherie (guttural sans être un growl qui ramène à la surface les odeurs de la bouillabaisse de la veille) et une basse qui se nappe d’atours parfois un peu Funky et bondissants, assez étranges mais réussis, qui contrebalance l’aspect sentencieux du refrain. "To Lie Or To Die" est également un moment où l’oreille se tend. Les percussions donnent l’impression d’entrée de jeu que Brian May va intervenir pour placer le riff du "Liar" de QUEEN. Rassurez-vous, le résultat final se veut plus Heavy et puissant que ce que pouvait proposer la bande à Freddie Mercury à l’époque, mais encore une fois, ce disque est susceptible de plaire à des publics qui se tiennent éloignés du Death habituellement.

Cependant, ce second opus n’offre que cinq réelles nouvelles compositions, les trois autres morceaux étant des instrumentaux qui ne parviennent pas à faire monter la sauce. Par un détournement plus Jazzy, le groupe parvient bien à nous faire hausser un sourcil, mais il faut bien convenir que l’essai demeure stérile, WHITE STONES aurait été bien plus inspiré d’embrayer sur un passage plus virulent et chanté au sein de la même partition plutôt que de proposer cette coupure qui fait retomber le soufflé. "Woven Dreams" ne parvient donc pas à faire la jonction entre "Iron Titans" et "To Lie Or To Die" ; à l’image des autres instrumentaux, il fait office de bouche-trou, pour appeler "Dancing Into Oblivion" un album et pas un EP.

Ce format aurait peut-être été plus adéquat. Nous aurions ainsi eu cinq compositions très efficaces ("Chain Of Command" ne fait pas de quartier), un véritable parpaing old school et fourmillant d’idées intéressantes pour un futur prometteur. Là, malgré ses 35 petites minutes, le disque semble parfois tirer en longueur. Rien de catastrophique, mais l’ensemble donne l’impression d’être incomplet, comme s’il manquait quelque chose, des titres supplémentaires pour gonfler le tout et durcir l’aura noire d’un album que nous aurions pu espérer plus consistant. Et si ici les élans « progressifs » de OPETH se font un peu plus sentir, cela continue à rester discret. Le but de Méndez n’est pas de revenir sur son passé, mais de jouer la musique qu’il a envie d’interpréter.

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   DARK BEAGLE

 
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- Eloi Boucherie (chant)
- Martin Méndez (basse, guitare)
- Joan Carles Mari Tur (batterie)


1. La Menace Des Peuples
2. New Age Of Dark
3. Chain Of Command
4. Iron Titans
5. Woven Dreams
6. To Lie Or To Die
7. Freedom In Captivity
8. Acacia



             



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