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BEAST IN BLACK - Dark Connection (2021)
Par JEFF KANJI le 9 Décembre 2021          Consultée 1628 fois

Suis-je faible ? Ou dois-je accorder davantage de crédit à BEAST IN BLACK, le parangon de tout ce que je déteste dans le Power ? La musique ultra carrée et formatée des Finlandais me file de l'urticaire depuis la scission avec le vaisseau-mère BATTLE BEAST qui s'était alors décidé lui aussi à faire de la merde. Nul besoin de vous lister de nouveau ce qui me révulse, il y a déjà deux chroniques sur la formation d'Anton Kabanen pour se faire une idée de ce que j'en pense.

Quand je dis que BEAST IN BLACK c'est de la merde, et qu'on me rétorque qu'en concert c'est la fête et c'est trop fun, je suis dépité. Pas tant pour la capacité du groupe à faire bouger les foules, c'est plutôt une très grosse qualité à souligner, que par la simplicité extrême de son discours musical et de ses hooks faciles et qu'on a forcément déjà entendu cent fois qui passent complètement à travers toute appréciation artistique. Ajoutez à cela un concept sur l'univers virtuel que je soupçonne le guitariste finlandais d'avoir piqué à ses compatriotes d'ULTIMATIUM (même s'il le rend bien plus suivable pour l'auditeur), une pochette absolument atroce (quand on pense à la classe de celle de "Bezerk"…) vous tenez un parfait caca emballé dans du joli papier.

Mais si c'était si simple... Il y a des titres absolument inexcusables bien sûr, comme "Bella Donna", "One Night In Tokyo" qui entre ses na-na-na et son introduction repiquée sur un mauvais MASTERBOY (nan parce que MASTERBOY c'était plutôt cool) fait un perfect sur l'échelle du mauvais goût. Et d'une manière générale, ces artefacts sortis des eighties qui semblent faire fureur, quand ce ne sont pas les sons de type supersaws chers à la Hands Up des années 2000, il y a vraiment quelques-uns des pires morceaux jamais commis par BEAST IN BLACK sur ce millésime 2021.

Mais la capacité à écrire des hymnes a aussi du bon. Et quand l'instrumentation reste concentrée sur l'essentiel, Yannis Papadopoulos dispose d'une force d'interprétation et de qualités vocales tellement exceptionnelles qu'elles portent les titres aux nues. Si je n'ai pas retenu grand-chose de "Blade Runner" (malgré ma passion pour la thématique), les "more than meets the eeeeye!" de Yannis sur le refrain se gravent dans le crâne. "Highway To Mars" rendrait le bourrage de crâne pas désagréable.

Mais surtout, quand il veut, BEAST IN BLACK peut s'avérer absolument imparable. Je veux mettre particulièrement l'accent sur l'incroyable "Revengeance Machine" envoyé pied au plancher et qui vient redresser un album qui avec "Hardcore" et "Highway To Mars" s'en sortait pas trop mal avant de dégringoler. Hélas, on ne retrouvera pas sur la suite de "Dark Connection" un seul titre de la trempe de cette septième piste qui domine déjà la courte discographie de BEAST IN BLACK, même si "Broken Survivors" se défend.

Mais un mot sur les reprises. Car en s'attaquant à deux monuments, Anton Kabanen et ses acolytes affichent avec morgue leur confiance. "Battle Hymn" est un hymne définitif du Heavy Metal, et s'il ne peut s'empêcher d'en rajouter (et de cliquer de façon trop ostentatoire le pont acoustique, seule ombre au tableau), BEAST IN BLACK réussit l'exercice. Mais le meilleur résultat vient sans doute de la réadaptation du "They Don't Care About Us" de Michael JACKSON. Sur les premières stances, le mimétisme vocal est même saisissant. L'arrangement démontre une vraie science et une expérience solide pour maintenir la tension et faire monter la sauce et s'amuser sur les parties initialement gravées par Trevor Rabin et Slash.

Si je ne m'avoue pas vaincu pour autant et continuerai à conspuer le mode de création et le formatage de la musique de BEAST IN BLACK, je dois avouer qu'il a réussi à m'avoir quelques fois sur "Dark Connection", ce qui dans un grand élan de mansuétude me fait pousser le curseur à 3/5. À vrai dire je le regrette déjà…

Note réelle : 2,5/5.

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   JEFF KANJI

 
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- Máté Molnár (basse)
- Atte Palokangas (batterie)
- Kasperi Heikkinen (guitare)
- Anton Kabanen (guitare, programmation clavier, orchestrations)
- Yannis Papadopoulos (chant)


1. Blade Runner
2. Bella Donna
3. Highway To Mars
4. Hardcore
5. One Night In Tokyo
6. Moonlight Rendezvous
7. Revengeance Machine
8. Dark New World
9. To The Last Drop Of Blood
10. Broken Survivors
11. My Dystopia
12. Battle Hymn (cover Manowar)
13. They Don't Care About Us (cover Michael Jackson)



             



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