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BEAST IN BLACK - From Hell With Love (2019)
Par JEFF KANJI le 15 Septembre 2019          Consultée 1550 fois

[mode vieux con on]

On nous a tellement réclamé le premier BEAST IN BLACK à mon grand dam, et on m'a tellement dit que je n'avais rien compris que je me demande pourquoi je m'entête après tout. Mais je suis comme ça, si j'ai le malheur de démarrer une discographie il faut que je la complète par souci de cohérence. Et puis je ne vous cache pas que personne ne s'est battu pour me piquer ce projet de chronique. Voilà des mois que le promo larve sur mon ordinateur, et chaque contact reste violent. C'est qu'Anton Kabanen avait déjà mis le paquet niveau production sur le premier, donc fallait pas s'attendre à plus petit pour son deuxième album déjà.

Mais je ne parle pas tellement de cette violence-là. Plutôt de la puissante incompréhension que j'ai de ce phénomène finlandais. Plus d'un million de putain de vues pour "Blind And Frozen" de son premier album ! Déjà écouter Yannis Papadopoulos œuvrer soit en sirène hurlante plus mâle qui m'aille ou en falsetto quasi féminin, ça a du mal à passer, surtout que sa prestation sur le WARRIOR PATH est loin d'être aussi caricaturale. Le Heavy moderne est rempli de ces absurdités (l'introduction de "From Hell With Love", bon titre bien accrocheur par ailleurs) et de cette tendance à l'autocitation et à la caricature qui lui font perdre de sa substance.

Ça me rappelle une problématique déterrée il y a quelques temps par le Fossoyeur de Films concernant le Marvel Cinematic Universe, à savoir l'impossibilité pour n'importe quel réalisateur ou metteur en scène d'apposer sa patte sur l'un des longs-métrages de la franchise. Et le Heavy vendeur d'aujourd'hui c'est aussi un peu de ça : tout le monde a le même son, tète les mêmes influences, poursuit peu ou prou un objectif limité qui se contrefiche de laisser son empreinte dans la durée. POWERWOLF et SABATON ne sont pas exempts de ces tendances caricaturales, mais chacun a su proposer un univers suffisamment marqué et soigné pour que son art ait une autre portée, notamment dans le cas des Suédois.

Alors "From Hell With Love" fait-il mieux que "Berserker" ? Il ne fait pas pire c'est certain. Les sons modernes sont toujours très présents, mais bizarrement, au-delà de ses intros WTF? et de ce côté ABBA Metal déroutant mais pas fondamentalement déplaisant après quelques écoutes, ça passe à peu près… Si on est pas trop regardant. Car le gros problème de ce groupe, c'est sa façon bien bourrine de construire ses morceaux, sans nuance (si ce n'est sur "Oceandeep" clairement mon titre préféré, comme de par hasard…). Tout est mis à fond, la musicalité est quasi inexistante, un bon gros blockbuster vide de substance. Les riffs sont plats au possible (à par compte le son est géant), certes au service de synthés jeux vidéos (nan mais sérieux, l'intro de "From Hell With Love" c'est le menu Continue? de Streets Of Rage, quand "True Believer" n'est pas la musique de l'un des niveaux (à moins que ce ne soit un hommage à peine voilé au "When The Rain Begins To Fall" de Jermaine JACKSON et Pia ZADORA - brillamment repris par HEAVENLY en son temps).

Malgré tout, comme sur le premier album, il y a ce potentiel hymnique sur quasi tous les titres, mais tout est tellement lisse et sans relief ou calibré (ridicule ?) que c'en est agaçant. Exemple-type : le refrain de "Cry Out For A Hero" avec son "hero" à reprendre en concert, jouissif pour le spectateur tant il est attendu. Ou encore "Repentless" et "No Surrender" qui obtiennent un peu mieux que la mention passable.

Anton Kabanen est un bourreau de travail, la modernité ne lui fait pas peur, mais visiblement le kitsch non plus… Et sur ce point il m'agace car il parvient, entre cocktails de sons Nintendo et intros aussi incongrues que traumatisantes (putain il arrive même à gâcher sa pièce-titre, pourtant fédératrice au possible) à diluer sa force d'impact, comme une espèce de Sharknado, qui sait sciemment qu'il fait de la merde, mais pour le bonheur de susciter les moqueries et autres réactions esclaffées de l'auditoire. On peut se moquer de MAJESTY ou de SABATON... BEAST IN BLACK n'en oublie pourtant pas de mener sa carrière à bien, en tournant intensément (notamment aux côtés de NIGHTWISH, et bientôt de GLORYHAMMER, l'autre nanar actuel du genre) et rencontrant un succès certain auprès de la jeune génération… Oui celle qui n'a pas connu la grandeur de GAMMA RAY ou SONATA ARCTICA. Je serai très gentil niveau notation car deux titres ("From Hell With Love" - sans son intro débile – et "Oceandeep") me plaisent malgré tout toujours autant.

[mode vieux con off]

Note réelle : 1,5/5.

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   JEFF KANJI

 
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- Máté Molnár (basse)
- Atte Palokangas (batterie)
- Kasperi Heikkinen (guitare)
- Anton Kabanen (guitare, programmation clavier, orchestrations)
- Yannis Papadopoulos (chant)
- -
- Teemu Koivistoinen (chœurs)


1. Cry Out For A Hero
2. From Hell With Love
3. Sweet True Lies
4. Repentless
5. Die By The Blade
6. Oceandeep
7. Unlimited Sin
8. True Believer
9. This Is War
10. Heart Of Steel
11. No Surrender



             



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