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SWEET - Sweet Fanny Adams (1974)
Par JEFF KANJI le 2 Mai 2021          Consultée 1812 fois

Clairement, si les jeunes adolescents semblaient être réceptifs à la Bubblegum Pop de SWEET sur ses singles inoffensifs, l'album "Funny How Sweet Co-Co Can Be" (mon Dieu ce titre !) n'aura pas fait de prouesses au niveau des ventes. Toutefois, loin d'être découragés, les quatre musiciens, qui ne seront désormais plus remplacés à leur poste pour quelque raison que ce soit, toujours accompagnés du tandem Chinn/Chapman, vont mettre les bouchées doubles et montrer dès 1972 un visage nettement plus intéressant, à l'image des singles "Little Willy" et "Wig-Wam Bam" qui montrent un SWEET plus tranchant et affirmé. Pas étonnant, car le tandem Chapman/Chinn commence à porter ses fruits en s'inscrivant dans une couleur musicale plus proche de l'ADN du groupe, suivant également la tendance largement inspirée par T.REX et BOWIE, faisant entrer SWEET dans la sphère Glam Rock dans laquelle il va largement s'épanouir, et enchaîne les succès. L'année 1972 voir le groupe faire des percées de plus en plus nettes et hautes dans les charts, "Wig Wam Bam" cartonnant aussi bien au Royaume-Uni qu'aux États-Unis. Le label, malin en profite pour sortir un EP compilant les singles de cette année 1972 : "The Sweet's Biggest Hits" désormais disponibles dans la version remasterisée de 2015 du premier album.

Mais l'année 1973 inaugure avec "Block Buster!" la période faste des Anglais. Leur premier N°1 (auréolé d'un passage à Top Of The Pops) et une success-story qui le voit grignoter le public de Gary GLITTER et consorts et qui culmine avec la sortie en juillet du premier album américain des Anglais, sobrement intitulé The SWEET.

Je l'ai déjà dit dans ma chronique du premier album (européen donc) mais la discographie de ce groupe est anarchique. Sur cette première période qui court jusqu'à fin 1974, vous avez deux options : celle "encyclopédique", qui consiste à acquérir :
- La version 2 CD de "Funny How Sweet Co-Co Can Be" qui contient outre l'album à proprement parler le split album "Gimme Dat Ting" et l'EP "The Sweet's Biggest Hits" compilant les singles de l'année 1972.
- L'édition augmentée de "Sweet Fanny Adams" comprenant l'album et les trois singles de 1973.
- Et la même pour "Desolation Boulevard".

L'autre option est l'option "Greatest Hits" qui consiste à se procurer :
- Le premier album américain "The Sweet", ("Funny How Sweet Co-Co Can Be" n'étant jamais sorti chez eux)
- L'édition américaine de "Desolation Boulevard" qui compile les meilleurs moments des deux albums sortis en Angleterre en 1974 ("Sweet Fanny Adams" et "Desolation Boulevard").

L'occasion aussi pour SWEET de se faire remarquer et huer en concert où son look glamouze ne plaît pas à tout le monde. Victimes de lancers de projectiles ils doivent même quitter précipitamment la scène de leur show de Kilmarnock, ce qui va largement alimenter la création de "Ballroom Blitz" qui sort dans les bas deux mois plus tard. C'est intéressant, car cela illustre à la fois le paradoxe d'une carrière reposant en grande partie sur des singles à succès mais sur des albums ne connaissant jamais le même retentissement, le morceau allant devenir sans doute le plus grand hymne du Glam Rock aux côtés du "Leader Of The Gang" de Gary GLITTER, du "Cum On Feel The Noize" de SLADE et bien sûr du "Get It On" de T. REX. Le groupe est de plus en plus dérangé par la main-mise du duo Chapman/Chinn qui relègue systématiquement les compositions du groupe en face B. Et pour boucler sur l'incident de Kilmarnock, il faut préciser que le groupe évitait autant que possible de jouer les niaiseries des deux affreux, misant sur une attitude bien plus Rock'N'Roll et Hard que l'image policée véhiculée par les médias.

Ainsi quand arrivent avril 1974 et la sortie du deuxième album studio de SWEET (qui à la fin de l'année précédente a définitivement perdu son "The" introductif), le son a considérablement évolué. La montée en puissance et en agressivité est constante et "Set Me Free", un des plus grands classiques des Anglais (mais ironie du sort, ça n'est pas du tout le cas à l'époque, car bien évidemment il ne sort pas en single) définit clairement les canons du style SWEET. Une guitare saturée, adepte de riffs plaqués ultra efficaces, de courts chorus de guitare mémorables, une batterie technique, et une basse heavy, et surtout des vocaux harmonisés extrêmement présents, puissants et haut perchés. Si on parle à très juste raison des performances de QUEEN au même moment, il reste délicat de savoir qui a dégainé en premier.

Alors certes il reste des relents du passé plus soft du groupe, mais ces nouvelles couleurs siéent tellement à SWEET qu'il y signe les perles, tantôt sucrées ("Rebel Rouser"), tantôt franchement plus Hard ("Sweet F.A." avec ses claviers à la ROXY MUSIC, "No You Don't"), la pulse irrésistible de "AC DC", l'une des deux très bonnes contributions de Nicky Chinn et Mike Chapman (avec "No You Don't"). Pour le reste, le groupe a pris le pouvoir, et n'accuse que peu de faiblesses, les morceaux les plus oubliables restant tout de même nettement meilleurs que tout ce que le groupe a gravé sur son premier album ("Restless", "In To The Night"). Et puis le tout est parachevé par les éditions plus récentes qui ont ajouté les trois singles de 1973, tous excellents, avec comme clou du spectacle "Ballroom Blitz" bien évidemment, en passant par le quasi AC/DCien "Hellraiser" qui fait méchamment taper du pied. Et qui révèlent bien la différence d'intensité Hard Rock entre les faces A et les faces B clairement plus rentre-dedans (bon même si "Burning", c'est clairement de la repompe sans finesse de "Immigrant Song"). Tout sourit aux Anglais, même si Brian Connolly a la bonne idée de se fritter avec d'autres mecs, et de se faire quasi détruire le larynx, ce qui va affecter sa voix de façon irréversible…

Avec son titre cavalier (Fanny Adams étant une de ces expressions imagées des Anglais pour dire Fuck All! En bonus je vous en donne une autre : a See U On Tuesday (cunt) en parlant d'un con. Ne me remerciez pas c'est cadeau), "Sweet Fanny Adams" s'impose pour la postérité comme une pierre angulaire du Glam Rock, l'un de ces quelques disques, comme "Hunky Dory" ou "Electric Warrior", à posséder pour comprendre et apprécier le genre.

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   JEFF KANJI

 
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- Brian Connolly (chant)
- Steve Priest (basse, chant sur 3,7, chœurs)
- Andy Scott (guitare, chant sur 8, chœurs)
- Mitch Tucker (batterie, chœurs)


1. Set Me Free
2. Heartbreak Today
3. No You Don't
4. Rebel Rouser
5. Pepperminttwist (cover Joey Dee & The Starliters)
6. Sweet F.a.
7. Restless
8. In To The Night
9. Ac-dc
- Bonus Tracks
10. Block Buster!
11. Need A Lot Of Lovin'
12. Hellraiser
13. Burning
14. Ballroom Blitz
15. Rock'n'roll Disgrace



             



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