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1984 Rock & Roll Secours
2018 Vinyle
 

- Style : MotÖrhead
- Membre : Blackstone, Satan Jokers
 

 Vulcain - Mr Jack (1232)

VULCAIN - Vulcain (1994)
Par CITIZEN le 25 Octobre 2020          Consultée 947 fois

À l'aube des années 90, qui aurait donné cher de la peau de VULCAIN ? Après avoir été l'enfant-star du Heavy hexagonal au début de sa carrière, les appétits insatiables du groupe sont restés inassouvis malgré la réussite artistique incontestable de "Transition" et de "Big Bang", qui marquaient la volonté du groupe de pénétrer d'autres sphères que celles, trop limitée, des publics de hardos pur jus. Mais le groupe subit la crise, encaisse les restructurations et pour la première fois de sa carrière, c'est à trois que se retrouvent les frères Puzio et leur batteur, un peu cons au pied de la montagne qu'ils n'avaient pas réussi à gravir.

Cela n'a pas empêché la bande de rempiler vaillamment avec la pugnacité qui les caractérise, bien que la chance ne soit pas de leur côté. Comment redémarrer et se renouveler alors qu'on vient juste de tenter le tout pour le tout et que ça n'a pas payé ? VULCAIN peut donc se targuer d'avoir atteint le stade du désenchantement, ce qui est déjà admirable pour un groupe français, les représentants génération 80 s'étant le plus souvent arrêtés au stade du jeune prodige ou du combo prometteur. Pourtant, nulle remise en question ne semble au programme : c'est un groupe décidé qui rempile, et qui cherche à afficher la même rage qu'à l'accoutumée. Se trompent-ils eux-mêmes, cherchent-ils à nous tromper ? Cet album ne contient pas grand-chose et les tentatives de rembarquer les hordes de headbangers dans sa croisade hargneuse donnent surtout l'impression d'un groupe fatigué, en particulier les speederies assez foireuses. "Transition" et "Big Bang" étaient fins et pleins de rebondissements ; "Vulcain", qui fait trois minutes de plus que "Big Bang" et quatorze minutes de plus que "Transition", est interminable et pataud.

L'album a-t-il été défendu à sa sortie, a-t-il fait l'objet d'une promotion et d'une couverture presse ou les médias Hard hexagonaux avaient-ils depuis longtemps lâché leur chouchou de naguère ? C'est une question pour les vieux et pour les historiens, en tout cas on ne peut qu'être content que le groupe n'ait pas remisé ses guitares à ce moment-là. Ce que dessine cette période, c'est celle de la robustesse et de la vraie passion d'un groupe qui pouvait bien se permettre une incartade, et c'est là qu'on peut reconnaître une qualité à cet album : celle d'avoir ramené sa formule à quelque chose de plus simple, un canevas moins ambitieux et plus typique, d'avoir streamliné sa musique en quelque sorte en un moule qui semble avoir servi pour tous les albums qui ont suivi. VULCAIN est en repli, il est au plus bas, il fallait cracher l'album de la déception pour repartir à neuf : cet album fait, il ne pouvait que remonter la pente. "Vulcain" ne paye pas de mine mais le groupe trouve plus ou moins la formule qui lui permettra de retrouver une deuxième jeunesse et d'aligner par la suite les albums comportant zéro surprise mais d'une solidité impériale.

Plus de punchline, plus de gouaille, le groupe fait semblant et la concision des titres ne leur profite que peu tant tout sonne fait à la va-vite. Même cette tracklist ne fait pas envie : des morceaux innombrables, des titres laconiques, vous écouteriez quelle chanson basée seulement sur le titre ? Effectivement, le contenu n'est pas terrible : les riffs se traînent lamentablement, Daniel minaude presque par moments, se plaint beaucoup ("Où Es-Tu Rock'N'Roll") et tape de plus dans un registre contestataire basique qu'il reprendra à outrance par la suite ("Monnaie", "Dans L'Urne").
Surnagent dans la débâcle "En Vrac" et "Into The Sun". Si quelques autres chansons se distinguent ce n'est qu'en raison de la platitude du reste et je ne peux pas raisonnablement attirer l'attention sur davantage de morceaux.

Ne nous attardons donc pas trop sur les chansons de cet album et reconnaissons donc en "Vulcain" un second "Transition", mais simplement une transition vers un prudent retour en arrière, dans sa comfort zone quoi.

Point le plus bas de la carrière du groupe, c'est pour moi un album qui témoigne tout de même de la passion inexpugnable du combo et qui montre sa très grande qualité de constance, une partie importante du capital sympathie indestructible dont le groupe bénéficie au sein du G-Q-G Citizenesque. S'il a fallu poser ce jalon un peu pâle pour permettre au groupe d'arriver jusqu'à notre époque intact et renouvelé, qui ira leur jeter la pierre vingt ans après ?

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   CITIZEN

 
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- Vincent Puzio (basse)
- Marc Varez (batterie)
- Daniel Puzio (guitare, chant)


1. Bats-toi
2. En Vrac
3. Chemin De Croix
4. Nikita
5. Bienvenue
6. Adrénaline
7. Fléau
8. En Retard
9. Où Es-tu Rock'n'roll
10. Monnaie
11. Dans L'urne
12. Goal
13. Into The Sun



             



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