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VULCAIN - Transition (1990)
Par CITIZEN le 25 Février 2014          Consultée 2272 fois

J’avoue que "Transition" est un album que j’ai découvert à reculons - après avoir écouté "Rock'N'Roll Secours" trois milliards de fois, album surreprésenté dans les setlists à l’extrême (le seul titre de ce présent album interprété récemment sur les planches étant "Derrière Les Cartes" qui ne m’avait pas trop secoué, injustement coincé entre des titres simplement plus tonitruants), j’étais en train de me dire que j’aurai du mal à trouver mieux dans les autres albums de VULCAIN… Tant pis, j’étais parti pour donner trois milliards d’écoutes en plus à "R'N'RS", et dans tous les cas "Transition" serait l’album que j’éviterais à tout prix, vu son titre qui annonce effrontément un VULCAIN moins vulcanique, un album pas réédité, boudé… Mais voilà en 2013 VULCAIN a sorti un des albums de l’année à mon goût, après une longue pause qui ne promettait pas un retour un grande forme, et j’ai eu moins de crainte à me replonger dans les entrailles de la bête. Et effectivement qu’est-ce que j’aurais loupé !

Sur le papier et replacé dans le contexte de sa composition, "Transition" a de quoi faire croire à la débâcle : premier changement de guitariste, et ce afin de changer de style assez sensiblement pour se porter devant des publics qui boudaient l’ambiance de pur acier dégoulinant de sueur dégagée par les premiers albums. Être un des plus grands parmi les groupes de Metal Français ne suffisait pas à VULCAIN qui vise mieux et plus haut : les esprits fâcheux penseront tout de suite à des vendus. Mais mais mais VULCAIN "transitionne" sans se trahir : sa rage de vaincre lui a davantage ouvert les vannes d’une créativité qu’on ne lui connaissait pas jusque-là.

Sur "Transition" on découvre une nouvelle facette du combo qui se façonne un style fait de touches plus subtiles que ce qu’on avait entendu avant. VULCAIN avance avec une force maintenant moins destructrice, s’ouvre à des compositions beaucoup plus mélodiques, parfois même assez aériennes, tout en gardant l’énergie incroyable qui est devenue sa marque dès le premier album. Comme cela a été montré alors, le nouveau venu est responsable de la mise en œuvre brillante de ce changement de cap, glissant des leads surprenants, volant la vedette aux frères Puzio qui remplissent pourtant leur rôle en délivrant la matière brute qui frappe définitivement ces compos du sceau de VULCAIN, soutenant les envolées risquées par de pleines bordées de Rock'N'Roll, belle alliance du gras et du précis.

Daniel Puzio essaye de nouvelles voix, cette fois secondé dans les refrains par des chœurs qui font une bonne partie de ce feeling plus lissé, même sur les morceaux plus speed, le tempo restant généralement aussi rapide qu’à l’accoutumée. Les compos alternent du coup le vénère et l’intime, mot qu’on emploie excessivement rarement pour décrire la musique de ces bonshommes, même si tentatives il y a eu de composer dans ce sens-là ("Richard", "Jeudi 19 juin") avec des résultats bien différents : "Transition" doit être mieux écrit concernant les paroles (l’absence de chanson paillarde suffit à elle seule à élever le niveau moyen). Il bascule également sur des thèmes un peu moins marginaux, mais là aussi le changement de nature des compos suffit à dégager une impression plus clean que ce que ces paroles évoquent réellement. Le groupe fantasme pas mal sur la réussite et le statut de rock star, évoquant par là SATAN JOKERS. Mais heureusement, si VULCAIN est toujours dans l’hommage appuyé à ses idoles, il le fait de manière moins lourde et éparpillée que sur "Desperados", qui pour recréer l’univers qui inspirait alors le groupe avait recours à trop d’instruments, à des formules sans cohérence et un peu forcées, même si exécutées avec une patte appréciable. Rien de tel ici, et si "Transition" est digeste c’est par la seule subtilité de ses compos, même si les armes de VULCAIN sont à nouveau batterie-basse-guitare-guitare. On sent que les compos ont été forgées dans le même esprit ; toutes contiennent leur propre signature qui les fait se démarquer de leurs consœurs et sont bien catchy, le son idéal… D'où une série de tueries, "Rockin' Chair", "Partir", "Give It Up", "Les Loups" (hey hey, hey heeeeeey!), "Lady Blue", comme vous le voyez difficile de se contenter de quelques chansons à mettre en avant !

Tout excellent qu’il soit, "Transition" n’a pas eu l’effet escompté, le groupe ne réalisera jamais la grosse percée espérée mais va s’aliéner ses fans demandant plus de VULCAIN traditionnel (même si honnêtement rien que le fait de découvrir cet album aujourd'hui fait un choc, j’ose à peine imaginer ce qu’a pu ressentir un jeune gars assoiffé de "Rock’n’Roll Secours" à l’époque). Mais cet album ouvre une période de créativité débridée l’espace de deux albums, culminant à mon goût avec "Big Bang" auquel David a justement attribué 5 étoiles, bel exemple de coordination entre chroniqueurs à 11 ans d’intervalle. Une belle réussite qui rend d’autant plus dommage la stagnation de VULCAIN, qui a tout de même réussi à repartir sur d’excellentes bases après son hiatus... mais où seraient-ils aujourd'hui si cet album, comme les autres, avait gagné l'attention qu'il méritait ?

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- Vincent Puzio (basse)
- Marc Varez (batterie)
- Daniel Puzio (guitare, chant)
- Franck Pilant (guitare)


1. Derrière Les Cartes
2. Sophie
3. Rockin' Chair
4. Limousine
5. Partir
6. Surfing In Hawaï
7. Give It Up
8. Rock'n'roll Star
9. Les Loups
10. Lady Blue



             



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