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HEAVY METAL  |  E.P

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- Membre : Nocturnal Rites

GOTHAM CITY - Black Writs (1983)
Par CITIZEN le 17 Octobre 2016          Consultée 915 fois

Es-ce que c’est la journée où Citizen vous parle de Heavy suédois qui tue ? Gagné !

Le Metal suédois, bien avant BATHORY et la scène actuelle constituée d’ignobles groupes de speed mélodique, était extrêmement pléthorique, c’était littéralement impossible de passer la tête dans le pays sans se faire picoter le cul par des milliers d’épées d’acier. C’est assez difficile de s’en apercevoir en considérant seulement les albums sortis lors de cette période, mais ce sont surtout des multitudes de singles sept pouces qui font la joie des collectionneurs qui formaient le gros de la meute. GOTHAM CITY n’est évidemment pas de ces petits parmi les petits, GOTHAM CITY est toujours relativement un truc de collectionneurs mais les chevaliers noirs qui font régner la loi du metal avec respect & robustesse sur la Scandinavie n’ont pas à être présentés. De toute façon cet EP est vraiment trop fort, c’est pourquoi je me propose de faire une chronique rédigée de mémoire complètement possédé par la musique intense du gang d’Umeå, en rectifiant ensuite la chro éventuellement si l’écoute gourmande que je m’offre entre autres douceurs (mais faut toujours s’arranger pour écouter GOTHAM CITY de temps en temps) apporte des éléments qui ont fui ma mémoire (évidemment avec le son dans les esgourdes on ne peut que réévaluer l’intensité à la hausse) !

Le son est vraiment dégueulasse, digne des rehearsals compile des prémices de garage de gros groupes de Heavy. Pourtant, si y a bien un truc dont on se fout quand on écoute GOTHAM CITY, c’est d’une quelconque précision ou puissance du son, tant ce qui parle ici c’est la frénésie du combo. Même avec ces guitares qui se contorsionnent pour rugir à travers la merde sonore incrustée dans les bandes et même pas virée par un mixage sommaire, elles sonnent même comme des parasites à vrai dire, quel emportement, quelle énergie communicative, elles restent très effilées et traversent l’air comme des missiles ! Ces mecs sont vraiment au Heavy ikéaesque (ça se dit ? on va dire !) ce qu’un groupe comme HOLOCAUST était pour les brits, sans fioritures, sans complexes, juste de l’énergie pure totalement débridée, une attitude volontaire et agressive : pas de quartiers ! Dès la première phrase de l’EP vous êtes déjà à courir éperdument auprès de la troupe lancée intrépidement dans la nuit : "Gettin’ ready, getting high, it’s the way you’re gonna diiiiiiiie ! Feel the noise, feel the power, we will go within an hoooooour !" Que ça speede !

Je sais pas trop ce qui caractérise le Heavy scandinave par rapport aux autres clans européens. Peut-être la fraîcheur, l’envie de pas se prendre la tête, une certaine naïveté sans doute, un sens de la mélodie et une capacité à faire dans l’épique et la ballade, tout en ne crachant pas sur le muscle et la vitesse. Et forcément, comme pour tous les groupes de cette première moitié des 80s, une profession de foi éternelle au metal, ressentie dans chacun des riffs audacieux de GOTHAM CITY, voir ce morceau énorme qu’est "Born To Rock Hard" ! Egalement le groove flegmatique de "1995" et "Black Writs" où le groupe s’essaye à des plans moins confrontationnels mais toujours très efficaces avec guitare superbe. Comme sur tout bon EP aucun morceau n’est en reste donc "The Coven" s’ajoute à ces excellentes chansons.

L’aspect de ce disque qui va en rebuter beaucoup (enfin en plus du reste) c’est cette voix étonnamment mal mixée, on a l’impression que le chanteur crie dans une boite métallique pendant que la musique passe sur un radiok7 au fond de la pièce. Un chanteur qui est doté d’un timbre de voix bizarre nasal et froid qui peut donner parfois l’impression qu’il se fait chier. Mais il contribue à cette atmosphère à l’arrache et il sait quand il faut bien se donner. A la différence de l’album qui fait intervenir un autre chanteur plus conventionnel tout en relâchant un peu trop la pression il faut le dire et qui le place plus dans du heavy typé épique à la HEAVY LOAD (ben tiens forcément qu’on va name-dropper les compatriotes) tout en le rendant moins indispensable. Cela dit c’est quand même mieux d’avoir l’humble cd qui regroupe les deux plus le single "Gotham City"/"Killer Angels" plutôt que de payer 300 euros pour un rond de cire.

Voilà, je sais plus où je voulais en venir, "Monsters of Rock" m’a fait perdre la tête... et je suis même pas en train de l’écouter ! Au bureau en train d’essayer de faire des trucs avec mon logiciel de RH, le seul couplet "Feel the noise, feel the power" me donne envie de donner un grand coup de hache sur l’écran et de faire de tous mes papiers un feu de joie immense ! Et si les collègues aperçoivent un sméagol torse poil foncer dans les couloirs en hurlant "living on the city streets he was born to rock hard"... je plaiderai la folie passagère !

Vous l’aurez compris, "Black Writs" est dans la légende quels que soit les mots que je puisse coller dessus... qui tous se butent à l’acier trempé des suédois ! 4 étincelles incandescentes sur 5 !

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- Mårten Edlund (guitare)
- Björn Erik Melander (basse, guitare acoustique)
- Jonas Östman (batterie)
- Ola Ohlsson (chant)


1. Monsters Of Rock
2. 1995
3. The Coven
4. Black Writs
5. Born To Rock Hard
6. In Vino Veritas



             



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