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1349 - The Infernal Pathway (2019)
Par MEFISTO le 30 Mai 2020          Consultée 588 fois

Petite note en débutant : votre dévoué a chroniqué l'édition deluxe de "Infernal Pathway", sortie quelques mois après le disque principal, à la fin 2019. Seule différence : une variante norvégienne du tube "Dødskamp" en bonus.

1349 est un des groupes de Black norvégiens qui fait le moins peur, ça c'est clair. La bande à Ravn a bien beau utiliser le corpse paint et jouer les satanistes, on ne peut s'empêcher de sourire en la voyant se démener sur scène et devant la caméra. Et tout ceci depuis 1997, sept albums plus tard ! Est-ce son attitude générale, le son imparfait, franc et vicieux qu'il catapulte ? Un mix de tout ça ? J'ai le feeling que le quartette, qui joue ensemble depuis vingt ans, ne se prend pas trop au sérieux. Ce côté bon enfant mal dégrossi est palpable dans sa musique, qui manque clairement de fini, pour ne pas dire de classe. Même pour du Black !

Or… Au royaume des pandas, les Blackeux sont rois et 1349 les divertit salement !

"Massive Cauldron Of Chaos" était définitivement une parenthèse, un essai. Une transformation temporaire réussie pour 1349. Tandis que "Demonoir" nous avait assommés, quatre ans auparavant, de son raw Black froid et mélodique, "MCOC" livrait une bouillie plus facile à s'envoyer, quasiment générique, sans être trop vulgaire. Mais pourtant, ça a marché. 1349 n'aura probablement jamais râtelé autant de nouveaux fans, d'autant plus que le titre de son album était foutrement racoleur…

Les Norvégiens, avec "The Infernal Pathway", suivent toutefois la ligne tendue sur "Demonoir" à mon grand plaisir. Les connaisseurs remarqueront que le groupe reprend ses interludes atmo intitulés "Tunnel (Of Set)", qui permettent de mieux mettre en lumière les compos placardées dans la tronche, le bide et les bottes de ce bestiau. Ils étaient six sur "Demonoir", ils sont maintenant réduits à trois, ce qui en aucun cas ne les rend bancals. On les apprécie davantage, car 1349 ne prend absolument pas de gants blancs pour nous servir notre raclée. Les pauses sont ainsi salvatrices pour absorber les reflux gastriques, comme bobonne enceinte de notre quatrième mioche…

Rien de compliqué dans la technique du pugiliste bicolore : de courtes intros, on dévoile rapidement le riff rondelet du morceau, ça tabasse sévère, on cabote dans des eaux jonchées de cadavres jusqu'au refrain, clamé avec fougue par Ravn (car oui, c'est important de chanter le titre chez 1349 !), et on repart ruer autre part en pissant un solo ici, ou en saturant les cordes au maximum pour alourdir le massacre là. La spirale est souvent hors de contrôle et nous happe par les changements véloces des quatre striges, comme en font foi "Abyssos Antithesis", "Towers Upon Towers" et la curieuse "Stand Tall In Fire", qui termine l'affront sur huit minutes !

Rien de compliqué, donc. Du raw Black comme il en pleut à tous les jours. Sauf que sur "The Infernal Pathway", 1349 multiplie avec inspiration les averses de merde comme en 2010, de la fiente puante emplie de blastbeats et de rasoirs dont on se délecte sans gêne ni ration. Clown du Black norvégien ou non, ce combo déploie une telle énergie pour faire hurler ses instruments qu'on ne peut que louer le jour où il a commencé à débroussailler son propre chemin, à deux pas des marécages et loin de la voie express. Deux fois bravo pour ça, comme disait l'autre Ricain.

1349 n'est pas prêt à céder du terrain aux jeunes créatures nocturnes, qu'elles dévorent ou enculent. Malgré un charme des plus limités, il arrive encore à clore l'affaire, le saligaud… Son haleine est putride, rance, droguée aux stéroïdes… Et à la morphine. Comme quoi l'excitation peut calmer les ardeurs, comme un bon tonique !

Pour un gros naze comme moi qui se fait couramment tromper par les productions modernes, "The Infernal Pathway" est un mistral répugnant qu'il fait bon humer…


Podium : (or) "Dødskamp", (argent) "Striding The Chasm", (bronze) "Abyssos Antithesis" et "Towers Upon Towers".

Indice de violence : 3,5/5.

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- Seidemann (basse)
- Ravn (chant)
- Archaon (guitare)
- Frost (batterie)


1. Abyssos Antithesis
2. Through Eyes Of Stone
3. Tunnel Of Set Viii
4. Enter Cold Void Dreaming
5. Towers Upon Towers
6. Tunnel Of Set Ix
7. Deeper Still
8. Striding The Chasm
9. Dødskamp
10. Tunnel Of Set X
11. Stand Tall In Fire
12. Dødskamp



             



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