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The RODS - The Rods (1981)
Par ERWIN le 4 Juillet 2019          Consultée 534 fois

J'étais hier après midi en pleine séance de contemplation sur ma terrasse au soleil, les oreilles pleines de WINDIR comme il se doit, quand mon grand fils me coupe dans mes intenses réflexions sur le devenir de l'humanité et surtout "va--t-elle s'en sortir sans moi ?" et me place devant la trogne un skeud... "Man j'y vois rien à cette distance recule moi ça d'un bon mètre et je te dirai de quoi il retourne. ha mais que oui bien sûr, il s'agit de "Let Them Eat Metal" des RODS avec la bonnâssse brunette en photo, excellent choix mon grand, je suis fier de toi ! Voila un classique intemporel de Heavy, un objet sacré en quelque sorte... Regarde donc les lignes que n'ont pas manqué de pondre mes collègues sur ce groupe essentiel !"
Le djeuns sourit et revient 30 secondes plus tard :
"Papa y a rien décrit sur les RODS sur NIME"!
Déboussolé, votre chroniqueur se jette à son tour et moins de vingt minutes – ouais je suis pas un djeuns moi bande de blaireaux aux pouces déformés - plus tard, la triste réponse est évidente : pas plus de RODS sur NIME que de Cucugnanais en paradis ou d'arêtes dans une dinde  ! C'est évidemment pour cette raison majeure que vous voilà en train de découvrir cette chronique, je ne pouvais pas décemment mourir sans faire la disco du trio new yorkais infernal !

Nous entrons dans le saint Graal de notre musique les djeuns, posez donc vos portables et laissez-moi vous raconter la belle histoire de ce groupe légendaire ! C'est David Feinstein, surnommé "Rock" par ses potes, qui crée le groupe au sortir d'une expérience de plusieurs années au sein du ELF de son cousin Ronnie James DIO. Le garçon dispose d'un organe viril dont il use beaucoup – un pote à Joey de Maio ouais - et est un gratteux tout à fait respectable mais totalement oublié de la postérité, ce qu'il convient de réparer immédiatement. Il est accompagné par le colossal Carl Canedy à la batterie... Et, donc oui ! Il faut admettre que leurs préoccupations tournent pas mal autour de la gent féminine.

Cet album éponyme sorti par Arista en 81 est le succédané de leur premier "Rock Hard" paru l'année précédente de manière autonome, sans promo ni rien pour faire du buzz. Je débute donc par leur officiel deuxième album ! Vous allez voir que ça démonte bien, les petites pucelles vont en mouiller leur petite culotte en coton ! C'est globalement proche de MOTÖRHEAD ou TANK, en un poil moins violent, on rangera donc les RODS aux côtés de SAXON, pas trop loin de RIOT.

Et on débute avec "Power Love" qui effectivement peut rappeler certains titres véloces des Anglais de Birmingham précédemment cités. Le son est Heavy, les paroles plutôt dans un registre sex and love proche du Hard Rock. On remarque de suite l'intervention bien calibrée au solo de David Feinstein qu'on pourrait comparer à Fast Eddie Clarke sans trembloter plus que ça, la basse de Bordonaro défonce bien aussi. Je signale de suite l'unique slow de cette galette : "Woman" est une compo bien tempérée, à la gratte claire, avec un solo dantesque de David, qui éclaire cette song de toute sa classe.

Mais c'est bien sur les titres speed que les RODS sont le plus à l'aise et imposent leur marque indélébile : "Nothing Going On In The City" déchire vraiment sa race, de quoi dégommer quelques glameux le vendredi soir et tomber quelques belettes, voilà qui fait vraiment du bien par ou ça passe, c'est punky en diable avec un son de Metal ! "Wings Of Fire" est véloce, comme pour MOTÖRHEAD, les prémices du Speed Metal sont bien là ! Mais c'est probablement "Crank It Up" qui tient la corde et arrache le mieux la tête, se posant ainsi en classique immédiat, avec toujours les évidents relents punky sur les rythmiques bien cinglantes.

Certains titres sont plus passe-partout, en fait du Hard Rock basique comme "Hungry For Some Love" ou "Getting Higher" ; "Get Ready To Rock And Roll" manque de fond mais reste bien agréable. "Roll With The Night" est sympa, sans prétentions et presque AOR alors que "Rock Hard" reste en troisième division, surtout pour des oreilles de quarante ans plus jeunes !! C'est parfois en forme d'hymne comme la rythmique pachydermique de "Music Man", qui me rappelle certains élans de BLACKFOOT. On s'éloigne donc du Heavy, mais cela dit, j'aime beaucoup "Ace In The Hole" qui si elle sonne carrément Hard FM, est très bien réalisée, il s'agit d'une reprise de l'ex-JOURNEY Fleischman vraiment bien foutue.

Cette même année, le batteur Carlito, dragueur impénitent proche des âmes damnées de MANOWAR Joey et Ross, tient quelques temps les baguettes pour le groupe macho d'Auburn, mais finalement reste fidêle à Feinstein. Un an plus tard on va le retrouver avec Ross à la découverte des mômes d'ANTHRAX, la New York connection en action ! Outre ces aventures extra RODS ? Il faut tout de même entretenir la légende, c'est un premier album qui se porte bien, et n'a rien de honteux. Le trio assure remarquablement et propose des titres très speed et novateurs pour l'époque ! C'est donc un 3 solide !

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   ERWIN

 
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- David 'rock' Feinstein (chant-guitare)
- Garry Bordonaro (basse)
- Carl Canedy (batterie)


1. Power Lover
2. Crank It Up
3. Hungry For Some Love
4. Music Man
5. Woman
6. Nothing Going On In The City
7. Get Ready To Rock And Roll
8. Ace In The Hole
9. Rock Hard
10. Roll With The Night
11. Getting Higher
12. Wings Of Fire



             



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