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- Style : Iron Maiden
- Membre : Threshold, Headspace, Within Temptation, Exivious, Landmarq, Arjen Anthony Lucassen's Star One
 

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MAIDEN UNITED - Empire Of The Clouds (2018)
Par WËN le 8 Janvier 2019          Consultée 1508 fois

Si vous êtes dorénavant familier avec le credo de MAIDEN UNITED - quasi All-Star tribute band de reprises acoustiques dédiées à la VIERGE DE FER - vous serez en droit de vous étonner de la perte croissante d'étoiles que le combo a pu subir ici au fil de sa discographie alors que ses trois opus demeurent pour le moins agréables à écouter. Alors, certes, si les Bataves ne réussirent pas à réitérer cette superbe propre à leur première tentative (l'album "Piece Of Mind" entièrement et intelligemment réarrangé), il faut surtout déceler, en ce déclin progressif, une légère mais malheureuse impression de redite, passé la découverte initiale. Rien de franchement mauvais, mais cette fâcheuse sensation que la fraîcheur propre à l'exercice ne parvenait plus à charmer nos sens de la même façon.

Décidant habilement de calmer le jeu entre ses sorties, MAIDEN UNITED revient en début d'été avec un 'simple' EP dans ses valises. Simple mais pour le moins imposant, du haut de ses cent quarante tonnes d'acier et de toile, pour sa vingtaine de minutes au compteur… Car l'octuor fait fi de la demi-mesure ici, en allant s'accaparer la plus longue pièce d'IRON MAIDEN, non pas - et c'eut été fantastique - "The Rime Of The Ancient Mariner", mais son "Empire Of The Clouds" ("The Book Of Souls", 2015) de successeur à ce titre, puisque l'ayant tout récemment détrôné du haut de ses quelques minutes supplémentaires. Tout notre petit monde, guests inclus - Edward Reekers (KAYAK) à la narration et Perttu Kivilaakso (APOCALYPTICA) au violoncelle - se donne donc rendez-vous pour embarquer dans cette réplique du tragiquement célèbre R101 et nous en faire revivre la fatale épopée, de son décollage au-dessus de Cardington (Angleterre) jusqu'aux tempêtes picardes qui l'envoyèrent s'écraser près d'Allonne (aux environs de Beauvais, Oise) en ce funeste 5 Octobre 1930, ne laissant s'en réchapper que 4 de ses 54 passagers et membres d'équipage.

Et si l'éponyme EP ne subit pas le fatidique destin de son pachydermique modèle, c'est en partie grâce à la bravoure d'un inespéré homme de la situation qui, tenant la barre avec maestria, se gausse du grain et remet le dirigeable MAIDEN UNITED en altitude. Ce gentleman, Jermain van der Bogt, Wudstik de son pseudo, vous le connaissez peut être déjà. Hip-Hop/RN'Beux de son état, vous l'aurez possiblement croisé sur le "E=MC²" de AYREON ("01011001", 2008) ou chez FOR ALL WE KNOW, le projet solo de Ruud jolie de WITHIN TEMPTATION qui tient ici la guitare. C'est en tout cas un retour après une version alternative de "The Evil That Men Do" et son duo avec Marcela Bovio sur l'opus précédent ("Remembrance", 2015), lors d'un "Aces High" plutôt bien ficelé. Seul à la barre, le Néerlandais remplace ici le talentueux Damian Wilson (THRESHOLD, HEADSPACE) qui avait de plus en plus de mal à nous émouvoir (là aussi passé la claque initiale) et nous livre une prestation de toute beauté dans un registre Rock qu'il maîtrise décidément très bien. Émotions, envolées, rage, plan Soul, le Hollandais volant donne tout ce qu'il a. Nulle concession, nulle planche de salut. Le Batave maintient bravement le gouvernail et il n'en fallait guère plus à l'immense dirigeable pour reprendre de l'altitude.

Et musicalement, par rapport au full-length précédent, qu'est-ce qui explique alors cette étoile supplémentaire ? Déjà la qualité de la reprise, tout bonnement excellente qui fait passer l'originale - attention je pèse ses maux - pour un brouillon mal dégrossi (en y repassant après coup, je n'avais jamais remarqué à quel point certaines parties de guitares étaient à ce point sagouinées). Bref, la reprise marche, le matériel de base composé par Bruce Dickinson se prêtant finalement assez facilement à l'exercice du tout-acoustique. Hormis le chant qui fait le taf, le travail de réinterprétation est ici très consciencieux même s'il ne revisite pas l'originale tant en profondeur que lors de certains de ses travaux plus anciens. On appréciera ici la basse qui n'hésite pas à mener la danse sur l'épique troisième mouvement (on parle de MAIDEN, ceci-dit, rien d'illogique non plus), tout comme ces fioritures claviers/Hammond/piano qui viennent discrètement (ou pas) enrichir la performance. Non, à notre goût, seules les interventions narrées qui débutent chaque partie coupent un peu la dynamique générale de l'ensemble, mais rien de rédhibitoire non plus. Au contraire du violoncelle, guest discret mais efficace, qui apporte aussi sa pierre à l'édifice, dotant le tout d'une dimension tragique qui ne fait ainsi jamais perdre de vue le drame humain qui s'est joué cette nuit-là. Que demander de plus ?

Un second CD ? Pourquoi pas, cet EP contenant en effet un deuxième disque constitué de la version live de "Empire Of The Clouds" (mais amputée de son introduction). C'est lors de cette interprétation au Carré d'Amsterdam qu'est née l'idée d'en faire un EP (artwork et notes comprises) mais d'ici à livrer deux fois le même (long) morceau sur un même EP, nous ne sommes pas certain du bien-fondé de la décision. Surtout qu'à quelques variations et applaudissements près, l'interprétation reste semblable. Ce n'est pas non plus cette reprise de "Killers", déjà présente sur l'opus précédent, mais cette fois interprétée par Wudstik qui justifiera l'intérêt de cette galette supplémentaire. Bon, allez, c'est bonus, ne rechignons pas… Même si, quitte à nous gâter, des versions live d'autres titres n'eurent pas été de refus et, à n'en point douter, plus légitimes et dignes d'intérêt. Just sayin'…

Donc, sans se prendre la tête, voilà MAIDEN UNITED qui se 'contente' de livrer ce qu'il sait le mieux faire, des reprises à fleur de peau d'IRON MAIDEN que nous prenons ici plaisir à redécouvrir sous cette forme, en toute simplicité. Qu'il soit temporaire ou non, ce changement de vocaliste s'avère finalement assez bénéfique et, malgré toute notre sympathie envers Damian Wilson, force est de constater qu'une bonne brise fraîche souffle dorénavant sur l'ensemble. Difficile d'avouer avoir perdu 23 minutes à la sortie de cette pièce de caractère.

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- Wudstik (chant)
- Ruud Jolie (guitare)
- Huub Van Loon (piano)
- Thijs Schrijnemakers (hammond)
- Perttu Kivilaakso (violoncelle)
- Joey Bruers (basse)
- Mike Coolen (batterie)
- Edward Reekers (narration)



1. Empire Of The Clouds (p1)
2. Empire Of The Clouds (p2)
3. Empire Of The Clouds (p3)
4. Empire Of The Clouds (p4)

1. Empire Of The Clouds (p2)
2. Empire Of The Clouds (p3)
3. Empire Of The Clouds (p4)
4. Killers (feat. Wudstik)



             



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