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DISMAL EUPHONY - Python Zero (2001)
Par DARK BEAGLE le 12 Octobre 2017          Consultée 233 fois

Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Cette petite maxime pourrait très bien résumer la carrière de DISMAL EUPHONY tant cela ressemble à un constat d’échec. C’est violent dit comme ça, mais malheureusement cela s’applique particulièrement sur ce cas que l’on pourrait étudier en école de commerce tellement il est édifiant. Alors qu’ils semblaient avoir trouvé une voix où les capacités des musiciens s’exprimaient avec plus de justesse sur "All Little Devils", ils vont prendre un virage dangereux, qui va d’ailleurs leur être fatal.

Et non, on ne va pas aller sur ce vieux cliché « femme au volant, mort au tournant », même si on pourrait dire que la mise en avant excessive d'Anja Natasha et sa voix de crécelle a contribué à faire que ce "Python Zero" soit le dernier album de DISMAL EUPHONY. Elle n’en peut certainement rien, mais son timbre est plutôt déplaisant et en fonction des morceaux, cela est tout simplement abominable, mais nous y reviendrons en temps voulu. Sur "Python Zero", le groupe estime qu’il est bon de gommer ce qui a été fait sur l’opus précédent et de se trouver une nouvelle voie à explorer.

Les bases restent du Black Metal, avec sa dose de blast beats réglementaire, mais il y a également un côté très accessible à travers des riffs de guitare minimalistes qui tirent plus du côté du Heavy Metal. S’il y avait une comparaison à faire, ce serait avec le "Endorama" de KREATOR. Mais là où ces derniers ont réussi à sortir un album solide quoique moins accessible que ce qu’ils proposaient d’habitude, DISMAL EUPHONY va se perdre en chemin, à essayer de proposer de longs morceaux quand l’option choisie demande des titres à durée plus abordable.

"All Little Devils" montrait un groupe écorché, qui s’était trouvé un style, s’écartant des voies tracées par le DIMMU BORGIR de "For All Tid". "Lady Ablaze", l’EP suivant, reprenait de vieux morceaux, dont le très bon title-track. Sur "Python Zero", c’est plus sec, mais moins inspiré. La banalité de certains refrains ferait passer ceux de certains IRON MAIDEN pour des chefs d’œuvre de créativité (celui du morceau-titre est tout bonnement lénifiant) tandis que certains passages plus Gothiques dans l’esprit arrivent à être intéressant, à l’instar de "Zentinel", certainement le meilleur titre du lot.

La brutalité de certains titres, comme celle de "Plasma Pool" en devient pour le coup excessive, avec sa batterie dominante qui n’apporte rien sinon une espèce de capharnaüm ambiant. De ce fait, les parties plus construites s’enlisent et ne parviennent pas à s’épanouir comme elles le devraient. Et quand le chant masculin s’éteint pour laisser place à celui d'Anja Natasha cela fait grincer des dents tant sa voix vrille les tympans. C’est dégueulasse à dire, mais elle n’est pas à sa place ou plutôt si : DISMAL EUPHONY semble tellement prédestiné à se saborder qu’elle est finalement un choix on ne peut plus logique.

Et asticot sur le cadavre, le groupe décide d’achever l’album (et l’auditeur, hein, soyons généreux !) avec ce qui est peut-être bien le pire titre de son répertoire : "Flyineye". Un truc incompréhensible, qui tranche complètement avec le reste du disque avec son approche western complètement décalée. Nous avons même droit à des échanges de coups de feux qui manquent nous achever, mais c’est surtout Anja Natasha qui s’en charge, de cela (ok, je suis très vache avec elle, mais qui aime bien châtie bien non ? Non ? Ah bon).

Le constat est vraiment dramatique. "Zentinel" parvient à tirer son épingle du jeu, ainsi que "Needle" (!) pour une montée en puissance intéressante. Le reste est assez creux, voire vide. Ce qui revient au même, finalement. Le groupe s’est complètement fourvoyé alors qu’il présentait des choses encourageantes sur "All Little Devils", quand il était permis de croire que DISMAL EUPHONY allait enfin lancer sa carrière.

"Python Zero" est un chant du cygne d’une tristesse pathétique. Un disque indigne, même pour un groupe de seconde zone (voire de troisième) comme l’est, le fut, DISMAL EUPHONY. Le split était de ce fait inévitable et c’est certainement la meilleure chose qui soit arrivée à ce groupe qui n’aura jamais su saisir sa chance. Un épilogue sans saveur pour une histoire qui n’aura été que rarement passionnante en somme…

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   DARK BEAGLE

 
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- Anja Natasha (chant)
- Ole Helgesen (chant, guitare)
- Frode Clausen (guitare)
- Erlend Caspersen (basse)
- Kris Vold (batterie, guitare, samples)
- Svenn-aksel Henriksen (claviers)


1. Critical Mass
2. Python Zero
3. Zentinel
4. Magma
5. Birth Reverse
6. Needle
7. Plasma Pool
8. Flyineye



             



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