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BLACK STAR RIDERS - Heavy Fire (2017)
Par DARK BEAGLE le 23 Mai 2017          Consultée 887 fois

THIN LIZZY était un groupe remarquable, porté par la sensibilité de Phil Lynott, leader charismatique de la formation, parti trop tôt. Depuis le split du groupe, Scott Gorham n’aura eu de cesse de lui rendre hommage. Présent depuis la moitié des années 70, il avait vécu une épopée formidable, ponctuée par des albums magnifiques et même si les dernières années ont été plus difficiles émotionnellement, la passion aura toujours été intacte. Si certains lui ont reproché de tourner sous le nom de THIN LIZZY sans Lynott, d’autres ne lui ont pas vraiment pardonné de poursuivre son travail de souvenir en formant BLACK STAR RIDERS dont ce "Heavy Fire" est déjà le troisième album. Alors certes, l’ombre du métisse plane toujours sur le groupe, mais depuis "The Killer Instinct", BSR essaye de se forger sa propre personnalité.

Et ce n’est pas toujours évident. Ici, on assiste déjà à un changement de look au niveau de la jaquette. Terminé l’imagerie pin-up et aviation de la Seconde Guerre Mondiale, on arrive sur quelque chose de plus classique, mais non dénué d’humour. Musicalement, on se retrouve plus ou moins dans la continuité de "Killer Instinct", avec cette volonté de sortir du carcan embarrassant que peut être l’esprit THIN LIZZY, mais chassez le naturel, il revient au galop ! En effet, le timbre de voix de Ricky Warwick (souvenez du puissant The ALMIGHTY !) est assez proche de celui de Phil Lynott et parfois, il suffit de fermer les yeux pour se laisser duper ("Dancing With The Wrong Girl"). Sans oublier un jeu de batterie de la part de Jimmy DeGrasso qui peut rappeler celui de Brian Downey par moments et vous vivez une véritable cure de jouvence, un retour aux années 70 dans les rues de Dublin, du côté de Temple Bar.

À ce moment, difficile de prendre son essor, de se chercher un son qui soit personnel, voire original. BLACK STAR RIDERS alterne des approches plus Heavy comme sur le terrible "Who Rides The Tiger", ou plus Rock à l’instar de "Cold War Love", plus intimiste. Mais contrairement à ce qui faisait "Killer Instinct" un disque très réussi, "Heavy Fire" manque un peu de mordant. Le disque, dans son ensemble est franchement pas mal, cela s’écoute sans le moindre déplaisir, on se surprend à taper du pied à plusieurs reprises, pour suivre des tempos assez enlevés mine de rien. Mais au final, on se laisse un peu endormir, on retiendra principalement la première moitié de l’album, celle qui bouge le plus, la plus vivante en somme.

Pourtant, il n’y a rien de particulièrement mauvais sur "Heavy Fire". Rien qui ne va provoquer le rejet direct, rien qui ne fasse secouer la tête de façon négative. Globalement, c’est bien fait, mais on a parfois le sentiment que les musiciens deviennent un peu timorés, conscient du terrible héritage qui pèse sur leurs épaules, et qu’ils n’ont pas le droit de se planter. Et effectivement, ils évitent l’écueil, mais ils ne prennent pas non plus les risques qu’ils devraient, voudraient prendre. Mais en même temps, BLACK STAR RIDERS ne peut pas trop bouger, ne peut pas chercher à moderniser son approche de la musique, très ’70, début ’80. Cela fait partie du décorum que la formation a instauré dès le jouissif "All Hell Breaks Loose" et qui a été perpétué sur "Killer Instinct" et donc ce "Heavy Fire". Alors le groupe poursuit son petit bonhomme de chemin, en faisant ce qu’il sait faire de mieux, à savoir un Hard Rock classieux, mais avec une petite baisse de régime.

Il ne manque pas grand-chose à BLACK STAR RIDERS pour sortir le grand album que l’on attend d’eux. Sans à avoir à sacrifier un héritage qui peut rapidement devenir un épouvantail, le groupe doit juste trouver sa voie, sa touche qui lui donnerait une personnalité plus affirmée. "Heavy Fire", c’est le disque sympa que l’on va écouter avec des potes, mais qui va avoir une durée de vie un peu limitée malgré tout. Scott Gorham en impose toujours autant et les musiciens qui l’entourent sont à l’unisson. C’est dommage que ce disque ne dégage pas plus de puissance, qu’il ne respire pas plus que cela la sérénité. Il y avait possibilité d’avoir quelque chose de grand, on va se contenter de ce "Heavy Fire" qui se contente de faire le boulot.

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- Ricky Warwick (chant, guitare)
- Scott Gorham (guitare)
- Damon Johnson (guitare, mellotron, chant)
- Robert Crane (basse)
- Jimmy Degrasso (batterie)


1. Heavy Fire
2. When The Night Comes In
3. Dancing With The Wrong Girl
4. Who Rides The Tiger
5. Cold War Love
6. Testify Or Say Goodbye
7. Thinking About You Could Get Me Killed
8. True Blue Kid
9. Ticket To Rise
10. Letting Go Of Me
11. Fade (bonus Track)



             



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