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AMBIENT PSYCH POST JAM ??  |  STUDIO

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EARTH - Angels Of Darkness, Demons Of Light I (2011)
Par POSITRON le 17 Mars 2017          Consultée 519 fois

La machine infernale s'est arrêtée. L'amplificateur vrombit encore, mais tout le pédalier d'effets et de saturations a été revendu. Tout est lent, très lent... Trop lent ? Engourdi. Il y a une batterie. Il y a un violoncelle, qui ronronne paisiblement. Tout est doux. Tout est paisible. Le soleil brille sans excès. Le paysage est nu, sans honte, sans embarras. "Earth 2" n'est plus depuis longtemps.

Il y a du Post Rock : évidemment dans son acceptation la plus large. Je ne parle pas de crescendo-core, ou d'EXPLOSIONS IN THE SKY, mais plutôt d'une forme de déconstruction du Rock à la manière de la première vague. Il y a une jam folk, americana, psychédélique ? Peut-être Kraut ? Ensoleillée, désertique. Non pas désertique comme le désert du Stoner, aride, brûlant, insoutenable, consumant yeux et peaux. Non pas désertique comme le désert du Drone (Doom), celui de l'infini, immuable, inaltérable. Un peu entre les deux, désertiques comme les vastes étendues de l'Amérique du Nord, au début de l'été.

"Angels Of Darkness, Demons Of Light" est un désert paisible, celui où l'on vient se retirer du monde, et profiter de la solitude, du calme, de la sérénité. Cette sérénité est cyclique, répétitive, et ainsi les riffs, les progressions harmoniques sont répétés, inlassablement, jusqu'à ce que chaque détail en soit intégré, puis que ces détails se fondent l'un en l'autre pour former un tout cohérent ; un album. La batterie, molle et fatiguée, abat la mesure plus qu'elle ne la bat, derrière et sous les lignes mélodiques qui s'entrecroisent selon les règles implicites et ineffables d'une improvisation tranquille.

AODDOL est en cela une continuité naturelle de son prédécesseur "The Bees Made Honey In The Lion's Skull". Il n'y a qu'un changement de sonorité, lié en partie à ce troc, un clavier/piano contre un violoncelle. À part cela comment les séparer l'un de l'autre ? Bof, bof. Un peu plus de soleil sur "The Bees" ? Un peu plus de douceur, et moins de saturation sur "Angels" ? Quand je pense qu'il y a une partie deux, quasiment identique, et qu'il va falloir écrire dessus !

Retournons à notre disque. Il contient la pièce titre, la plus longue des deux albums, et celle qui ressemble le plus au ralentissement d'une jam étirée dans le temps. La plus proche également d'AODDOL 2. Également la piste la plus progressive, la moins statique, où après quelques notes de basse et une longue introduction que je veux croire représenter le sommeil, l'on observe comme un géant endormi se retourner lentement dans son lit de sable, basculer quelques instants (soit quelques minutes à notre échelle) dans un état de conscience mi somnolent, mi-éveillé.

Et puis avec une lenteur infinie, se rendormir, et rêver.

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   POSITRON

 
  N/A



- Dylan Carlson (guitare)
- Lori Goldston (violoncelle)
- Karl Blau (basse)
- Adrienne Davies (batterie)


1. Old Black
2. Father Midnight
3. Descent To The Zenith
4. Hell's Winter
5. Angels Of Darkness, Demons Of Light I



             



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