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BULLET FOR MY VALENTINE - Venom (2015)
Par JEFF KANJI le 8 Juillet 2016          Consultée 2427 fois

BULLET FOR MY VALENTINE demeurera un phénomène qui a contribué à populariser une forme accessible du Metalcore avec un premier album de grande qualité qui lui a assuré une belle cote de popularité. Pas sûr que le public de 2006 soit encore là dix ans plus tard, surtout qu'à part sur "Fever", BFMV n'a pas vraiment gâté les amateurs, le clou du spectacle étant ce "Temper, Temper" que je me suis infligé en 2013 en espérant au fond trouver des titres qui tiendraient plus de "Alone" que de "Last To Know".

Visiblement Matt Tuck et ses acolytes se sont remis en question et avec "Venom" s'essaient à plus de sobriété pour retrouver des sensations concrètes, le gros son et les riffs sous-accordés de l'opus précédent n'ayant clairement pas suffi à proposer une musique cohérente et qualitative. L'introduction se veut nerveuse voire énervée, et "No Way Out" déboule tous riffs dehors, batterie galopante et riffs tranchants ! Matt Tuck est en rogne et il va le demeurer sur l'ensemble de "Venom", même si en définitive, l'agressivité se voudra maîtrisée.

Car il faut bien se le dire, ce cinquième opus des Gallois renoue avec la qualité décelée précocement sur "The Poison". "Venom" est l'album qui aurait dû succéder à "Fever". Il s'avère plus concis dans ses idées et plus efficace, achevant de reléguer "Temper, Temper" aux oubliettes, au rang des simples erreurs de parcours.

Maturité. Chez BFMV elle se manifeste au travers une maîtrise de ses dynamiques, à l'image de "Venom" qui montre à la fois les aptitudes et les limites du combo ; les passages en son clair ne sont pas gnan-gnan et font ressortir une tension maîtrisée et le refrain, plutôt que de partir dans une forme de contraste gueulard très habituel pour le style, opte pour la sobriété, même si dans le cas de "Venom" la ligne de chant n'est clairement pas à la hauteur. En revanche, des brûlots comme "No Way Out", "Pariah" ou le définitif "Raising Hell" démontrent les progrès indéniables de BULLET FOR MY VALENTINE.

Mélodie. BFMV a beau faire ce qu'il veut, les hurlements –core sont davantage un accessoire que le fondement de sa musique, bien trop ancrée dans le Heavy et le Groove Metal à la PANTERA. Fort heureusement pour eux (et pour nous aussi), Matthew Tuck n'a plus sa voix d'ado acnéique qui avait le don de taper sur les nerfs il y a quelques années et le discours musical se veut nettement plus mélodique que sur le dernier opus, renouant en cela avec les premiers albums du groupe.

Concision. Voilà aussi une exigence pour conserver la force d'impact de titres reposant sur la juste balance entre riffs gras et mordants et vocaux relativement Pop. Si "Venom" est particulièrement long (surtout que je possède la version deluxe de l'album, avec pas moins de quatre titres supplémentaires), au moins les titres restent courts pour favoriser une certaine efficacité.

Inspiration. C'est là que les choses se gâtent, car si on peut louer la lucidité d'un BULLET FOR MY VALENTINE qui laisse les expériences douteuses de côté pour effectuer un retour aux fondamentaux de sa musique, tels que définis sur "The Poison", la clef pour produire un album aussi emblématique que celui-ci tient à la qualité des chansons et particulièrement la pertinence de ses lignes de chant. Et là il y a à boire et à manger, clairement, le radio-friendly "Hell Or High Water", l'offensif "No Way Out" étincellent comme la moitié de l'album (tout comme le final "Raising Hell" très old school et redoutable), mais l'autre souffre clairement d'un manque d'inspiration dommageable, la pièce-titre en étant le meilleur exemple.

BULLET FOR MY VALENTINE rassure après une catastrophe nucléaire ; il retrouve son Metalcore mélodique et réapprend avec volontarisme à composer de réjouissantes pièces typiques de sa personnalité, et ce malgré le départ pendant les sessions de son bassiste historique Jay, remplacé par Jamie Mathias, qui bien que crédité n'aura pas joué une seule note de cet album, puisque c'est Matthew Tuck lui-même qui s'en charge sur "Venom".

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   JEFF KANJI

 
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- Matthew 'matt' Tuck (guitare, chant, basse)
- Michael 'padge' Padget (guitare, chœurs)
- Jamie Mathias (basse, chœurs)
- Michael 'moose' Thomas (batterie)


1. V
2. No Way Out
3. Army Of Noise
4. Worthless
5. You Want A Battle (here's A War)
6. Broken
7. Venom
8. The Harder The Heart (the Hardest It Breaks)
9. Skin
10. Hell Or High Water
11. Pariah
12. Playing God
13. Running For Your Life
14. In Loving Memory (demo Version)
15. Raising Hell



             



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