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BULLET FOR MY VALENTINE - Temper, Temper (2013)
Par JEFF KANJI le 22 Janvier 2014          Consultée 3332 fois

On avait quitté les « BELETTES » sur un album plus fouillé et innovant qui tranchait suffisamment avec les deux premiers opus pour renouveler l’attention autour du groupe. "Fever" a permis au groupe d’asseoir sa place de leader de la scène Metal des années 2000, ce dernier opus ayant visiblement plu aux Américains. Que faire ? Assumer le changement jusqu’au bout et laisser tomber le Metalcore ou accomplir comme TRIVIUM une trajectoire elliptique qui le fait tantôt s’éloigner du Metalcore incendiaire de "Ascendancy" ("The Crusade", "In Waves") en y revenant toujours un petit peu ("Shogun") ?

S'il ne subsiste plus que des miettes d'éléments -core dans la musique du groupe, on ne peut pas dire que l’écoute de "Temper, Temper" réponde franchement à la question. En gros on reprend les éléments de "Fever" et on bricole des compos en espérant que le mélange fonctionne à peu près aussi bien.
Un hurlement introductif et un riff costaud débarquent. Cool. En revanche les lignes de chant s’avèrent vite un sacré point faible sur un mid-tempo qui aimerait être PANTERA à la place de PANTERA. BULLET FOR MY VALENTINE semble essayer de faire du TRIVIUM mais ça ne lui convient pas tant que ça, malgré le soin apporté au son, bien puissant même dans les graves. Le mélange entre les parties riffées et les parties mélodiques résonne hélas un peu comme un collage impossible et on tombe dans les travers insupportables du Metalcore.
Point de rupture ? BULLET FOR MY VALENTINE n’aurait pas pu trouver mieux son titre.

Fort heureusement tout n’est pas de cet acabit et si ce "Truth Hurts" ne réinvente absolument le style BFMV, il s’avère efficace avec des textures qui évoquent "Your Betrayal". "Temper, Temper" ou "Riot" tentent de retrouver la flamme de "Scream Aim Fire" sans réellement y parvenir mais sans se rater non plus, pour un résultat qui au final laisse plutôt indifférent. Et c’est hélas un peu le problème de tout l’album qui propose des morceaux équilibrés mais trop rarement transcendants qui semblent chercher une forme d’évolution tout en éprouvant la nécessité de garder des pierres d’achoppement dans ses trois premiers opus, à l’image de ces deux pâles copies de "Tears Don’t Fall". Ce "Tears Don’t Fall (Part II)" est même gênant car BULLET FOR MY VALENTINE n’est pas METALLICA et se contente de ré exploiter une structure de morceau qui avait fait ses preuves en 2006 avec une insouciance forcément un peu envolée à trente balais passés et trois albums. Du coup le résultat, de raté, devient presque honteux, Matt Tuck allant jusqu'à réutiliser ses tics vocaux d'ado attardé. Il en est de même sur "Dead To The World", une mauvaise décalcomanie de "Say Goodnight" qui a toutefois l’avantage d’évoluer en son milieu grâce au refrain bien envoyé de Matt Tuck… même si c'est pour allègrement pomper METALLICA.

Pourtant, un excellent "P.O.W." au refrain terrible vient apporter un peu de soleil au milieu de la dérive, démontrant les aptitudes des Gallois dans le mid-tempo, s’approchant d’un EMPYRIOS moins cybernétique avec talent. "Leech" ne démérite pas non plus avec son refrain dans un style Punk à roulettes pas éloigné de GREEN DAY et ses rythmiques plus thrahisantes. Si le côté ado pré-pubère a disparu du chant de Matt Tuck, on peut l’observer singer certains tics vocaux du grand Jaymz avec néanmoins plus de discrétion que Matt Heafy sur "The Crusade". Avec "Leech", BFMV nous refait le coup de "Alone" et ma foi ça marche plutôt bien. Sans devenir le nouvel hymne du Metal, on tient là à coup sûr un nouveau titre-phare du répertoire des Gallois.

Mais hélas comme vous l’avez deviné, cet album est plutôt difficile. Sans être une bouse totale, la plus grande partie de sa tracklist n’a aucune utilité et si je le répète il faut sauver deux très bons titres ("P.O.W." et "Leech"), "Temper, Temper" réussit à planter le groupe alors même qu’il avait plutôt habilement négocié le stade du troisième album ("Fever"). Si le soin des arrangements est une nouvelle fois à souligner, BFMV n’est pas A7X et cette débauche de chœurs et de guitares harmonisées n’est pas encore exploitée au mieux et la sentence nightfallienne, inexorable, retentit. Pourvu que ce ne soit pas déjà l’hallali.

Note réelle : 1,5/5.

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   JEFF KANJI

 
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- Matthew 'matt' Tuck (guitare, chant)
- Michael 'padge' Padget (guitare, chœurs)
- Jason 'jay' James (basse, chœurs)
- Michael 'moose' Thomas (batterie)


1. Breaking Point
2. Truth Hurts
3. Temper, Temper
4. P.o.w.
5. Dirty Little Secret
6. Leech
7. Dead To The World
8. Riot
9. Saints & Sinners
10. Tears Don’t Fall (part Ii)
11. Livin’ Life (on The Edge Of A Knife)



             



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