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PROG MELODIC DEATH/DOOM  |  STUDIO

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- Membre : Moonsorrow, October Falls, Kreator, Waltari, Swallow The Sun, HamferÐ
- Style + Membre : Amorphis

BARREN EARTH - On Lonely Towers (2015)
Par LYRR le 14 Août 2015          Consultée 3216 fois

Formation résultant de l’association de musiciens issus de groupes déjà bien confirmés au sein de la sphère du METAL tels AMORPHIS, MOONSORROW, KREATOR ou encore WALTARI, BARREN EARTH a tous les atouts en main pour fournir une musique de qualité grâce à l’expérience indéniable de ses membres. Et, contrairement à d’autres supergroupes dont je tairai les noms afin de ne pas provoquer inutilement de débat quant à la pauvreté de l’inspiration de leurs compositions, il a su transcender les capacités dont il dispose pour produire un contenu riche et varié dont il livre ici la substance sous la forme de son troisième album, "On Lonely Towers".

Le groupe officie dans un style qui peut être sobrement désigné par le doux nom de Progressive Melodic Death/Doom Metal (avec tous mes remerciements à Metal Archives pour ce déferlement de qualificatifs) qui s’inspire significativement du Progressive Rock des années 1970 et ses claviers psychédéliques endiablés. Le rapprochement avec OPETH semble assez évident, ou du moins sur le papier, car réduire BARREN EARTH à un sous-OPETH serait une faute de goût, étant donné qu'il adopte une approche personnelle à la composition caractérisée par une vision plus mélodique que technique de la musique progressive.

BARREN EARTH n'est pas non plus de ceux qui n'osent innover afin de faire évoluer leur son et proposer une nouvelle expérience auditive à ses auditeurs: "On Lonely Towers" a une atmosphère propre, et l'arrivée de Jón Aldará (HAMFERÐ) au micro en remplacement de Mikko Kotamäki (SWALLOW THE SUN) y est sans aucun doute pour quelque chose, tant il est vrai que son timbre de voix empreint d'une certaine puissance dramatique apporte une nouvelle perspective musicale au groupe. Il ouvre notamment de nouvelles dimensions avec son chant clair qui sort de l'ordinaire de par la puissance et la maîtrise de l'art lyrique dont son auteur sait faire preuve, à bien des lieues de tout ce que son prédécesseur, aussi doué soit-il, a pu produire. L'album est peut-être moins sombre que ne l'était "Curse of the Red River", le premier-né du groupe, mais l'évolution stylistique vers moins de Death pour plus de Prog dans la veine des '70s est très intéressante et donne du cachet à un disque au grand potentiel qualitatif.

Après toutes ces considérations préliminaires, il est temps de s'intéresser au contenu de cette œuvre. Tout commence par une introduction instrumentale poétique qui augure un grand album, et le début de "Howl" ne fait que confirmer que BARREN EARTH est en grande forme, avec son premier riff mélodique digne d'un DARK TRANQUILLITY du temps de "The Gallery". Jón tient toutes ses promesses, ses performances vocales donnant une grande profondeur à chaque chanson et s'adaptant à merveille à toute situation. Les troisièmes, quatrièmes et cinquièmes pistes de l'album continuent sur la lancée de la deuxième, mais souffrent quelque peu de leur longueur par rapport à leur contenu réel. On serait tenté de vouloir les raccourcir afin de ne garder que l'essentiel, mais il aurait paradoxalement peut-être plutôt fallu au contraire les allonger, de par le fait que le groupe semble plus à même de conceptualiser la composition de longs titres que de courts, au vu de ce qu'il a réservé pour ses antépénultième et ultime chansons, les plus longues du disque.

En effet, le titre éponyme de l'album est à lui seul un voyage au fond de ce que le Doom peut faire de plus réussi en termes de délicatesse, de grandeur, de force, mais également de technicité, avec cette envolée finale d'une si exceptionnelle beauté que l'on en vient à regretter que BARREN EARTH n'ait pas été aussi loin sur les compositions précédentes tant on peut ici apprécier toute l'étendue du talent du groupe. "The Vault", quant à lui, fait la part belle aux passages instrumentaux dans la plus pure tradition progressive, avec à l'honneur des soli de clavier frénétiques signés Nord® suivant une introduction et précédant un final Doom très agréables. Ces deux chansons seules valent bien l'écoute de l'album car elles font montre de ce que BARREN EARTH arrive à accomplir lorsque l'inspiration lui vient, c'est-à-dire des chefs-d'œuvre dont on redemande.

En conclusion, "On Lonely Towers" marque une évolution positive du groupe, apportant son lot de nouveautés pour un album des plus réussis. BARREN EARTH est une valeur sûre, d'une grande solidité ; ce disque a beau ne pas être une révolution stylistique, il a tout pour plaire. C'est une œuvre dont je vous recommande vigoureusement l'écoute.

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   LYRR

 
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- Olli-pekka Laine (basse)
- Jón Aldará (chant)
- Kasper Mårtenson (claviers)
- Sami Yli-sirniö (guitare)
- Janne Perttilä (guitare)
- Marko Tarvonen (batterie)


1. From The Depths Of Spring
2. Howl
3. Frozen Processions
4. A Shapeless Derelict
5. Set Alight
6. On Lonely Towers
7. Chaos, The Songs Within
8. The Vault



             



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