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DEATH PROGRESSIF  |  STUDIO

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ALKALOID - The Malkuth Grimoire (2015)
Par MEFISTO le 4 Juin 2015          Consultée 2977 fois

Dans le judaïsme, les séphiroth incluses dans la Kabbale sont des facteurs agissant sur l'Homme et dans l'univers à tous les niveaux. Elles sont vues comme des concepts, des symboles divins, des types de forces, des niveaux de conscience, des processus à l'œuvre dans des structures vivantes, des perceptions particulières de la réalité. Et Malkuth représente le Royaume, l'intelligence resplendissante, le stade ultime de la forme. Elle est notre univers, notre planète, notre corps et toutes choses animées et engourdies qui nous entourent. Bref, ce matériel pour les geeks est un autre prétexte pour réfléchir sur la création de notre monde et c'est exactement ce que font les cinq scientifiques allemands fous d'ALKALOID sur ce premier album. Un combo de Death Progressif aussi profond et complexe que le concept du grimoire qu'il nous dépose dans les mains.

ALKALOID est formé de certains des meilleurs musiciens de la scène Death allemande : Florian Magnus Maier (chanteur de DARK FORTRESS), Christian Münzner (guitariste de SPAWN OF POSSESSION, ex-OBSCURA), Danny Tunker (guitariste d'ABORTED), Hannes Grossmann (ex-batteur d'OBSCURA) et Linus Klausenitzer (bassiste d'OBSCURA). Alors oui, "The Malkuth Grimoire" comporte de la technicité, des structures entortillées, du riff de malade, des ambiances énigmatiques évoquant la spiritualité et la science, de la lourdeur, des refrains solides, des mélodies entêtantes et une foule de surprises au tournant. Tout un programme.

"The Malkuth Grimoire" est « logiquement » l'album qui m'a donné le plus de fil à retordre en cette première moitié d'année. Et après d'innombrables écoutes, souvent ardues et cartésiennes en raison de la chronique à pondre, je dois avouer que la magie opère à un niveau que je ne croyais pas possible. Ce n'est pas une surprise littérale, davantage un soulagement ; ce all-star band livre la marchandise et son grimoire se dévoile tranquillement, page après page, et non chapitre après chapitre. Il faut de la patience, de l'introspection, pour que cette musique s'infiltre dans tous les interstices et soit assimilée à sa juste valeur. Disons qu'on est très loin d'un Thrash vite avalé, vite digéré… On est même loin de ce que plusieurs combos progressifs composent. Quand on connaît la généalogie du quintette, ça tombe sous le sens.

Le skeud est difficilement absorbable parce que même si chaque morceau est distinct de par sa trame, le jeu des Allemands n'est pas très violent, plutôt subtil, mathématique, sans souffrir d'obésité technique. On est donc en terrain flou, mais pas abstrait, on marche sur un fil de fer solide dont la largeur ne nous donne pas de seconde chance si on est distrait. On se doit alors de réécouter, car l'avant-gardisme des zicos ne s'imprègne qu'à la longue dans nos neurones fatigués. Et c'est tant mieux. Tout cela dans une optique de plaisir intense, de jolies découvertes qui provoqueront des étincelles dans vos oreilles, je vous le garantis. Et je parie que les initiés trouveront l'exercice intelligible dans un délai raisonnable.

Seul bémol : la complexité de l'assortiment amène une certaine lassitude au début, au vu de la longueur moyenne des titres, et si vous êtes du genre impatient, vous risquez de lancer la serviette sur ALKALOID. À 73 minutes, "The Malkuth Grimoire" semblera insurmontable par plusieurs casse-cou qui choisiraient cet opus pour leur apprentissage du style. Mais je vous rassure : après les deux premières plages, l'album passe rapidement et jouit d'un équilibre presque parfait. Et quelle bonne idée d'avoir planté les quatre "Dyson Sphere" au milieu. Vous comprendrez quand vous écouterez que ce quatuor indissociable est le pont rêvé entre la tête et la queue de l'œuvre.

Un très gros 4, ce qui semble la note minimale partout sur le web pour cet album. Il aurait pu aisément figurer comme Sélection, mais encore une fois, ALKALOID n'est pas une surprise totale tellement la réputation de ses géniteurs les a précédés.

Podium (or) les quatre déclinaisons de "Dyson Sphere", (argent) "Cthulhu", (bronze) "The Malkuth Grimoire".

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Par MEFISTO




 
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- Florian Magnus Maier (chant, guitare)
- Christian Münzner (guitare)
- Danny Tunker (guitare)
- Hannes Grossmann (batterie)
- Linus Klausenitzer (basse)


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3. Cthulhu
4. Alter Magnitudes
5. Orgonism
6. Dyson Sphere - I. Mining The Oorth Cloud
7. Dyson Sphere - Ii. Assembly
8. Dyson Sphere - Iii. Kardashev Ii.1 The God Oven
9. Dyson Sphere - Iv. Sol Omega
10. The Malkuth Grimoire
11. C-value Enigma
12. Funeral For A Continent



             



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