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DEATH/THRASH  |  STUDIO

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- Style : Benediction, Bolt Thrower, Death, Memoriam, Obituary, Massacre, Master

CANCER - The Sins Of Mankind (1993)
Par DARK MORUE le 31 Janvier 2015          Consultée 1278 fois

Bien. Nous sommes toujours au Pays de Jeanne d'Arc. CANCER est désormais fort d'une solide réputation et de deux albums qui ont fait parler d'eux. Le groupe se met plutôt à l'aise, bien au chaud en haut de la seconde division, ça transcende rien mais ça sera jamais plus haut par la suite. Plus pro, s'étant fait une place au sein de la scène Death US avec même un James Murphy qui faisait à moitié partie du line-up (mais s'est cassé entre temps, fallait bosser sur ses autres projets, DISINCARNATE en tête). Voilà, bref, nous avançons dans le temps, petit bond de 2 ans par rapport au second album qui a plu mais m'a un peu laissé sur ma faim, et voilà "The Sins Of Mankind", le dernier de ce qui est supposé être la trilogie gagnante de nos cancéreux.
Et y a du changement. Qu'on remarque pas tout de suite mais y en a, autant dans les bons que les un peu moins bons sens du terme.

La superbe pochette nous le démontre d'office. CANCER a perdu un truc. Son côté kitsch. Le premier album était jouissif dans son exécution et son efficacité mais faut avouer que niveau "bonjour je suis sorti il y a 25 ans" il s'imposait bien comme il faut. Et pis bon, "Death Shall Rise" c'est ce qu'on faisait de plus pur en son genre en son temps. Là, rien de tout ça. Nos petits gars ont évolué dans le bon sens. Celui de la maturité totale mais ne se perdant pas de vue du tout. Et c'est franchement, mais genre franchement super bien quand on écoute ça attentivement.
D'office écoutez un truc comme "Suffer For Our Sins". Qui aurait pensé que nos Anglais balanceraient un jour des compos aussi fouillées, avec autant de riffs et une structure aussi complexe, quand on écoutait le premier album qui faisait s'affronter deux riffs qui s'entrechoquent jusqu'à la mort ? Maintenant on passe par tous les extrêmes, sans que ce soit Progressif ou je sais pas quoi hein, ça reste du Thrash/Death qui avoine, mais qui avoine de manière intelligente. Bien aidé par une production sonnant pour le coup complètement Thrash, avec toujours une atmosphère globale assez mortuaire singeant OBITUARY, "The Sins Of Mankind" est l'album de l'accomplissement, le meilleur du groupe totalement objectivement pour ses morceaux qui butent et démontrant un travail énorme (le diptyque final avec sa fausse outro et ses riffs à se taper par terre vaut franchement le coup d’œil). Objectivement hein. Si on prend la musique dans un référentiel qualitatif pur, celui-là est au dessus. C'est pas pour ça qu'il faut le préférer par contre.

Et vas-y que ça enchaîne. Qu'on tape vite et bien, que ça ralentit tout en rythmique, que les grosses accélérations blastées sont bien senties et que toujours on a LE riff qui déglingue tout qui sort de nulle part à un moment ou un autre sur chaque morceau. De l'acoustique (le très joli "Pasture Of Delight" couplé à un "At The End" aux mid-tempi assassins), de la basse, du chant arraché dans les glaires comme au bon vieux temps, de quoi être tout content quoi. CANCER a augmenté son niveau technique, un peu perdu d'accroche, mais tape fort et de manière convaincante. Par contre ouais, c'est un reproche qu'on peut faire du coup. Parce que rentrer totalement dans "The Sins Of Mankind" c'est pas facile. Au vu de la densité, du nombre de riffs, du fait que les morceaux ne soient pas facilement identifiables par un riff caractéristique ou un refrain (à l'exception de l'opener), bref, voilà quoi, vous m'avez compris. Et du coup bon. Couplé au fait que ce soit plus Thrash qu'autre chose, on finit par être un peu gavé. Parce que le groupe a beau avoir trouvé sa voie, on a souvent du mal à suivre tout ça et surtout ça sort à un moment de saturation totale de la scène. Surtout que la production, comment dire, ça met en valeur le côté Thrash mais ça fait perdre en lourdeur. On a quitté le Morrisound et on l'entend, vu comment les guitares sont bordéliques sur tout ce qui va un peu vite et le manque de punch incroyable de la batterie. Gnuh.

Donc, en résumé, on pense quoi de ce troisième opus ? C'est l'album de la maturité blablabla je suis un sous-chroniqueur nul lalala, qui est franchement bon. Mais, de là à savoir si c'est le meilleur à écouter, sûrement pas. On y trouve plein de trucs, un enchaînement de plans qui ne s'arrête absolument jamais, une richesse de tout instant qui fait office d'énorme tuerie auditive. Mais bon. On va pas se leurrer. C'est quand même un peu mou, pas accrocheur même si rentre dedans, et si on trouve des bons morceaux on passe quand même vite à autre chose. Parce que bon, même si ça fait plaisir de voir que les gens se donnent du mal, la ligne droite reste le chemin le plus court, n'en déplaise aux Shadocks. Surtout quand on fait du Thrash/Death qui fait copuler SODOM et OBITUARY.
Et du coup, on considère ça comme un album sympa en plus, pas de quoi s'en relever la nuit pour s'envoyer impulsivement le vinyle collector, mais pas de quoi cracher sur le fait qu'ils se reforment en live pour en jouer des morceaux.

Pâté rose : Plein de riffs, plein de trucs, tout au max, tout à fond, complexe, mais c'est pas exactement ce qu'il faut faire dans ce style en fait.

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- John Walker (chant, guitare)
- Barry Savage (guitare)
- Ian Buchanan (basse)
- Carl Stokes (batterie)


1. Cloak Of Darkness
2. Electro-convulsive Therapy
3. Patchwork Destiny
4. Meat Train
5. Suffer For Our Sins
6. Pasture Of Delights / At The End
7. Tribal Bloodshed Part I: The Conquest
8. Tribal Bloodshed Part Ii: Under The Flag



             



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