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DEATH METAL  |  STUDIO

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- Style : Benediction, Bolt Thrower, Death, Memoriam, Obituary, Massacre, Master, Gorefest, Crypta

CANCER - Death Shall Rise (1991)
Par DARK MORUE le 16 Novembre 2014          Consultée 1915 fois

CANCER a tout cassé.
"To The Gory End" était une véritable bombe qui a littéralement fait exploser le groupe sur le devant de la scène british. Faut dire qu'il y avait de quoi, avec un tel modèle ultime d'efficacité toute simple de Death bien Thrashy qui se pose pas de question et te reste dans le crâne pendant un bon moment. Et du coup, c'est bon c'est l'âge d'or, et le petit nouveau "Death Shall Rise" est annoncé sous les meilleures augures. Faut dire que tout le monde peut miser sur ce nouveau poulain, alors du coup on corrige tout ce qui faisait un peu approximatif et amateur sur le premier jet. Maintenant, place à un vrai groupe pro qui va tout casser et a tous les arguments qu'il faut pour nous mettre la raclée de notre vie. De vrais badass ces Anglais. Même s'ils se teignent les cheveux en noir (il paraît).

Parce que ouais, tout juste après son départ de DEATH et OBITUARY, James Murphy rejoint les rangs de CANCER. Enfin non, juste qu'ils se sont ramenés en Floride pour l'enregistrement et vu que c'était un bon pote il a filé un coup de main. Là, c'est bon, c'est le buzz assuré donc tout ça se doit d'être bien présenté vu l'exposition tout juste acquise. Alors on balance tout ce qu'on a. Et on ramène un gros gangbang de copains habitués de la scène, Scott Burns au manettes, ce gros handicapé de Glenn Benton pour faire des backings sur le premier titre, tout ça lalala...
En résulte donc un album hyper pro. Avec une pochette classe venant d'un parfait inconnu. Hé beh, c'est bon on est parti là. Et on a exactement ce à quoi on s'attendait.
CANCER a pas mal viré de son Thrash et nous balance à la gueule un gros Death gras, vomi et très carré tout en gardant sa patte roots et spontanée des débuts. Maintenant c'est carrément du niveau d'un OBITUARY des grandes heures, et même le chant de John Walker s'est vu pousser deux énormes couilles velues et donne dans un registre bien plus guttural et imposant. Ce qui n'est pas pour me déplaire.

Et donc, on nous renvoie toujours ces riffs assez typiques mais désormais dopés aux hormones, avec toujours cette ambiance délicieusement kitsch et sombre qu'on aime tant (niiiih "Burning Casket"). Riffs rampants, accélérations brutales, tout pour plaire et horrifier les petites mémés, et bien évidemment on exploite le James Murphy récemment acquis pour spammer de longs soli mélodiques et techniques de la facture qu'on lui connaît sur tous les morceaux. Sauf que bon... Comment dire ? Ce qui faisait le charme de CANCER, c'était pas le fait qu'il soit un groupe de Death US Floridien comme les autres. C'est justement que "To The Gory End" était une énorme bombe ultra efficace, spontanée et headbangante d'un bout à l'autre, et même si désormais on a davantage de moyens, l'exploit n'est pas réitéré. On a des bons titres à la pelle (l'éponyme, le tabassage de routine "Corpse Fire" ou un dernier morceau incendiaire) mais... Mais la comparaison a du mal à tenir parce qu'un truc s'est perdu en chemin.

Oui on se retrouve toujours à enchaîner les torgnoles, les grosses séquences blastées ayant leur efficacité indéniable. Oui oui c'est bien carré et bien floridien comme il faut. Mais il manque un truc, le mordant, l'explosivité, la rage. On garde la même ambiance, des riffs très semblables, mais on cale le tout de manière bien plus tranquille et peinarde, sans cette spontanéité totalement furieuse et ce sens du tube totalement immédiat car semblant débouler totalement à l'arrache. CANCER a muté et est devenu... Un OBITUARY de l'époque sans John Tardy. Du coup autant prendre "Death Shall Rise" pour ce qu'il est : un album de Death Old School totalement balisé et comme on en voyait absolument partout en l'époque, qui a un peu vieilli par conséquent (beaucoup moins bien que son aîné d'ailleurs bizarrement) mais ayant quand même toujours de quoi faire un beau massacre dans le petit cœur de toutes les brutasses nostalgiques des débuts de la scène. Parce que bon, si la forme y est pas, on a quand même toujours des morceaux ultimes qui passent toujours bien comme il faut en live, en tête cette "Hung, Drawn and Quartered" qui s'impose d'office comme un gros classique nécessaire.

Voilà. CANCER est assez vite passé sur le déclin quand même. De grosse bombe Death/Thrash qui encule, ils ont vite dégringolé au stade de "bah du Death comme tout le monde à l'époque" en voulant se la jouer toujours plus ricain et en oubliant qu'ils étaient Anglais. Ce qui est un poil dommage. Mais bon, c'est en l'état pas trop mauvais, juste un brin décevant par excès de classicisme, parce que cet album précis j'ai du le chroniquer une cinquantaine de fois cette année dans mes explorations de l'ancien monde. Du coup ça se règle à coup de 3/5 neutre qui veut dire "un bon album qu'on aura tout de même pas super souvent envie d'écouter" et voilà.
Pas de Cancer Fucking Cancer pour cette fois là.

Sida : Régression au stade de Death US de routine mais de bonne facture. Okay, ça va toujours.

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   DARK MORUE

 
  N/A



- John Walker (chant, guitare)
- James Murphy (guitare)
- Ian Buchanan (basse)
- Carl Stokes (batterie)


1. Hung, Drawned And Quartered
2. Tasteless Incest
3. Burning Casket
4. Death Shall Rise
5. Back From The Dead
6. Gruesome Tasks
7. Corpse Fire
8. Internal Decay



             



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