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BIATCH METAL OVER THE TOP  |  STUDIO

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AMARANTHE - Massive Addictive (2014)
Par DARK MORUE le 21 Décembre 2014          Consultée 4649 fois

Hahahaha. Et les revoilà ceux-là.
Bon je vais devoir faire mon coming out cette fois : je kiffe sa race AMARANTHE. Mais genre bien. Parce que c'est ultra catchy comme ce que la Pop peut faire de mieux, suffit de pas prendre ça pour ce que ce n'est pas (un groupe de Metal donc) et merde ça dépote en son genre, mais comme il faut. D'accord c'est putassier. Racoleur. C'est même complètement à chier. Mais c'est pas parce que c'est nul qu'on doit pas aimer ça. Je sais pas, on peut être un cinéphile complet et prendre son pied comme un malade en matant un truc ultra régressif avec Nicolas Cage ou Liam Neeson qui tape des méchants. Ben là c'est pareil.
Et du coup, deux ans après un mirobolant "The Nexus" dont la moitié des refrains me hantent toujours, ils reviennent, avec pour une fois une pochette pas trop racoleuse qui fait pas affiche de film de teenagers. Et c'est exactement ce à quoi on s'attendait. Des explosions, des paillettes, beaucoup de budget à l'écran et des acteurs principaux qui surjouent comme c'est pas permis.

Je me foutais bien de la sortie de cet album à la base. Rien à secouer de la campagne promo, ils en ont déjà fait deux, c'est bon, pas la peine d'en rajouter, on a notre dose. Et puis je me suis pris "Drop Dead Cynical" dans la face et je m'en suis pas remis. Ce premier morceau révélé de l'album atteint des sommets de n'importe quoi. Son clip à base de feu et de boxe, son riff à la RAMMSTEIN ultra basique, son refrain absolument ahurissant d'accroche qui fait qu'on le hurle déjà à tue tête à la première écoute, bref, en gros, c'est le genre de morceau que tu l'écoutes une fois, t'as honte, et tu le remets en boucle 50 fois de suite dans la journée pour y aller en chœur avec les autres glandus. Ma découverte de ce hit m'a donné une envie furieuse et irrépressible de jouer à Call of Duty, pour vous dire. Et vas-y que ça te fout de la Dubstep merdique sur le break, que le nouveau hurleur y met une vigueur pas possible qui flanque la raclée à bien des groupes de Mélodeath, et que Elize... Putain mais celle-là.
Je sais pas comment c'est possible de chanter encore plus comme une salope. Je suis ptêt sexiste dans mes propos, d'accord, mais merde. Chacun de ses mots sonne comme "enfourche-moi comme ton plus fidèle destrier jusqu'au septième ciel" tellement ses intonations sont aussi sensuelles que forcées, que ça part dans tous les sens avec technique et grâce, qu'on l'imagine juste en sous-vêtements nous susurrant toutes les paroles directement dans l'urètre. Putain. Rargh c'est donc à ça qu'il sert le trou au milieu du CD. GANRGOURZNGJRZBGIRBG

Bref, on se calme les hormones, et on tente d'analyser tout ça un peu mieux.
Alors, c'est pas compliqué, "Massive Addictive" en gros c'est l'album précédent, mais sans les titres faibles. Cette fois, c'est maîtrisé et ça tient la longueur. On gicle rien (sauf sur Elize). On garde tout et on fait l'amour à la chanteuse pendant toutes les 42 min... PUTAIN GNNNN BREF voilà. Si je ne suis que très très peu conquis par ce "Dynamite" d'ouverture qui brasse du vent et dont je n'ai toujours rien retenu, sur tout le reste ça s'aligne et... Et on kiffe comme des gamins. Voilà, rien d'autre.
Pas la peine de reparler de "Drop Dead Cynical" vu que de toute façon toute personne lisant cette chronique l'a normalement foutue en fond sonore, mais genre, si vous voulez de l'ultime, "Trinity" ou "Danger Zone" devraient vous foutre sur le cul tellement ça marche à fond, la traditionnelle ballade merdique pour pécho est de la partie avec "Over And Done" couplée à la langoureuse "True"... Et après y a mes petites préférées à moi. Genre "Digital World" qui se fait plus contrastée et baignant dans une aura bleue électrique, ultra mécanique et électronique mais d'une énergie Pop furieuse qui fait plaisir (ce break !). Ou je sais pas moi, "Unreal" et ses claviers hallucinants de kitsch honteux avec une Elize qui en veut encore plus qu'avant, "Skyline" qui nous fait planer au milieu des nuages avec des licornes ailées et un refrain qu'on a jamais vu plus putassier, hippie et perché à la fois...

Non mais merde. Ce groupe devait exister. Il devait au moins y avoir une personne qui fasse ça. Et c'est objectivement nul à chier, c'est le blockbuster puissance mille (le concept des trois frontmen veut tout dire, surtout avec ce combo Le Méchant – Le BG – La Pute) qui annihile toute forme de subtilité musicale. Mais derrière putain ce que c'est bien fait. Les soli sont toujours somptueux, les morceaux incroyablement bien composés, chaque refrain tape en plein là où il faut sans JAMAIS louper sa cible, et mêmes les structures ultra prévisibles n'en font pas trop, mettent chaque plan ultra téléphoné (les breaks qui te refont le refrain en sous-mixé, les montées en puissance électro, les courts tabassages, les trois chanteurs en même temps) exactement là où on l'attendait, mais dans le bon sens. Ce qu'on voulait entendre répond présent à chaque fois. On ne peut pas améliorer l'album en remodelant quelque chose. On est face à la perfection d'un genre nul. L'Alpha et l'Oméga de la honte. Et merde quoi, en temps que groupe de Metal pur ça sait montrer que ça en veut et qu'au final c'est qu'un groupe pour déconner en dehors des vrais projets des membres ("An Ordinary Abnormality" à l'appui, prend ça dans ta gueule, tout fan de SOILWORK devrait être aux anges). Parce que non, AMARANTHE n'est pas un projet vraiment sérieux. L'intégralité du line-up fait ça à côté de ses groupes de Power ou de Thrash, en défouloir rose bonbon. Et en partant dans cette optique, ça en devient juste génial.

Alors bon, un truc comme ça ne se note pas. Parce que c'est absolument hors de contrôle. Y a que deux camps, ceux qui sont réfractaires à tout ce qui est catchy over 9000 et qui perdraient leur appellation "True" rien qu'en ayant une seule pensée positive à propos d'un tel groupe, et y a ceux qui aiment ça et sont donc tous en train de danser en sautant partout à l'écoute de l’enchaînement de tubes ici présent. Même les versions acoustiques bonus sont parfaites quoi. Rah.
Moi, j'ai fait mon choix. Je m'en branle, j'ai aucun honneur, j'ai plus rien à perdre, donc j'assume d'adorer un truc aussi objectivement mauvais. Et dés que la chanteuse ouvre la bouche j'ai juste envie d'investir les lieux alors ça en rajoute une couche (alors que je la trouve même pas belle putain rargh).
Alors voilà. Vous voulez les plus gros tubes interplanétaires de 2014 ? Y en a une dizaine ici. Vous les voulez pas ? Ben écoutez pas, qu'est ce que vous voulez que je vous dise.

Biatch : Je pensais pas que c'était possible d'en faire autant des tonnes dans un registre similaire mais si. Pour metalleux avertis, risque de souillure définitive de fierté et d'honneur.

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- Elize Ryd (biatch)
- Jake E Berg (sex symbol)
- Henrik Englund (graourgh)
- Olof Mörck (guitar hero)
- Johan Andreassen (roadie à 4 cordes)
- Morten Løwe Sørensen (métronome)


1. Dynamite
2. Drop Dead Cynical
3. Trinity
4. Massive Addictive
5. Digital World
6. True
7. Unreal
8. Over And Done
9. Danger Zone
10. Skyline
11. An Ordinary Abnormality
12. Exhale
13. Trinity (acoustique)
14. True (acoustique)



             



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