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AMARANTHE - Helix (2018)
Par VOLTHORD le 15 Février 2019          Consultée 1631 fois

"AMARANTHE, c’était de la merde mais c’était bien". Entendu à la fin du concert AMARANTHE/POWERWOLF de Lyon, cette phrase porte en elle une réelle philosophie prouvant que je ne suis pas le seul metalleux à me trouver dans une zone grise étrange entre la demi-molle et le bain d’essence lorsque j’écoute les popstars suédoises.
AMARANTHE a créé un univers musical se trouvant quelque part entre la Pop irrésistible et le manque total de respect, "Maximize" demeurant l’apothéose du grincement de dent autant que de l’orgasme tubesque.

Je n’aime pas apporter les mauvaises nouvelles et c’est une des raisons pour laquelle cette chronique a eu du mal à venir : il semble qu’AMARANTHE a trouvé les limites de sa terre plate.

Je ne mets même pas la faute sur les épaules de Nils Mollin, nouvel arrivant dans le rôle du bogoss heavy metôl au charisme désuet, bourré de tics vocaux de chanteur à minettes énervants, venu prendre le trône de l’ersatz de Roy Kahn qu’était Jake E Berg. Non, rien à redire sur ses prestations, honnêtes et énergiques, qui semblent facilement masquer leur manque d’émotions par une chemise déchirée sur un torse imberbe.

Je ne mets d’autant moins la faute sur Elize, de plus en plus décente dans ses prestations à chaque album, qui minaude finalement de moins en moins même si les danses en t-shirt mouillé et les travellings de la cheville au cul en passant par le jambonneau semblent rester un grand favori de l’image de marque du groupe. Aucune fulgurance de sa part néanmoins (oui, "Supersonic" sur l’album précédent était une sacrée prestation vocale, je maintiens).

Je mets un peu la faute sur Henrik Englund, qui arrive encore moins à défendre sa chapelle qu'Andy Soveström en son temps. Plus une once de Death Mélo dans "Helix", plus une once de violence, même pas pour faire semblant. On tombe dans de la riffaille coreuse débilifiante où Henrik semble davantage rapper que faire quoi que ce soit d’autre (le comble du ridicule étant ce "Dream" calqué sur du mauvais R’N’B des 90s). Il m’aura d’ailleurs fallu cet album pour me rendre réellement compte que le chant death avait changé de cordes vocales depuis "Maximalism".

Je mets un peu la faute sur les breakdowns Electro-Dubstep qui deviennent des éléments faciles d’une boîte à outils qui commence à sentir l’obsolescence programmée, et la généralisation de phases Electro-Eurodance absolument exécrables ("Breakthrough Starshot" en dégueule tellement par tous les pores que de nouveau, il commence à redevenir intéressant, AMARANTHE n’excellant que lorsque les limites du bon sens sont dépassées).

La gogolerie trouve ses limites, et l’homogénéité de l’album, malgré sa foultitude de briques préfabriquées qui s’entrechoquent, va de plus en plus dans le sens d'une musique Pop travestie en Metal que l'inverse ("Maximalism" avait ce côté amusant qu'il était le moment de transition de tous les possibles). En gros, prenez "On The Rocks" dans "Maximalism", et faites-en tout un album. AMARANTHE, au lieu de nous faire un trop plein de trucs, prend trop de trucs et nous en sort quasi la même merde à chaque fois, qui en plus manque d'accroche et d'énergie. J’ai mis deux semaines avant de faire la différence entre "Inferno" et "Helix" et je n’arrive toujours pas à me finir l’album, qui s’embourbe progressivement dans une mélasse qui sent la fin de soirée au karaoké ("Unified" bon Dieu). Restent "Helix" (chouette refrain) et ce "Breakthrough Starshot" que tu joueras dans un dernier élan pour relancer la piste de danse. Tout le reste, c’est juste soit très nul (ou pas assez nul), soit trop mou, soit déjà entendu. Passez votre chemin dans tous les cas, je comprends toujours pas pourquoi vous vous acharnez à lire nos exercices de style sur ce groupe de merde.

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   VOLTHORD

 
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- Elize Ryd (chant)
- Nils Molin (chant)
- Henrik Englund (muhmuh)
- Johan Andreassen (basse ?)
- Morten Løwe Sørensen (batterie)
- Olof Mörck (guitare, clavier)


1. The Score
2. 365
3. Inferno
4. Countdown
5. Helix
6. Dream
7. Gg6
8. Breakthrough Starshot
9. My Haven
10. Iconic
11. Unified
12. Momentum



             



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