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SUPERCHRIST - Defenders Of The Filth (2009)
Par CITIZEN le 3 Janvier 2015          Consultée 1312 fois

Courage, le train de la propagande SUPERCHRIST fait mal mais il est presque complètement passé (sur vous). Des tonnes de chroniques au score modeste minimum syndical de trois étoiles rien que pour s’y préparer, voilà enfin l’album digne de toutes mes étoiles en rab économisées au fil des mois ! Et même pas meilleur-meilleur que les autres avec ça, seulement mon presque préféré et celui qui doit trôner dans la colonne de la disco ! L’apogée médiocre à quatre étoiles (me semble qu’on a un guide officiel de la valeur des notes quelques part sur le site et là on est en-dessous du chef d’œuvre, beurk) après quatre kro’s de refoulement !

Pour faire le bon chroniqueur on va quand même commencer la diarrhée du jour en précisant que de JUDAS PRIEST on n’entendra pas une nuance dans cet album, c’est juste que "Defenders Of The XX" est décidément une base bien pratique pour toutes les parodies juteuses adeptes de (l’humour) extrême (voir ANAL CUNT), même si la saleté façon SUPERCHRIST est plus bon enfant, et de l’humour ils en ont un paquet. Pas de retour au Punk âpre et raw d’antan même si depuis le temps le moteur qui gronde sous le capot SUPERCHRIST est bien débridé, black is still beautifoull dirait Nelson Montfort vous faisant viser un peu "Stay Black" qui relance sur la fin de l’album précédent, l’auditeur tout aussi livide de gueule de bois, paré pour une soundrack de râles matinaux un poil assagie où l’on ne parle quasiment plus d’égorger des jeunes filles.

Deuxième paragraphe et déjà parenthèse sur un deuxième autre groupe, où l’on parle ce coup-ci de MOTORHEAD pour la première fois de la chronique, histoire de ne pas avoir à y revenir (et les autres chros du même gang devraient largement suffire à ce niveau) alors écoutez un peu ou faites semblant : MOTORHEADien en diable OK, mais même si la comparaison est un poil décalée puisque Black & son nouveau lineup Pit Viper/ le revenant Bitchlover repassent une bonne couche de sciure et de pisse sur une formule trop ronflante ces jours-ci, l’arrachent à un Lemmy fatigué qui ne règne plus que sur des festivals où se pressent les touristes métalliques facilement contentés d’apercevoir les rouflaquettes depuis leurs tabourets dépliables, on a vu le god of ze rock c’est chouette mais le reste de l’année surtout on va pas chercher à en reprendre une dose, aller voir un truc même pas culte et dans un bar qui risque de puer un peu trop vous y pensez pas ! Ici tu viens pas chercher du réconfort et même si tu te sens en terrain connu c’est surtout les coups que tu viens te prendre, on prend la même musique et on décolle surtout pas de l’égout.
Puis y a qu’à voir cette pochette qui pétille de tonnes de références à des combos obscurs ou fameux mais tous aussi dégueulasses les uns que les autres, SUPERCHRIST réunit ses armes et pond son plus gros tas de fumier à ce jour. Vous avez l’impression d’en avoir trop entendu, ouin ouin y a overdose ? Prenez "Same Old Shit" comme "élément de réponse". D’ailleurs, si on parle de vieilleries c’est bien que pour la forme, cet album pue pas mal de choses mais pas la routine et le gang n’a jamais été aussi excitant, notamment avec cette voix bien mieux posée, dorénavant assénée cinglant comme la basse, dans un autre genre musical on parlerait de flow, ben ici il fait son taf, plus question d’invectives la bouche pâteuse, on se prend des claques verbales à un débit remarquable, le tout avec une voix bien maussade, Chris Black plante sa merde droit dans ton crâne, ça charge coûte que coûte avec un relief qui l’élève au dessus du Heavy Rock moto raid du vendredi soir bateau, on balance juste un rare "Wooo !" en fausset pour lancer "High & Mighty" sur le droit chemin, et on prend même le temps de faire une pause-bad pour s’apitoyer sur son sort pendant "Infernal City" qui trébuche au début avec ses gros sabots avant de forcer sur la mélancolie en plein milieu d’album, 11 minutes avant, un ptit quart d'heure après. Et l’avant c’est la suite irrésistible dont j’ai trouvé le moyen de mettre les noms plus haut subliminale-ment, plus "Evil Essence", et n’ayant pas écouté une part bien honorable des chansons des concurrents pour 2009 je peux pas m’avancer pour dire que "Evil Essence" est le putain de titre de l’année mais y a rien non plus qui m’en empêche, en tout cas ce titre me donne une foi suffisante pour l’affirmer envers et contre tous. Gaffe à ceux qui prétendraient le contraire, je suis sûr que cette galette est une vraie lampe d’Aladin qui, si des langues fourchues font trainer à proximité des incantations du style (voix chevrotante) "Han cette chanson elle craint", est prête à cracher son Djinn Metal de luxe, le modèle avec cartouchière d’obus de 75 avec shrapnel et tout croisés sur les pecs gonflés tatoués SODOM (comme le mec crevé au bas de la pochette), qui va vous faire une clé de bras et vous mettre le nez dans votre part de pizza froide de la veille qui traine sur la moquette, j’en mets ma main à couper, ou alors vous pouvez juste apprécier à fond ce titre et le fait que pour la durée de l’écoute c’est la seule chanson qui a jamais existé et c’est très bien comme ça. Ou bien c’est le hit multi disque d’acier "Peace Of Ass" ? Je sais plus j’ai le disque à fond et je m’entends pas trop réfléchir, en plus y a le nouveau batteur qu’est complètement épileptique et qu’arrête pas de faire des trucs de batteur comme des breaks un quart de seconde trop tôt pour être convenu et chiant et généralement tout plein de bruits malicieux, j’arrive pas à garder une idée en tête assez longtemps pour l’écrire, comme si avec tous ces soli acides c’était pas assez dur, fuck !

Re-dose bien gonflée aussi pour les morceaux outsiders d’un groupe d’outsider d’une chro d’outsider, "Fuck With Your Boots On" sur la face B moins alcoholodébilos même avec les titres qui vont bien, et "Black Skulls" qui dégaine les ultimes soli piquants et est loin de gâcher sa chance de refaire faire un grand tour à votre sang, c’est bizarre cette ambiance qui s’installe sur la fin, "Black skulls/ disorder/ this chance for life is gone" et comme on passe d’un enthousiasme pur et franc du collier à cette mélancolie à tempi pas bégueules. Ben qu’est-ce qui se passe, pourquoi je me sens tout chose, pourquoi qu’ils déconnent plus et qu’ils ont réussi à m’enfermer dans du sérieux sans que je le vois venir, pourtant ils frappent toujours fort et à tout berzingue c’est pas possible que ça me fasse cet effet-là. Ça riffait si bien en mode jouasse, pourquoi est-ce qu’il faut que ça cause autre chose que vomi, pourquoi est-ce qu’il faut que ça soit aussi bien foutu dans le registre opposé, on aurait pu se contenter d’une dernière agression histoire de comme à la fin de "South Of Hell" et c’était bon... Face A baston, face B pathos ! Au sommet de leur art genre "Metal à écouter dans le bus avant et après une journée de merde" (quand elle s’annonce merdique et quand elle l’était effectivement après coup), nouvelle flaque de vomi sur le passage de SUPERCHRIST, nouvelle brique enlevée à la tour d’ivoire du bon goût, mon seul venin à cracher sur cet album vient du fait que j’ai pas la version vinyle avec la cover de VENOM et qu’y a pas en bonus les b-sides des singles sortis à cette époque.

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- Chris Black (basse, chant)
- Ian 'pit Viper' Sugierski (batterie)
- Hank Bitchlover (guitare)


1. Stay Black
2. Evil Essence
3. Same Old Shit
4. Peace Of Ass
5. Infernal City
6. Take You Out
7. Still Not Drunk Enough
8. High And Mighty
9. Fuck With Your Boots On
10. Black Skulls



             



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