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DEATH METAL  |  STUDIO

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MONSTROSITY - Spiritual Apocalypse (2007)
Par DARK MORUE le 2 Octobre 2014          Consultée 933 fois

Pffff...
Voilà un album qui me saoule. Mais genre vraiment. Parce qu'il a à la fois toutes les raisons qui font qu'on peut l'aimer, et toutes celles qui font qu'on a de quoi le mépriser.
MONSTROSITY a traversé les âges. Formé en 1990, 17 ans et juste le 5ème album, on en a connu des plus productifs ayant la même ancienneté. En même temps vu le dawa que c'est niveau line-up c'est pas étonnant que ce soit un peu compliqué, vu que là on a ENCORE changé les guitaristes, en dégageant les deux pour en récupérer un seul qui avait déjà fait un saut dans le groupe au milieu des années 90. Et Jason Avery quitte également le navire (snif) pour céder sa place au très productif Mike Hrubovcak, responsable en plus de ses projets musicaux de la boîte visuelle de chez Visual Darkness, ode au Photoshop de mauvais goût.

Et du coup on se retrouve en 2007 avec sur les bras un "Spiritual Apocalypse" au visuel original et absolument splendide, qui arrache sèchement la tronche et les impose comme une formation totalement dans l'air du temps. Pour un peu du meilleur et aussi pour le pire.
Rien qu'à voir le son, ça pète de mille feux, c'est surproduit mais avec quand même une basse toujours en avant, bref c'est l'évolution qui va bien et qui permet parfaitement d'intégrer dans le paysage alentours le Death façon Floridienne très typique et inchangé de nos monstrueux compères. Et vas-y que ça tape, que ça y va façon épique et impérial, que les sonorités rutilantes des grosses guitares nous en foutent plein les mirettes et que le chant de Mike fonce et fait dans le très classique. Je n'ai jamais été un gros amateur de sa voix, qui bien que maîtrisée, alternant Black et Death, avec de belles pointes de vitesse, est d'un classicisme déroutant, genre j'ai rarement entendu un growl aussi "normal". Mais bon, passons, on va dire que ça va bien avec la musique.

Parce qu'ici, le gros problème, c'est que du coup MONSTROSITY s'est totalement fondu dans le décor. En voulant mettre un peu plus en retrait ses racines Old School, il a perdu toute sa personnalité. En résulte un album très bien branlé, efficace, aux sonorités parfois spatiales jouissives (n'allez "Within Divisions Of Darkness") mais qu'on écoute pas forcément avec un énorme plaisir. Parce que le combo s'est amusé à étirer ses compos pour leur faire atteindre régulièrement les 5-6 min alors qu'il n'y en avait vraiment pas besoin. Et surtout parce qu'il y a de bonnes idées, dans tous les sens, mais fichues n'importe comment.
Genre prenez le titre d'ouverture. Mon Dieu cette intro comment ça pète, c'est bon on se sent plus on est en territoire EPIC AS FUCK, ça te toise comme un dieu grec transformé en taureau pour se taper ta sœur, c'est ouf. Mais putain, y avait vraiment besoin de la répéter douze millions de fois comme ça sur un morceau de 4 min ? On jouit la première fois, on se tape la tête sur le bureau par la suite. Stop, juste stop les mecs. Et cette bonne idée mal exploitée va de l'avant avec le reste, même si ça reste unique en son genre.

Quand ce n'est pas du couplet/refrain trop étiré, on tend à souffrir du syndrome du "on a trouvé une intro qui pète du coup t'as la trique pendant 30 sec puis plus rien derrière". Les riffs marquants en début de morceau, on est accroché direct, avec en plus ce son nucléaire et astral qui nous rentre tout de suite tout dans la tête, et puis en fait non. Pour la suite ça se branle, ça y va de son solo mais ça essaie plus du tout d'être catchy. Genre je sais pas, "The Inhuman Race" commence ultra fort puis on ne retient strictement rien de la suite, tout comme le titre supposé servir de tube à l'album, "Firestorm". En accentuant le côté mélodique et épique, la modernité, MONSTROSITY a fait un choix qui plaira sans doute à beaucoup mais pas franchement à moi. J'ai adoré les deux précédents qui étaient d'énormes bombes accrocheuses avec un sens de la compo efficace imparable. Ici, tout passe au dessus, parfois on a envie de lever le poing de pair avec les leads cosmiques, mais quand c'est pas le cas on écoute juste en hochant la tête, en admirant le savoir-faire de musiciens qui ont de la bouteille, mais on se fait doucement chier par derrière. Dommage pour du Death de 17 ans d'âge, vous trouvez pas ?

Bien sûr, ce truc aura son public. On ne peut même pas parler de trahison car la musique n'a pas fondamentalement changé, elle s'est juste fait plus mélodique et plus plastique. Mais c'est la preuve qu'en fait, MONSTROSITY, ça tenait à vraiment pas grand chose. Que si le groupe a toujours été planqué en arrière-plan, c'est parce que son équilibre était trop fragile, et que des albums solides ne suffisent pas quand on a de toute façon pas les épaules pour encaisser un statut autre.
Et depuis 7 ans désormais, depuis cet album, plus de nouvelles, plus rien, mort discographique. Certes c'est la saison des comebacks alors on va pouvoir espérer les revoir d'ici pas longtemps, mais bon, je suis pas sûr d'en avoir envie en fait... Autant nous quitter sur quelque chose de pas trop honteux comme-ça, un album mélo-épique comme chant du cygne c'est pas non plus si mal.

Spiritualité : Pas de personnalité, un minimum d'idées, mais tout ça reste bancal quand même...

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   DARK MORUE

 
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- Mike Hrubovcak (chant)
- Mark English (guitare)
- Mike Poggione (basse)
- Lee Harrisson (batterie)


1. Spiritual Apocalypse
2. Firestorm
3. Apostles Of The Endless Night
4. Within Divisions Of Darkness
5. The Inhuman Race
6. Remnants Of Divination
7. Illumination
8. Sacred Oblivion
9. The Bloodline Horror
10. Triumph In Black



             



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