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HAIL OF BULLETS - Iii: The Rommel Chronicles (2013)
Par DARK MORUE le 2 Janvier 2014          Consultée 2411 fois

HAIL OF BULLETS. L'un des groupes de Death les plus puissants de la scène Revival, l'All-Star Band qui défonce tout sur son passage ces derniers temps, la relève d'un BLOODBATH qui fait n'importe quoi. Une thématique pas originale (la seconde guerre mondiale) abordée sous différents angles l'étant beaucoup plus (le côté Soviétique ou Pacifique), et deux albums absolument énormes faisant partie de ce qu'on peut faire de mieux en Death Old School à l'heure actuelle.
Du coup, ce 3ème album était bien attendu au tournant, après un sans-fautes discographique pareil. Ou pas.
Parce que bon, les albums de Van Drunen, on commence à en avoir un chouia marre. C'est assez dingue parce que depuis que ce dernier a intégré HAIL OF BULLETS et balancé "Of Frost And War", tous les groupes qu'il intègre produisent la même musique.
Du coup, ASPHYX fait désormais pratiquement du HAIL OF BULLETS en un chouïa plus Doom, et GRAND SUPREME BLOOD COURT fait également exactement la même chose avec une production qui fait incroyablement mal aux oreilles. Du coup bon, sous cette avalanche d'albums identiques, "The Rommel Chronicles" était finalement attendu avec assez peu de fébrilité, et à l'écoute, on se rend compte hélas qu'on avait pas entièrement tort.

Mais, MAIS. Avant on va parler du concept cette fois. Les Chroniques de Rommel ? C'est quoi ça ? Ben cet opus est basé sur la vie d'Erwin Rommel, l'un des plus grands généraux allemands et accessoirement pratiquement le seul à ne pas avoir été inculpé de crimes contre l'humanité, militaire avant tout, et connu pour désobéir aux ordres si cela permettait d'épargner la vie des civils. Surnommé Renard du Désert pour ses opérations en Afrique du Nord, il termina sa vie forcé au suicide afin de sauver sa famille, ayant été impliqué de loin dans les attentats allemands visant le Führer. Un brave gars comme on en voudrait davantage dans l'armée, en somme, et ce même si l'armée en question est la Wehrmacht.
Et donc, avec autant de matériel, HAIL OF BULLETS a pu poser une ambiance épique, tout en contrastes, retraçant son existence par étapes au sein d'un concept complet et prenant. Hahaha. Non. Pas du tout. Et c'est bien ça le problème.

Contrairement aux précédents, il y a un sérieux problème de production ici. "The Rommel Chronicles" est monolithique, puissant certes, mais tous les instruments sont un bloc fondu en un unique plan. Du coup ben, pratiquement rien ne ressort, et tous les riffs qui ne sont pas du pur écrasement de tronche sonnent mal et donnent une impression de mal torché. Et surtout, le peu de contrastes offerts ne fournit aucune ambiance. Adieu la froideur et le désespoir d'un morceau comme "Berlin", on oublie "On Divine Wings" et sa moite jungle du Pacifique hantée par les kamikazes et on retombe dans le bête Death de Cimetière comme on en voit partout. C'est cool oui, mais décevant de la part d'un groupe comme HAIL OF BULLETS.
Et puis merde, quelle idée de commencer un album comme ça aussi. "Swoop Of The Falcon", c'est pas que c'est un mauvais morceau (d'ailleurs en live, il fait bien son effet), mais ce genre de mid-tempo écrasant avec même des leads qui font vachement penser à ANAAL NATHRAKH de manière assez incongrue, ça a absolument pas sa place en début d'un album. Merde, rendez-nous "Operation Z" quoi ! Et "Pour Le Mérite" c'est pas beaucoup mieux, on a évidemment le combo gagnant grosses guitares + voix unique de Van Drunen + riffs typiques mais c'est d'un plaaaaaaaat...

Après heureusement que tout est pas comme ça. En fait il y a des bons morceaux ici. Déjà le mastodonte "DAK" qui est un véritable cauchemar pour toutes cervicales saines, suivi d'une "The Desert Fox" qui s'impose comme un réussite de bout en bout dans un genre totalement balisé cependant, mais merde ce riff dés que ça accélère quoi... On y rajoute la mortelle "DG-7" et au final c'est à peu près tout. Les meilleurs titres sont des morceaux de routine cependant bien efficaces, et le reste est devenu bien trop commun.
Alors oui, "The Rommel Chronicles" est bon. Il y a du riff, ça écrase la gueule façon BOLT THROWER, Van Drunen et ses "Heyaaaaaouuuuuuuurgh" toujours aussi jouissifs, une section rythmique en béton. Mais, ça sonne dans la globalité assez plat, si on exclut les trois morceaux que j'ai cité, comme par hasard trois des plus véloces. Parce que le problème de cet album c'est que... Ben depuis 2008 c'est la 6ème fois qu'on l'entend quoi. Et pour la seconde fois (après GSBC), ça flaire salement la routine. Même les soli ça va pas. Vous vous souvenez de "Nachetexen" et sa lead poignante qui donne juste envie de s'agenouiller et pleurer une main sur le cœur ? Ben jamais vous ne retrouverez ça ici. Rien que sur "Farewell To Africa" on dirait plus du Kerry King qu'autre chose alors bon.

M'enfin, ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit. Cet album n'est pas mauvais, et passe absolument tout seul. Mais il est d'une banalité affolante. Il viendrait d'une autre formation, de membres moins émérites, genre autre chose, ben il passerait bien (mais jamais je ne l'aurais écouté du coup). Là en l'état, c'est une déception, une vraie. On a un album totalement fade bien enrobé, sauvé in extremis par quelques morceaux contenant des riffs bien méchants, mais le reste du temps, c'est plat. On a tous les ingrédients nécessaires pour un bon album malgré un son de Dan Swanö vraiment trop plat et manquant de mordant, et les compositions suivent pas, obéissant simplement à un cahier des charges tout con et pas du tout à la hauteur des musiciens derrière.
Et du coup, ça saque. Sèchement. En espérant que la prochaine sortie Made In Van Drunnen relève le niveau des deux dernières.

Romulus : Bon ben, le Death Made In Van Drunen, on commence déjà à en avoir marre, surtout quand ça manque d'éclairs de génie comme là...

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- Martin Van Drunen (hiyeaaaouuuuuh)
- Stephan Gebédi (guitare)
- Paul Baayens (guitare)
- Theo Van Eekelen (basse)
- Ed Warby (batterie)


1. Swoop Of The Falcon
2. Pour Le Mérite
3. Dg-7
4. To The Last Breath Of Man And Beast
5. Dak
6. The Desert Fox
7. Tobruk
8. Farewell To Africa
9. The Final Front
10. Death Of A Field Marechal



             



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